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 CO2, taxe carbone... Photosynthèse... Gaz à effet de serre....

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BelleMuezza
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MessageSujet: CO2, taxe carbone... Photosynthèse... Gaz à effet de serre....   Mar 12 Juil - 18:47

Plan australien pour la taxe carbone



En Australie, après des mois de préparation, le gouvernement travailliste vient enfin de dévoiler les détails de son projet de taxe carbone. Si elle est adoptée au Parlement durant le mois d’août 2011, la taxe carbone devrait entrer en vigueur dans moins d’un an, au plus tard en mai 2012. L’objectif du gouvernement est de réduire de 5% les émissions du pays d’ici 2020, par rapport aux niveaux de 2000 mais le sujet fait polémique.

La taxe carbone touchera les 500 entreprises les plus polluantes du pays. Elles devront payer 23 dollars par tonne de CO2 produite à partir de juillet 2012. La taxe concerne en particulier l’industrie du charbon, très polluante, qui produit 80% de l’électricité en Australie. La mesure signifiera donc une augmentation des prix de l’électricité.

Pour compenser des factures à la hausse, le Premier ministre, Julia Gillard a donc promis que la moitié des revenus tirés de la taxe seraient redistribués aux Australiens. Les environnementalistes applaudissent l’action du gouvernement, mais la mesure est impopulaire. Selon des sondages, 60% des Australiens y sont ainsi opposés.

Le lobby minier mène une campagne farouche contre la taxe, tout comme le leader du parti libéral d’opposition, Tony Abbott. « Ces mesures ont un impact économique négatif sans aucun impact positif sur l’environnement. Il ne devrait pas y avoir de taxe carbone sans que les Australiens puissent s’exprimer sur le sujet ».

Julia Gillard va maintenant voyager à travers le pays pour défendre sa mesure auprès de la population. Une tâche difficile. En effet, depuis qu’elle a annoncé son projet de taxe carbone, la chef du gouvernent a vu sa popularité chuter dans les sondages.


rfi 10/07/2011


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MessageSujet: Le crédit carbone piloté par l’ONU ébranlé par une énorme tricherie    Mar 12 Juil - 18:55

Le crédit carbone piloté par l’ONU ébranlé par une énorme tricherie


Comment financer la lutte contre le réchauffement climatique dans les pays les plus pauvres ? Les responsables de 40 pays en ont discuté la semaine dernière à Genève. Parmi les outils existants, le Mécanisme de développement propre, piloté par l'ONU, est fortement remis en cause car il a été l'objet de tricheries. Du coup, le marché du carbone s'inquiète.

Pour son 5e anniversaire, le Mécanisme de développement propre (MDP) est bien chahuté. Ce système de « crédit carbone » créé par les Nations unies donne la possibilité aux Etats signataires du protocole de Kyoto, et surtout aux entreprises des pays riches, de compenser leurs émissions de gaz à effet de serre en finançant des projets de réduction des émissions nocives dans les pays pauvres.

Ce mécanisme avait suscité beaucoup d'enthousiasme à ces débuts : il permettait aux Etats et entreprises des pays du Nord d'atteindre leurs objectifs de réduction des gaz à effet de serre. Et aux pays du Sud, les plus vulnérables au changement climatique, de lutter à moindre frais contre le réchauffement en profitant du transfert de technologie et en améliorant leur environnement. Des projets ont vu le jour en faveur des énergies renouvelables, une meilleure gestion des déchets, la préservation des forêts ou contre la pollution industrielle.

Des crédits carbones bidon

Mais un scandale ternit le mécanisme onusien depuis fin juin. Selon des ONG, plusieurs entreprises chinoises, indiennes, coréennes ou sud-américaines auraient été payées jusqu'à 70 fois le prix nécessaire pour éliminer un gaz à effet de serre, le HCF23, issu de la fabrication de gaz réfrigérants - gaz dont ces entreprises auraient encouragé la surproduction pour pouvoir ensuite le détruire !

Involontairement, l'ONU aurait donc non seulement cautionné des crédits carbones bidon mais encouragé la production de gaz à effet de serre supplémentaires ! Du coup, le fonds onusien chargé du Mécanisme a gelé les nouveaux projets et alourdi les démarches administratives - ce qui va davantage ralentir la croissance des crédits carbones dans ce cadre, soit « près d'un milliard de tonnes de réduction des émissions tout de même en cinq ans, mais c'est 100 fois ça qui serait nécessaire ! », observe un expert.

« On comprends l'ONU. Elle ne veut pas être accusée de faire de la fausse monnaie. Mais le cadre onusien est de toute façon inadapté, il est trop lent et procédurier. Des schémas alternatifs, privés, vont sans doute se développer. C'est dans l'intervalle, qu'on craint un déclin du mécanisme ». La crise économique avait déjà ralenti les projets MDP en Afrique, observe une entreprise de conseil, Africa CO2. Les marchés, quant à eux, s'attendent à une raréfaction supplémentaire des crédits carbone après ce scandale. Ils ont accéléré les achats de contrats en Europe, ce qui a fait remonter les prix du CO2.

RFI Claire Fages
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MessageSujet: Re: CO2, taxe carbone... Photosynthèse... Gaz à effet de serre....   Mar 12 Juil - 19:03

Marché européen du carbone : Après la fraude à la TVA, les vols de quotas !


Le marché européen du carbone est la cible des cybercriminels. L’arnaque se monterait, selon la Commission européenne, à seulement 300 millions d'euros, quand celle de la TVA avait coûté près de 5 milliards. Elle n'en démontre pas moins un système jeune et fragile.

En cinq jours, des cybercriminels ont réussi à s'introduire dans les registres informatiques des quotas carbones de cinq pays : Autriche, Estonie, Grèce, Pologne et République tchèque. Ils ont dérobé 2 millions de certificats, soit l'équivalent d'autant de tonnes de CO2, pour les écouler aussitôt sur le marché spot (marché au comptant).

Les entreprises qui avaient acquis ces certificats sont lésées, mais aussi potentiellement ceux qui les ont achetés de bonne foi aux fraudeurs, ou rachetés à d'autres opérateurs depuis. Car les quotas sont numérotés… Et donc traçables. Bluenext, la plus grande bourse européenne du carbone, a affirmé que d'ici la reprise des transactions au comptant, elle aura mis en place un système pour identifier et isoler les quotas volés.

Comment protéger les registres nationaux ?

Bruxelles avait déjà exigé des pays européens qu'ils renforcent la protection de leur registre national en février dernier, après une fraude similaire en Allemagne. Mais dès novembre, le groupe cimentier suisse Holcim s'était fait voler 6 millions de certificats en Roumanie, dont 600 000 s'étaient retrouvés sur le registre du Liechtenstein, pays auquel le système d'échange de droits à polluer est également ouvert.

Contrôler une trentaine de registres aux mains d'autant d'administrations ou banques publiques différentes semble difficile. La centralisation des fichiers à Bruxelles est d'ailleurs prévue en 2013. En attendant, cette nouvelle affaire n'a pas affecté le cours du carbone, la tonne de CO2 a même un peu augmenté. Mais elle a donné des arguments aux pourfendeurs d'un marché dont l'objectif est de faire baisser les émissions européennes de gaz à effet de serre de 20 % d'ici 2020, mais qui essuie depuis six ans les plâtres pour le reste de la planète.


RFI Claire Fages
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MessageSujet: France : quel est le citoyen type qui émet le plus de CO2 ?   Mar 12 Juil - 19:11

Premiers résultats d'une étude portant sur le bilan carbone des ménages



Quel est le citoyen qui émet le plus de CO2? Pour en avoir une idée, une enquête Ipsos menée par Internet avait été effectuée entre le 26 mai et le 3 juin 2010, auprès d'un échantillon représentatif des ménages français. Quelque 2036 personnes, chefs de famille, ont été interrogées.

Selon les résultats de cette étude publiée le 28 mars 2011, il apparaît que le profil-type d'un français qui rejette le plus de CO2 est un célibataire habitant une ville de moins de 20 000 habitants.

Un cadre supérieur ou un retraité, vivant seul, et dont le niveau de vie est plus élevé que la moyenne, représenterait donc une couche de population pesant lourd dans le bilan carbone!

Les facteurs clés dépendent des moyens de transports, du type de logement ou bien des habitudes alimentaires. Dans les foyers aisés c'est notamment l'utilisation de l'avion qui fait exploser le taux de carbone émis. Ainsi, quatre voyages peuvent constituer plus de 60 % du bilan annuel total. Dans les petites villes, il est plus fréquemment fait usage de la voiture personelle car le réseau des transports en commun y est souvent moins développé que dans des grandes agglomérations.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] style="width: 317px;height: 271px" border="0"> Chaîne de captage et de stockage de CO2Graphique IFP




Un Français produit environ 7 tonnes de CO2 par an

Il apparaît selon cette étude que ce sont les ouvriers qui font plus attention à leur consommation d'énérgie, du fait qu'ils sont plus vulnérables à la hausse des prix.

Selon les conclusions du rapport, pour polluer moins, mieux vaut vivre alors dans une grande ville, avoir une famille nombreuse et se déplacer le moins possible pour des loisirs.

Actuellement, un Français produit environ 7 tonnes de CO2 par an -soit trois fois moins qu'un américain mais presque deux fois plus que la moyenne mondiale.



L'objectif de cette enquête vise, dans un second temps, à proposer des outils plus efficaces et mieux ciblés pour réduire les émissions du principal gaz responsable du réchauffement de la température de la planète : «L'un des éléments les plus clivants, c'est la taille du foyer. Plus on est nombreux dans le foyer, moins le bilan carbone est important par individu», souligne Gabriel Dabi-Schwebel, du cabinet de conseil de stratégie en développement durable Green Inside, à l'origine de cet Observatoire du bilan carbone des ménages français.
RFI Nenad Tomic 28/3/2011
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MessageSujet: Accroissement de CO2 sans le nucléaire   Jeu 14 Juil - 7:54

Abandonner le nucléaire risque d'accroître les émissions de CO2


Selon les autorités japonaises, les émissions annuelles d'oxyde de carbone augmenteraient de 210 millions de tonnes si le Japon abandonnait le nucléaire pour les énergies fossiles.


nhk 14/07/2011
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MessageSujet: Gaz à effet de serre : certains pays faussent le jeu    Ven 26 Aoû - 14:17

Gaz à effet de serre : certains pays faussent le jeu



Si l’on en croit les déclarations, en Europe occidentale les émissions de trifluorométhane (HFC-23) ont nettement diminué ces dernières années. Les mesures des polluants réalisées par l’Empa prouvent toutefois que certains pays déclarent des émissions inférieures à la réalité.

Tout repose sur les déclarations des états

Pour lutter contre le réchauffement climatique, lors des dernières réunions internationales les pays participant ont pris l’engagement de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, notamment les hydrocarbures fluorés.

Mais il n’existe pas d’instances indépendantes chargées de vérifier le respect de ces engagements. Tout repose sur les déclarations volontaires des pays signataires.

Or il semble bien que certains états déclarent des chiffres qui n’ont pas grand-chose à voir avec la réalité. Un soupçon récurrent mais « on supposait jusqu’alors que la Chine avant tout et quelques pays en voie de développement n’annonçaient pas correctement leurs émissions », explique Stefan Reimann, chargé des polluants atmosphériques au Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (Empa), en Suisse.

L’Europe loin d’être vertueuse

Mais à chercher trop loin on oublie parfois de surveiller son voisinage. Une étude réalisée par l’Empa révèle en effet que certains pays européens ont aussi notablement sous-estimé leurs émissions, par exemple concernant un hydrocarbure fluoré le trifluorométhane, HFC-23.

Le Laboratoire dispose à la station de Jungfraujoch, dans les Alpes suisses, d'un appareil associant la chromatographie en phase gazeuse à la spectrométrie de masse, les émissions de plus de 50 gaz à effet de serre mais aussi d’identifier leurs régions de rejet.

Concernant le HFC-23 les résultats sont sans appel : l’Europe occidentale en émet deux fois plus qu’il n’en est fait état dans les déclarations officielles. Ce gaz n’étant produit que par six usines en Europe, les scientifiques ont pu remonter précisément à la source des émissions lorsqu’ils constataient un pic de gaz durant la surveillance atmosphérique qu’ils ont mené entre 2008 et 2010.

Il est apparu que l’une des principales sources de HFC-23 était une usine située à l’ouest de Milan. Mais l’Italie ne déclare quasiment plus d’émission de HFC-23 depuis…1996. Les déclarations des Pays-Bas et de l’Angleterre sont également minorées. Par contre l’Allemagne et la France sont dans les clous.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
A gauche représentation des émissions d'après déclarations. A droite, les mesures faites au Jungfraujoch permettent de localiser avec précision toutes les six sources d’émissions. Empa

Une surveillance planétaire est possible

Ce n’est là qu’un exemple facile à modéliser compte-tenu du faible nombre de sources de HFC-23. « Mais cela fonctionne aussi pour d’autres gaz dont les sources d’émissions sont beaucoup plus diffuses, comme par exemple ceux produits par les climatiseurs de voitures, dans ce cas nous tenons compte de la moyenne des évènements avec pollution depuis une année » explique Stefan Reimann.Si l’on ne peut donc pas se fonder exclusivement sur les déclarations des états pour évaluer les rejets mondiaux d’hydrocarbures halogénés, il faut donc mettre en place une surveillance des émissions sur toute la Terre. « En Europe, nous disposons de quatre stations et c’est presque suffisant, pour la planète vingt à trente stations devraient suffire » estime le chercheur. Reste à savoir qui les financera ?



Sciences et Avenir 26/08/2011
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MessageSujet: Re: CO2, taxe carbone... Photosynthèse... Gaz à effet de serre....   Ven 26 Aoû - 14:20

D'apprendre que certains pays ne jouent le "jeu" en faisant de fausses déclarations ne me surprend pas ! Cela me navre de voir que, comme dans la finance, rien n'est transparent... et pourtant il en va de l'avenir et de la santé de nous tous : hommes, animaux et végétaux...
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MessageSujet: Les pays émergents exhortent les riches à réduire leurs émissions de CO2    Dim 28 Aoû - 18:34

Les pays émergents exhortent les riches à réduire leurs émissions de CO2
[center]

Les grands pays émergents du BASIC en][b]](Brésil, Afrique du Sud, Inde et Chine
) ont déclaré que la prorogation du protocole de Kyoto serait "la priorité numéro un" de la conférence de l'ONU sur le climat à Durban, samedi à l'issue d'une réunion ministérielle au Brésil.

"Un accord sur le prorogation (du protocole de Kyoto) qui expire en 2012 sera la priorité numéro un de Durban", ont affirmé les quatre pays du BASIC dans une déclaration commune à l'issue d'une réunion de deux jours dans un parc-musée à Inhotim (Etat de Minas Gerais, dans le sud-est du Brésil).

Négocié dans la ville japonaise en 1997, le protocole de Kyoto est le seul instrument juridique contraignant de réduction des émissions de CO2. Il oblige les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, rendus responsables du réchauffement climatique.

Les grands pays émergents veulent que les pays riches qui n'ont pas ratifié Kyoto, comme c'est le cas des Etats-Unis, prennent des "engagements similaires" (à Kyoto) de réduction de leurs émissions de CO2.

"Nous poursuivrons nos efforts pour le succès de la conférence de Durban", qui aura lieu du 28 novembre au 9 décembre prochain dans cette ville d'Afrique du Sud, a déclaré le représentant chinois Xie Zhenhua, vice-président de la Commission nationale de développement et réforme.

Les quatre grands émergents espèrent que Durban servira aussi à viabiliser le fonds de cent milliards de dollars dont la mise en place a été approuvée à la dernière conférence de l'ONU. Ce fonds est destiné à financer des actions pour faire face au changement climatique dans les pays les plus pauvres.

[u]Le sommet de l'ONU sur le climat a pour objectif de consolider les engagements pour lutter contre le réchauffement climatique et aider les pays à faire face à ses impacts.


Ces pays du BASIC ont affirmé aussi qu'ils chercheraient à conclure "un accord équilibré" avec les pays riches et en développement, sans expliquer toutefois comment ils mettraient fin aux réticences de pays comme le Japon et la Russie pour proroger Kyoto.

La principale objection des pays industrialisés à renouveler Kyoto est que les principaux pays émetteurs de CO2 n'y ont pas adhéré: les Etats-Unis ne l'ont jamais ratifié, et la Chine, en tant que pays émergent, n'en fait pas partie.

Les grands pays émergents affirment qu'ils ont augmenté leurs efforts pour réduire leurs émissions de gaz et qu'ils ont obtenu de meilleurs résultats que les pays industrialisés. Et ils exhortent les pays riches à faire un effort supplémentaire dans la lutte contre le réchauffement climatique.

"Les pays du BASIC ont beaucoup fait pour combattre le changement climatique en présentant des objectifs ambitieux. Cela nous conduit à exiger des pays industrialisés des objectifs de réduction de CO2 beaucoup plus significatifs que ceux présentés jusqu'à présent", a déclaré le ministre brésilien des Affaires étrangères, Antonio Patriota, en ouvrant vendredi la réunion.

Le groupe BASIC est né en 2007 en tant que groupe informel de coordination des négociations sur le changement climatique et se réunira de nouveau fin octobre à Pékin.

La future présidente de la la conférence de l'ONU à Durban, la ministre sud-africaine des Affaires étrangères Maite Nkoana-mashabane, et le vice-ministre indien de l'Environnement J.M Mauskar, ont participé aussi à la réunion d'Inhotim.

Sciences et Avenir 28/08/2011
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MessageSujet: CO2 : des transporteurs routiers s'engagent à diminuer leurs émissions   Mer 21 Sep - 19:58

Mardi 20 septembre, huit sociétés de transport routier de voyageurs ont signé une charte par laquelle ils s'engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Ils rejoignent les transporteurs routiers de marchandises ainsi engagés depuis 2008.

Huit transporteurs routiers de voyageurs, parmi lesquels Véolia transport, Kéolis loisirs et voyages, Mariot voyages, Transhorizon ou encore les Transports Delaye, ont signé mardi une charte élaborée par les ministères de l'Ecologie et du Transport et l'Agence de l'environnement et la maîtrise de l'énergie (Ademe). Par ce texte, basé sur le volontariat, ils se sont engagés à réduire leurs émissions de CO2, annonce un communiqué des ministères.

Cette charte entre dans le cadre d'une démarche du Grenelle de l'Environnement, lancée en décembre 2008 et d'abord destinée aux entreprises de transport routier de marchandises. En trois ans, 400 entreprises se sont engagées, "ce qui représente plus de 58.000 véhicules impliqués et un potentiel de réduction des émissions de CO2 de plus de 350.000 tonnes de CO2 par an" souligne le communiqué.

Les huit sociétés de transports de voyageurs ayant rejoint la démarche mardi comptent environ 910 véhicules et 980 conducteurs. Elles se sont fixées pour objectif de réduire leur consommation de gazole de près de 610.000 litres par an, et de faire diminuer leurs émissions de CO2 de plus de 1.500 tonnes.

Maxisciences 21/09/2011
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MessageSujet: Le Français émet toujours plus de CO2    Sam 24 Sep - 10:42

Le Français émet toujours plus de CO2


Plus 13% de CO2 en 20 ans: un Français émet toujours plus de gaz à effet de serre pour s'équiper, se déplacer, se soigner, selon un cabinet d'experts qui rappelle que la lutte contre le réchauffement passera nécessairement par un changement de nos modes de consommation.

"On croit, quand on regarde simplement nos émissions nationales, qu'on est sur la bonne voie et qu'on pourra réduire nos émissions sans violemment contraindre le consommateur. Nous, on constate que ce n'est pas vrai", explique à l'AFP l'ingénieur Jean-Marc Jancovici, co-fondateur du cabinet Carbone 4.

La question "combien un Français émet-il de gaz à effet de serre (GES)?" appelle en effet deux réponses bien différentes.

Selon l'inventaire officiel des émissions françaises, établi par le réseau Citepa, la quantité de GES rejetées depuis le sol français est "restée stationnaire voire a légèrement diminué" depuis 20 ans alors que la population a augmenté. Par habitant, les émissions ont donc diminué, d'environ 25%.

Le cabinet Carbone 4, spécialiste du bilan carbone, apporte toutefois une réponse opposée dans une "lettre" publiée vendredi: selon ses experts, les émissions d'un Français "moyen" ont au contraire grimpé de 13% depuis 1990.

Un paradoxe dû à une différence de méthodologie: le cabinet a comptabilisé non pas le CO2 émis depuis la France mais celui généré par la production de tous les biens et services consommés en un an par un "Français moyen".

"La philosophie de notre calcul est donc de chiffrer les émissions qui correspondent non pas à la production française mais à notre confort de vie", résume Jean-Marc Jancovici.

n résulte un véritable "bilan carbone" de la "sphère privée" d'un Français: nombre de kilomètres parcourus hors travail, surface des logements, kilos de viande mangés, achat et usages des téléviseurs, portables, etc.

Bilan: en 20 ans, les émissions dues à l'alimentation - premier poste émetteur - ont baissé en raison d'une diminution de la part de viande rouge et celles liées aux logements restées quasi-stables.

Mais c'est loin d'être le cas partout.

La principale cause de la hausse des émissions du Français identifiée par cette étude serait ainsi l'apparition en masse des joujoux high-tech comme les téléviseurs à écran plat et les ordinateurs familiaux, qui, loin d'être "verts", réclament "un très lourd parc industriel en amont".

Et génèrent des émissions de CO2 en grande partie hors de nos frontières, notamment en Asie où beaucoup sont fabriqués, et n'apparaissent donc quasiment pas dans l'inventaire national français.

Le Français émet également de plus en plus de CO2 pour se déplacer - hors travail - non pas tant à cause de sa voiture, dont les émissions restent plutôt stables, que de l'avion, dont l'accès s'est largement démocratisé.

Une autre source non négligeable de la hausse des émissions tient au développement des "services" utilisés par le Français, au premier rang desquels les dépenses de santé, souligne Carbone 4.

"Tout ça nous rappelle, certains ont parfois tendance à l'oublier, qu'on ne pourra rien faire pour lutter contre le changement climatique sans toucher à la consommation", souligne Jean-Marc Jancovici.

Même si, nuance Jean-Pierre Fontelle, directeur général du Citepa, "le consommateur n'a pas toujours les moyens de savoir où est fabriqué le produit qu'il achète". "On peut essayer d'acheter ses fruits et légumes en local, mais ce n'est pas toujours aussi facile pour d'autres produits".

Sciences et Avenir 24/09/2011
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