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| | Fonte des glaces, glaciers, montée des eaux... Jusqu'où? | |
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| Auteur | Message |
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BelleMuezza Fondateur Administrateur


Messages: 9032 Date d'inscription: 15/11/2010 Age: 60 Localisation: Essonnes
 | Sujet: La banquise de l'Arctique se réduit à un niveau "anormalement rapide" Mar 28 Aoû - 23:00 | |
| La banquise dans l'Arctique se réduit "à un rythme anormalement rapide" depuis le début du mois d'août et a atteint un niveau minimum record pour cette période de l'année, a indiqué mardi l'Institut russe de recherche scientifique pour l'Arctique et l'Antarctique.
Les chercheurs "suivent attentivement la réduction anormalement rapide de la surface des glaces maritimes dans l'arctique en août", indique l'institut dans un communiqué. "La fonte estivale, qui a débuté en mai, s'est développée d'une façon quasi-analogue au scénario de 2007", année au cours de laquelle la banquise avait atteint son minium record, ajoute-t-il. Entre le 13 et le 19 août, la surface moyenne des glaces arctiques a même atteint 4,8 millions de km2, soit près de 500.000 km2 de moins qu'à la même période en 2007, selon cette source. Si la fonte se poursuit à ce rythme, la surface des glaces pourrait atteindre 4 millions de km2, met en garde l'institut. La Russie a fait du développement de l'Arctique, qui regorge de ressources en hydrocarbures encore inexploitées, une priorité stratégique, et a lancé des travaux d'exploration en mer de Kara avec le groupe américain ExxonMobil.
SCIENCES ET AVENIR 28/08/2012 |
|  | | BelleMuezza Fondateur Administrateur


Messages: 9032 Date d'inscription: 15/11/2010 Age: 60 Localisation: Essonnes
 | Sujet: Scientifiques et ONG s'alarment de la fonte de la banquise de l'Arctique Mer 29 Aoû - 21:54 | |
| A la veille de l'ouverture d'une réunion internationale sur le climat jeudi à Bangkok, scientifiques et ONG réclament des mesures urgentes pour limiter les émanations de gaz à effet de serre, après l'annonce d'une fonte record de la banquise de l'Arctique. La banquise fond tous les étés, mais cette année, avant même la fin de la période estivale, elle ne s'étend déjà plus que sur 4,10 millions de km2, soit près de 500.000 km2 de moins qu'à la même époque en 2007, et 70.000 km2 de moins que lors du précédent record établi le 18 septembre 2007.
Cette annonce, faite lundi par le Centre américain de données sur la neige et la glace, a été confirmée mardi par l'Institut russe de recherche scientifique pour l'Arctique et l'Antarctique. Il s'agit d'"un indicateur très visible, palpable, du réchauffement climatique", a souligné le climatologue français Jean Jouzel, vice-président du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC). "Les régions polaires servent de vigie, de signal d'alerte, c'est là qu'on peut voir en premier les signaux de phénomènes qui risquent de se développer sur l'ensemble de la planète", précise Hervé Le Treut, spécialiste de la modélisation du climat. Pour lui, "ce qui se passe est cohérent avec ce qu'on pouvait attendre mais ça va plus vite, c'est une tendance inquiétante". Jean Jouzel cite d'autres signes d'un "réchauffement exceptionnel" de l'Arctique : la fonte de la neige sur la quasi-totalité de la surface du Groënland ou encore le détachement d'un immense bloc d'un glacier... Cette fonte arctique intervient après le mois de juillet le plus chaud jamais enregistré dans l'hémisphère nord. "Il y a plusieurs régions du monde où, de fait, le changement climatique semble aller plus vite, et avec plus d'ampleur que ce que prédisaient les modèles", a indiqué à l'AFP Michael Mann, auteur d'un rapport des Nations unies sur le changement climatique. Pour Kumi Naidoo, directeur exécutif de Greenpeace International, "ces chiffres sont la preuve irréfutable que les émissions de gaz à effet de serre responsables du dérèglement climatique sont en train de détruire un écosystème crucial pour la planète". Bob Ward, responsable de la recherche sur le climat à la London School of Economics, a relevé qu'à la vitesse actuelle de réchauffement, "on peut s'attendre à ce que d'ici quelques dizaines d'années la glace de l'Arctique disparaisse complètement pendant l'été". En outre, si la fonte de la banquise est une conséquence du réchauffe-ment climatique, elle contribue aussi à l'aggraver, car elle "remplace des surfaces réfléchissantes par des surfaces absorbantes", souligne Jean Jouzel. Ce qui explique que les régions de l'Arctique "se réchauffent près de deux fois plus rapidement que la moyenne globale", poursuit-il. La publication de ces données intervient juste avant la réunion sur le climat de Bangkok, à partir de jeudi, et l'Assemblée générale de l'ONU à partir du 18 septembre. Deux occasions, selon les spécialistes, de faire face à l'urgence. Kumi Naidoo souhaite que l'ONU déclenche "une année d'actions urgentes pour sauver l'Arctique". "Nous pouvons encore réparer ce que nous avons abîmé, notamment en investissant dans les énergies propres", a-t-il dit. Pour Bob Ward, cette fonte record devrait faire comprendre aux responsables que "le rythme actuel et le niveau des réductions de gaz à effet de serre sont une réponse totalement inadéquate à l'importance des impacts du réchauffement mondial". Cela "doit nous encourager à tout mettre en oeuvre pour stabiliser notre climat, mais ce n'est pas la route que l'on est en train de prendre", déplore Jean Jouzel. "On sait que les changements véritables, ce n'est pas tout de suite, c'est dans les décennies qui viennent, mais les conséquences futures se construisent maintenant", rappelle Hervé le Treut.
Sciences et Avenir 29/08/2012 |
|  | | Admin Fondateur Administrateur


Messages: 8643 Date d'inscription: 15/11/2010 Age: 60 Localisation: Essonnes
 | Sujet: Arctique: absence de glace inédite dans le Passage du Nord-Ouest Mar 11 Sep - 22:40 | |
| Trois navigateurs qui viennent de réussir la première traversée à la voile de la route la plus septentrionale du Passage du Nord-Ouest ont constaté une absence de glace inédite dans cette région arctique, a indiqué à l'AFP leur correspondant à Montréal.
Le voilier suédois de 9,4 mètres (31 pieds) Belzebub II est passé par le détroit de McClure, soit la route la plus loin au nord, a précisé Bernard Peissel, père d'un des trois explorateurs, Nicolas Peissel, Canadien, et oncle d'un autre, Morgan Peissel, Américain. Le troisième est le Suédois Edvin Buregren, propriétaire du bateau, 35 ans. La découverte la plus surprenante qu'ils aient faite a été l'absence de glace entre la sortie du détroit de McClure, à près de 900 km au nord du cercle polaire, et Barrow, la ville américaine la plus septentrionale de l'Alaska. "On ne pouvait jamais y aller en ligne droite. Il fallait redescendre la côte de l'île Banks, puis suivre la côte du continent jusqu'à Tuktoyaktuk, un hameau autochtone sur le delta du MacKenzie, et au-delà . Or, ils ont pu aller en ligne droite, trouvant la mer dégagée. C'est phénoménal", a rapporté M. Peissel. "Nous avons étudié ce parcours depuis sept ans et jamais la glace n'était dégagée comme cela", a-t-il ajouté. Selon les navigateurs, il s'agit aussi du premier bateau non équipé de protections contre les glaces à avoir emprunté cette route. Le bateau a retraversé mardi le cercle polaire et se trouvait dans le détroit de Bering. Il devrait arriver mercredi à Nome en Alaska.
L'un des objectifs des explorateurs, affiché sur leur site internet www.belzebub2.com, est d'alerter le monde sur la fonte rapide des glaces en Arctique. "Notre navigation à travers une zone de la mer qui avait été toujours gelée a pour but d'apporter une preuve visuelle de l'ampleur que prend le déclin des glaces polaires", écrivent-ils.
SCIENCES ET AVENIR 11/09/2012 |
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Messages: 8643 Date d'inscription: 15/11/2010 Age: 60 Localisation: Essonnes
 | Sujet: Fonte des glaciers: 500 lacs en plus en Suisse à la fin du siècle Ven 14 Sep - 0:37 | |
| D'ici la fin du siècle, entre 500 et 600 nouveaux lacs de montagne devraient se former en raison de la fonte des glaciers, indique une étude du Programme national de recherche. Des chercheurs ont évalué ces changements en prenant l'exemple du lac du Trift (BE).
Ce lac est apparu il y a une dizaine d'année dans le Gadmental (BE), rendant difficile l'accès à la cabane du Trift. D'obstacle, il s'est transformé en attraction touristique grâce à un pont suspendu vertigineux construit par les autorités locales, explique jeudi le Fonds national suisse (FNS). En plus de l'attractivité touristique, des chercheurs des universités de Berne, de Zurich et de l'EPFL ont étudié cette transformation du paysage alpin sous l'angle de la production hydro-électrique et des dangers naturels.
La construction d'un barrage au niveau du verrou glaciaire permettrait ainsi la production d'énergie. Le barrage pourrait intégrer le réseau des centrales électriques Kraftwerk Oberhasli AG (KWO). Une digue permettrait également de protéger des crues les populations situées en aval du lac du Trift, remarquent les chercheurs dans leur étude "Gestion durable de l'eau".
Les pentes libérées par le recul du glacier "pourraient produire des éboulements susceptibles de produire un raz-de-marée", redoute le FNS. Cependant, les scientifiques relèvent que la construction d'un barrage amoindrirait l'attractivité touristique du site.
Les chercheurs recommandent donc une étude intégrant les différents lacs, présents et futurs. Cela afin d'utiliser "intelligemment et durablement ce nouveau paysage des lacs alpins, notamment dans le processus de renouvellement des concessions des barrages." Chaque année, les glaciers alpins fondent, perdant 2 à 3% de leur surface.
ROMANDIE.COM 13/09/2012 |
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Messages: 8643 Date d'inscription: 15/11/2010 Age: 60 Localisation: Essonnes
 | Sujet: Arctique et Antarctique des records opposés... Sam 6 Oct - 0:54 | |
| Tandis que l’Arctique subissait une importante fonte de sa banquise, , établissant même un record historique le 16 septembre, les glaces de l’Antarctique ne se sont jamais aussi bien portées. À la fin de son hiver, voici quelques jours, elles ont atteint une superficie de 19,44 millions de km². Du jamais vu !
L’Arctique a focalisé toutes les attentions cet été tant la fonte de sa banquise a été importante. Un record inégalé depuis la mise en place de son suivi par satellite en 1979 a été relevé. Le 16 septembre 2012, les glaces s’étendaient sur 3,61 millions de km², un chiffre anormalement bas. Auparavant, le plus fort recul estival avait été observé en 2007. La banquise mesurait alors 6,9 millions de km², soit 3,29 millions de km² en plus par rapport à cette année.
L’US National Snow and Ice Data Center (NSIDC) vient de fournir de nouveaux chiffres en ce début du mois d’octobre. Ils concernent toujours l’Arctique, mais pas seulement… La situation contrastée de l’Antarctique a aussi été passée en revue. Ne l’oublions pas, le continent gelé vient de sortir de l’hiver !
L’étendue moyenne de la banquise arctique en septembre, 3,61 millions de km², confirme le record. Une telle valeur n’avait jamais été observée jusqu’à présent. Une chose est certaine, les conditions météorologiques ne sont pas en cause. Selon les experts, les glaces pluriannuelles, celles persistant à la fin des étés d’une année à l’autre, tendraient à perdre du volume depuis quelques décennies. À cela s’ajoutent des changements dans les propriétés physiques de la banquise. Sa surface tend par exemple à s’obscurcir suite aux dépôts de matières en suspension comme la suie. L’énergie solaire est alors moins réfléchie (son albédo diminue), ce qui fait fondre les glaces plus rapidement.
D’autres changements sont moins visibles. La banquise s’amincit progressivement au cours du temps, tout comme les glaces formées durant l’automne et l’hiver, ce qui facilite leur fonte. Des données récentes sur l’âge des glaces, un indicateur de leur épaisseur, montreraient ainsi que les plus jeunes (maximum 1 à 2 ans) et donc les plus fines composeraient maintenant la majorité de la surface gelée de l’Arctique. Certains modèles ont prédit la disparition totale des glaces en été dans cette région d’ici 2100. À la lueur des derniers résultats, cela pourrait arriver plus vite que prévu.
Le mois de septembre marquait la fin de l’été en Arctique et la fin de l’hiver en Antarctique. Or, les étendues de glace grandissent durant cette saison. Le continent gelé viendrait de battre un nouveau record historique jusque-là détenu par l’année 2006 : sa couverture glaciaire n’a été jamais aussi vaste !
Le 26 septembre 2012, les glaces de l’Antarctique s’étendaient sur une superficie de 19,44 millions de km². La moyenne à l’échelle du mois s’élevait quant à elle à 19,39 millions de km², du jamais vu. Pourtant, une fois de plus, les températures observées durant l’hiver ont été proches des moyennes. L’importance des vents circumpolaires qui ont soufflé sur le continent (parfois jusqu’à 250 km/h) en direction de la mer pourrait, dans le cas présent, expliquer ce record.
FUTURA SCIENCES 05/10/2012 |
|  | | BelleMuezza Fondateur Administrateur


Messages: 9032 Date d'inscription: 15/11/2010 Age: 60 Localisation: Essonnes
 | Sujet: L'Antarctique s'étend, l'Arctique fond... mais pourquoi ? Mar 13 Nov - 20:15 | |
| L’Antarctique joue un rôle clé dans la circulation du climat. Pourtant, ce continent est l’une des plus grandes inconnues du système climatique. Cette masse de glace fond-elle ? La question fait débat depuis des décennies et une étude récente pourrait bien changer la donne. Basée sur 20 ans de données satellite, elle fournit la preuve qu’en réponse au changement climatique la mer de glace s’étend ! Percer les mystères de l'Antarctique, large de 14 millions de km² et recouvert à 98 % de glace, n'est pas une mince affaire. Il est presque impossible de déterminer la dynamique de ce continent. Pourtant, dans le contexte de changement climatique actuel, déterminer si l’Antarctique perd ou gagne de la masse est essentiel pour prédire l’évolution du climat. Mais jusqu’à présent, la dérive des glaces était purement spéculative, à partir de modèles numériques. Les résultats d’analyse de deux décennies de données satellite fournissent pour la première fois la preuve que la mer de glace de l’Antarctique s’est récemment étendue. Publiés dans le journal Nature Geoscience, ils sont basés sur l’analyse des cartes créées par le Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa. Réalisées à partir de 5 millions de données quotidiennes du mouvement de la glace durant la période 1992-2011 fournies par 4 satellites météo, elles montrent pour la première fois un réel changement sur le long terme de la dérive de la glace de mer. La dérive des glaces est un phénomène de mouvement de la glace sous l’effet de la rotation de la Terre, de la circulation atmosphérique et océanique. D’après les scientifiques anglais du British Antarctic Survey (BAS) et américains du JPL, les cartes révèlent que la tendance d’augmentation de la glace de mer est corrélée à un changement dans les vents. Le premier auteur de la publication, Paul R. Holland, explique : « La banquise est constamment en mouvement ; autour de l’Antarctique, la glace est emportée loin du continent par d’intenses vents du nord. Depuis 1992, cette dérive des glaces a changé. Dans certains endroits, l’exportation de glace loin de l’Antarctique a doublé». Mais ces résultats mettent également en évidence la complexité du changement climatique. Si la surface totale de la banquise augmente lentement, il existe une très forte disparité régionale. Dans certaines régions, l’intensité des vents chauds provenant des tropiques a augmenté. « Dans la mer de Bellingshausen, la mer de glace disparaît aussi rapidement que dans l’Arctique.» explique Paul R. Holland. Les changements dans l’advection de la glace sont dominants dans l’ouest de l’Antarctique. L’Arctique fond 5 fois plus rapidement que ce que l’Antarctique s’agrandit, le bilan de masse global est ainsi négatif : il y a plus de perte de glace que de gain. Une telle différence entre les deux pôles s’explique par le fait que l’Antarctique est entouré par un océan tandis que l’Arctique est proche des continents. La mer de glace ne peut donc s’étendre de la même manière. «La couverture de la banquise de l’Antarctique interagit avec le système climatique global de façon très différente, et les résultats soulignent la sensibilité de la glace de l’Antarctique aux changements de la force des vents sur le continent.» Paul R. Holland explique que la réponse des deux pôles au changement climatique affectera la circulation océanique globale et il est aujourd’hui impossible d’en évaluer les effets. De plus, si la glace de mer augmente, la calotte glaciaire (le glacier et la neige accumulée) fond. Cette perte de masse induit une diminution de la salinité de l’océan et change donc sa densité. Les tendances de la dérive de la glace modifient de larges données dans les paramètres modulant les gyres océaniques . Les flux de chaleur et de salinité sont également modifiés et influent sur la circulation océanique antarctique de fond et les eaux intermédiaires. Première carte de la vitesse et direction de l'expansion de la glace dans l'Antarctique. Cette carte est réalisée à partir des données radar du satellite japonais Alos Palsar, du satellite européen Radarsat-2. La vitesse ( velocity magnitude) est exprimée en m/an ( m/year) et varie entre 1,5 (rose pâle) et 1.000 m/an (violet). © Jet Propulsion Laboratory, Nasa FUTURA SCIENCES 13/11/2012 |
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Messages: 8643 Date d'inscription: 15/11/2010 Age: 60 Localisation: Essonnes
 | Sujet: Record de 2012 : le cyclone qui a fait fondre la glace de mer arctique Sam 29 Déc - 1:52 | |
| L’année 2012 est une année record. La surface de la glace de mer de l’Arctique n’avait jusqu’alors jamais été aussi réduite. Si le réchauffement climatique et l’apport anthropique sont clairement en cause, le principal moteur de ce record serait lié au puissant cyclone qui a sévi en août 2012… Pour l’Arctique, l’année 2012 n’aura pas été un bon cru. La glace de mer a atteint un taux de fonte record , reculant de 3,41 millions de km2 ! À la fin août, les glaces recouvraient une superficie de 4,1 millions de km2, soit 70.000 km2 de moins qu’en 2007, année jusqu’alors détentrice du record de fonte. Pourtant, à l’inverse de l’année 2007, l’année 2012 était une année calme, la température ne s’étant jamais vraiment écartée de la normale saisonnière. Sur ces 30 dernières années, l’étendue de glace de l’Arctique s’est réduite de 40 %. Le réchauffement climatique et la part anthropique sont souvent pointés du doigt pour ce déclin à l’échelle décennale. Mais la fonte spectaculaire de 2012 est liée à la météorologie plus qu’au climat. En août 2012, une incroyable tempête a complètement modifié les paramètres climatiques. Un cyclone s’est abattu en Amérique du Nord, deux mois avant l’ouragan Sandy. S’il n’a pas causé les mêmes dommages matériels et humains que ce dernier, ce cyclone aura tout de même été désigné comme le « supercyclone de l’Arctique d’août 2012 » par les auteurs d'un article publié dans les Geophysical Research Letters (GRL). Le cyclone atypique d'août 2012 s'est formé au large de la Sibérie, a traversé l'océan Arctique et s'est échoué au Canada. La photo a été prise le 6 août par le satellite Aqua de la Nasa, alors que l'ouragan atteignait le Groenland (ici à gauche). © Nasa, Goddard, Modis, Rapid Response Team L’Arctique a connu quelques 19.625 tempêtes depuis 1979. Celle d’août 2012 est classée comme la 13e plus forte tempête enregistrée depuis 33 ans. Le grand cyclone s’est formé le 2 août au large de la Sibérie, et a traversé l’océan pour mourir dans l’archipel Arctique canadien. Il est extrêmement rare qu’une tempête dure près de 13 jours, comme celle-ci. La pression minimale atteinte le 6 août était de 966 hPa. À titre indicatif, le minimum de pression de l’œil de l’ouragan Sandy était de 940 hPa. Ainsi, sa durée de vie et son minimum de pression ont rendu le cyclone de l’Arctique particulièrement atypique. La tempête a fractionné et dispersé la glace de mer, laissant à nu le bloc principal. Une boucle de rétroaction positive a suivi : le bloc principal de la glace de mer était plus exposé aux vents. Ainsi, ces derniers couplés aux vagues générées par le cyclone ont amplifié la fonte de la glace déjà affaiblie. La tempête a fracturé une grande partie de la glace de mer au nord de la mer des Tchouktches et au large de l'Alaska. Les vents ont poussé les blocs de glaces vers le sud, où les eaux de surfaces sont plus chaudes. Ils ont donc complètement fondu. Des études antérieures ont montré que les tempêtes et cyclones de l’Arctique pouvaient avoir un effet positif sur le gain de glace. Si ces événements surviennent au début de l’été, au centre de l’Arctique, les systèmes dépressionnaires peuvent protéger la glace de mer. Les vents sont tels qu’ils conservent la glace dans une eau froide, et les orages peuvent refroidir la température atmosphérique. Tandis qu’à l'inverse, les années où les conditions météorologiques dans l'Arctique sont calmes, la glace de mer fond beaucoup plus. Les deux derniers records de fonte de 2007 et 2012 n’ont donc pas été atteints pour les mêmes raisons. En 2007, des vents du sud, plus chauds, sont remontés le long des côtes de la Sibérie orientale et de la mer des Tchouktches. Comme pour l’Antarctique, ces vents chauds dispersent la mer de glace et augmentent la fonte. Les conditions météorologiques de 2012 étaient proches de la moyenne, le record de fonte n’aurait donc probablement pas été atteint si le cyclone n’avait pas été aussi intense. La glace de mer de l'Arctique a atteint un record dramatique de fonte en septembre 2012. Son étendue se serait réduite de 3,41 millions de km2 ! Si le réchauffement climatique joue clairement un rôle dans le recul des glaces, ce record a été atteint à cause d'un phénomène météo rare. © Jeremy Potter, NOAA Si les conditions météorologiques influent sur l’ampleur de la fonte annuelle, il est aussi certain que le réchauffement climatique joue sur la fonte moyenne observée sur le siècle dernier. L’influence anthropique, qu’on le veuille ou non, reste le vecteur commun pour expliquer le bilan de fonte négatif et la diminution dramatique de l’étendue de la glace de mer de l’Arctique. FUTURA SCIENCES 28/12/2012 |
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Messages: 8643 Date d'inscription: 15/11/2010 Age: 60 Localisation: Essonnes
 | Sujet: CO2 atmosphérique : la montée des mers n’est pas près de s’arrêter Lun 7 Jan - 18:54 | |
| Même si nous parvenons à limiter le réchauffement climatique à 2 °C d’ici 2100, les mers du globe continueront de monter durant des siècles ! Cette affirmation se base sur le lien unissant le CO2 et le niveau des océans depuis 40 millions d’années. Elle mérite d’être décryptée… Les activités anthropiques libèrent chaque année des milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Or, il s’agit d’un puissant gaz à effet de serre qui participe activement au réchauffement climatique que subit actuellement notre planète. L’augmentation des températures n’est pas sans conséquence, puisqu’elle provoque la fonte des glaces stockées en divers lieux du globe, ce qui entraîne une montée du niveau des océans. Bref, il existe un lien entre la concentration atmosphérique en gaz carbonique et l’élévation du niveau des mers. Mais en a-t-il toujours été de même ? Et surtout, quel impact a eu la concentration atmosphérique en CO2 sur les océans durant l’histoire de la Terre, disons depuis 40 derniers millions d’années ? Pour répondre à ces questions, Gavin Foster et Eelco Rohling du Centre océanographique national de Southampton (Royaume-Uni) ont récolté plus de 2.000 paires de données caractérisant la hauteur des océans à un temps géologique et sous une concentration atmosphérique de CO2 connue. Elles couvrent cinq périodes de l’histoire de la Terre ayant été marquée par des climats plus chauds, plus froids ou égaux au nôtre. Leurs résultats viennent d’être dévoilés dans la revue Pnas. Une relation sigmoïdale a été trouvée entre les deux paramètres à l’échelle des temps géologiques. Elle permet de souligner l’important rôle de forçage climatique joué par le CO2 depuis des millions d’années (il explique à lui seul 68 % de la relation). Par conséquent, les changements de concentration en gaz carbonique atmosphérique ont toujours été suivis par des fluctuations du niveau des mers jusqu’à ce que ce dernier se stabilise à un nouvel état d’équilibre naturel. Avant de poursuivre, nous pouvons d’ores et déjà préciser que les océans du globe ne sont pas près de s’arrêter de monter, même si nous parvenons à limiter le réchauffement climatique à 2 °C d’ici 2100. Par le passé, une élévation de la concentration en CO2 de 180 ppm à 400 ppm a toujours été suivie par une importante montée des mers. Cette relation reflèterait la grande sensibilité climatique des calottes glaciaires lors des ères glaciaires, ainsi que celle des glaces du Groenland et de l’ouest de l’Antarctique dans les périodes interglaciaires. Le niveau des océans serait ensuite resté plus ou moins stable pour des concentrations en gaz carbonique allant jusqu’à 650 ppm, avant de recommencer à augmenter fortement jusqu’à ce que toutes les glaces disparaissent (plus de 1.100 ppm). Cette tendance reflèterait le comportement des étendues gelées de l’Antarctique oriental. Durant l’Éocène, les mers culminaient ainsi entre 60 et 70 m au-dessus de leur niveau actuel. Quel a été l’état des océans lorsque la Terre possédait un climat similaire au nôtre, avec une concentration atmosphérique en CO2 proche de 400 ppm (une valeur de 390,9 ppm a été mesurée en 2011) ? La réponse surprend : la surface des mers se situait 9 à 31 m au-dessus de leur niveau actuel ! Même si nous parvenons à limiter le réchauffement climatique à 2 °C d’ici 2100 (concentration en CO2 comprise entre 400 et 450 ppm), les mers devraient poursuivre leur ascension durant encore plusieurs siècles avant d’atteindre l’équilibre. En effet, elles s’élèvent actuellement d’environ 1 m par siècle. La seule solution pour arrêter la montée des eaux consisterait à revenir à la concentration atmosphérique en CO2 de l’ère préindustrielle, soit 278 ppm. L’élévation récente, entre 1880 et 2000, du niveau de la mer (en cm) selon les marégraphes était en moyenne de 2 mm/an. © Robert A. Rohde, Wikimedia Commons, cc by nc sa 2.5 FUTURA SCIENCES 7/01/2013 |
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Messages: 8643 Date d'inscription: 15/11/2010 Age: 60 Localisation: Essonnes
 | Sujet: Des photos spectaculaires de glaciers vus de l’espace Sam 12 Jan - 21:37 | |
| Aussi majestueux que fragiles, les glaciers tendent à disparaître sous l’effet du réchauffement climatique. Partez à la découverte de ces géants de glace à la beauté éphémère à travers une sélection d’images vues de l’espace réalisée par le site du magazine Wired.De surfaces variables, les glaciers représentent dans leur ensemble la quasi-totalité des réserves d’eau douce de la planète. Ces immenses masses de glaces se forment à partir de couches de neige qui s’entassent jusqu’à se compacter sous leur propre poids. Outre l’aspect esthétique, les glaciers représentent pour les géologues une véritable mine d’informations qui leur permettent d’expliquer quand et comment a évolué l’environnement au fil du temps. En effet, si ces mastodontes de glace semblent, d’un point de vue humain, évoluer de manière particulièrement lente, il en est tout autrement à l’échelle des temps géologiques. Les glaciers sont en effet capables, en seulement quelques milliers d’années, de sculpter naturellement les paysages qui les entourent donnant lieu à des fjords ou de nouvelles vallées. Grâce aux bulles d’air emprisonnées dans les glaces au moment de leur formation, les scientifiques sont capables de récolter des données cruciales pour la compréhension des conditions atmosphériques du passé. Par ailleurs, l’extrême sensibilité de ces éléments au changement climatique permet de mesurer au regard de l’avancée ou du recul, la tendance des températures de la région à un moment donné. Au cours du temps, l’évolution des glaciers a fluctué au rythme des cycles climatiques naturels. A l’heure actuelle, les géants de glace tendent à se retirer sous l’effet du réchauffement climatique de la planète accentué par l’activité humaine. Le parc national de Glacier situé dans le Montana, aux Etats-Unis, compte par exemple seulement 26 glaciers aujourd'hui contre 150 répertoriés en 1850. Les experts prévoient ainsi leur entière disparition d’ici 2030 si le réchauffement continue à ce rythme. Afin d’immortaliser la beauté de ces éléments et sensibiliser le public aux problèmes liés au réchauffement climatique, le site Wired a sélectionné une série d’images parmi les plus stupéfiantes représentant des glaciers capturés depuis l’espace par des astronautes ou des satellites, en voici quelques-unes d’entre elles.  Ce glacier, situé en Alaska, présente une bande grise au milieu appelée moraine et composée d'un amas de débris minéral. Cette moraine s'est formée lors de la fusion de deux glaciers, avançant l'un vers l'autre  Le champ de glace d'Heiltskuk en Colombie Britannique au Canada. Il s'étend sur plus de 3600 kilomètres carrés  La vallée de l'ouest du Groenland était autrefois occupé par un immense glacier mais elle est aujourd'hui parsemée de petite masse de glace  Cette image du glacier Eugenie, situé au niveau de l'archipel arctique canadien, a été prise en 2000 par le satellite ASTER spécifiquement conçu pour détecter le moindre changement dans la taille et la forme des glaciers  Le glacier Helheim, au Groenland. La comparaison entre cette photo prise en 2003 à d'autres prises en 2001 et 2005 permet de rendre compte de la rapidité avec laquelle se retire la calotte glaciaire du Groenland  Le Parc national de l'île d'Ellesmere dans l'océan Arctique  Le glacier Uppsala diminue rapidement comme beaucoup d'autres glaciers argentins  Ce glacier est situé près de la base américaine McMurdo, au sud de l'île de Ross, en Antarctique © Istockphotos. MAXISCIENCES 9/01/2012 |
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Messages: 8643 Date d'inscription: 15/11/2010 Age: 60 Localisation: Essonnes
 | Sujet: Des bateaux pourraient passer par le pôle Nord d'ici 30 ans Jeu 7 Mar - 18:51 | |
| D’ici la moitié du XXIe siècle, les brise-glaces pourront traverser le pôle Nord en septembre ! Les bateaux non adaptés à la glace pourraient en outre affronter les passages du Nord-Ouest et du Nord-Est. C’est en tout cas ce que suggère l’étude menée par une équipe de l’université de Californie à Los Angeles en réponse à la fonte exceptionnelle de la glace de mer arctique en 2012. En septembre 2012, la banquise arctique atteignait son record de fonte. La glace de mer a reculé de 3,41 millions de km2. Cet exceptionnel recul a provoqué une prolifération d’algues sous la glace, entraînant une vie florissante à plus de 4.000 m de profondeur. Il pourrait aussi être en partie responsable des périodes très froides de cet hiver sous nos latitudes. Mais d’un point de vue climatologique, la fonte spectaculaire de l’Arctique a ranimé la question des routes maritimes passant par le pôle. Au pôle Nord, il existe actuellement deux routes maritimes : le passage du Nord-Est qui suit les côtes russes, et le passage du Nord-Ouest qui longe les côtes canadiennes. Aussi appelée route maritime du nord, la voie qui passe près de la Russie n’est actuellement navigable qu’en été. Des brise-glaces tentent tant bien que mal de prolonger le plus longtemps possible cette voie maritime. C'est le chemin le plus court pour aller de l’Europe vers l’Asie. Encore plus souvent fermé, le passage du Nord-Ouest est en outre plus dangereux. Seuls les brise-glaces les mieux équipés s’y aventurent. Théoriquement, ce passage n’est ouvert qu’une fois tous les sept ans ! Récemment, une équipe de recherche de l’université de Californie à Los Angeles (États-Unis) s’est intéressée à l’évolution future de l’accessibilité des voies maritimes durant le mois de septembre, période durant laquelle la glace est à son minimum d’épaisseur. Leurs résultats, publiés dans les Pnas, sont édifiants : d'ici 30 ans, même les bateaux les plus ordinaires pourraient naviguer sur ces routes. Ils n’auront même plus besoin de brise-glaces pour s’y rendre.Plus surprenant encore, la couverture de glace devrait être si mince que les brise-glaces pourront passer directement par le pôle Nord. Jusqu’à présent, aucune étude n’était allée aussi loin dans les prévisions des routes maritimes. La voie qui passe directement par le pôle Nord est 20% plus rapide que la route maritime via le passage du Nord-Est. Pour les bateaux qui font le trajet de Rotterdam (Pays-Bas) vers Yokohama (Japon), il est déjà actuellement 40% plus rapide de passer par le nord que d'emprunter le canal de Suez . Pour le légendaire passage du Nord-Ouest, qui offre la voie d’accès la plus courte de l’Asie vers l’est du Canada et la côte est des États-Unis, il sera plus praticable pour les navires de type Polar Class 6 (parmi les brise-glaces les plus communs) et peut-être même les bateaux non équipés. D’après l’étude, en 2050, la glace de mer devrait tellement fondre en septembre que le passage deviendrait accessible tous les deux ans en moyenne. Les prévisions suggèrent toutefois que les passages resteront inaccessibles le reste de l’année.La prévision des routes maritimes du pôle Nord n’est pas nouvelle en soi, mais l’approche de cette étude est quelque peu différente. Ces deux dernières années, la glace a commencé à fondre à la fin de l'été. À tel point que même de simples navires, devancés par des brise-glaces, ont pu traverser les eaux glaciales. En été 2012, 46 voyages ont été effectués par la route maritime du nord. L’équipe de recherche a donc étudié ces routes maritimes émergentes et le taux de fonte des glaces qui les a rendues accessibles. Ils ont ensuite analysé le tout dans sept modèles climatiques différents en considérant deux scénarios (RCP 4.5 et RCP 8.5). Le premier scénario prévoit une augmentation de 1,5 °C entre la révolution industrielle et 2100, le second ajoute 3 °C au premier. Pour les deux scénarios, les résultats étaient presque similaires. Toutes les simulations des modèles concordent et prévoient bien l’ouverture du passage du pôle Nord aux brise-glaces autour du mois de septembre. L’enjeu des routes maritimes est colossal, et l’impact économique sera important. Si passer par ces routes ne peut être qu’avantageux pour les bateaux, l’environnement, quant à lui, ne devrait pas apprécier.
 Projection des routes maritimes simulées pour les années 2040 à 2059. Les tracés rouges sont les projections des trajets les plus courts que pourront emprunter les brise-glaces les plus communs, du type Polar Class 6. Les tracés bleus indiquent les trajets qui seront les plus rapides pour les bateaux non équipés pour affronter la glace. © Laurence Smith et Scott Stephenson, Pnas, 2013  Et si d'ici 2040, ce bras de mer de la banquise arctique s'élargissait suffisamment pour laisser passer les bateaux ? Si l'on en croit l'étude menée par l'équipe de l’université de Californie à Los Angeles, cela sera bien possible pour les navires de type Polar Class 6, les brise-glaces les plus communs. © Pôle Nord 2012 FUTURA SCIENCES 7/3/2013 |
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