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 France 2012: déficit pluviométrique = sécheresse

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MessageSujet: France 2012: déficit pluviométrique = sécheresse   Mar 13 Mar - 22:46

La France, déjà marquée en 2011 par un printemps historiquement sec, accuse de nouveau un déficit pluviométrique en ce début d'année, notamment dans l'ouest et le sud-ouest, et montre des signes de sécheresse en Languedoc-Roussillon, a-t-on appris mardi auprès de Météo France.

Depuis septembre, qui marque le début de la période de "recharge" des nappes souterraines, les cumuls de précipitations sont "déficitaires de 25 à 50%" de la Bretagne au sud du Massif central, en passant par la Vendée et les plaines du sud-ouest, annonce Météo France dans son dernier bilan hydrologique.

Dans le quart sud-ouest, "le déficit pluviométrique sur six mois est parfois proche des records sur 50 ans", précise l'organisme.

Ailleurs, les précipitations ont été plus proches de la normale mais le déficit global, sur l'ensemble de la France, se situe aux environs de 20%.

La situation a été aggravée par un mois de février "extrêmement sec", souligne Météo France, avec un déficit moyen "le plus remarquable depuis 1959". Sur l'ensemble du pays, les précipitations ont généralement atteint moins de 25% de la normale.

"Sur les douze premiers jours de mars, la situation sèche se prolonge", a précisé à l'AFP Michèle Blanchard, ingénieur climatologue à Météo France.

L'indice d'humidité des sols, qui permet d'évaluer plus précisément l'état de sécheresse dans les couches supérieures de la terre, montre par ailleurs une situation particulièrement alarmante dans le Languedoc et en Midi-Pyrénées, souligne-t-elle.

En Languedoc, le sol n'a jamais été sec depuis 1959.

Selon le bureau d'études météorologiques privé Météo Consult, "entre le 1er décembre et le 29 février, il n'est tombé que 4 millimètres à Sète (déficit de 98%) et 9 mm à Montpellier (déficit de 95%) !"

Dans cette région, "certains cours d'eau présentent déjà un niveau extrêmement bas, digne d'un étiage estival", selon la société, qui souligne toutefois que les nappes phréatiques y conservent "un niveau satisfaisant car les deux hivers précédents avaient été bien arrosés".

Au niveau national, "seul le mois de décembre a connu des précipitations largement excédentaires" depuis septembre, selon Météo Consult.

"Les précipitations efficaces (celles qui permettent aux nappes de se recharger) n'ont donc pas été suffisantes au cours de cet hiver, d'autant que la plupart des nappes phréatiques accusaient un niveau largement déficitaire en début d'hiver suite à une année 2011 peu arrosée", souligne-t-on.

Le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) doit publier dans les jours qui viennent un bilan des nappes au niveau national en date du 1er mars.

Dans son dernier bulletin, en date du 1er janvier, la majorité des réservoirs (64%) affichaient déjà un niveau inférieur à la normale. C'était notamment le cas pour "la plus grande partie du Bassin Parisien, sur le secteur du Rhône et dans le sud-ouest".

Actuellement, deux départements franciliens, l'Essonne et la Seine-et-Marne, sont concernés par des arrêtés restreignant certains usages de l'eau.

De l'eau est toutefois attendue du ciel à partir de ce week-end et peut-être pour plusieurs jours, a dit Michèle Blanchard pour Météo France.


Sciences et Avenir 13/03/2012
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MessageSujet: La France manque déjà d'eau en ce début de printemps   Lun 26 Mar - 23:42

Déjà marquée par un printemps historiquement sec en 2011, la France manque de nouveau d'eau en raison de pluies largement déficitaires cet hiver et les sols affichent un taux d'humidité comparable à une fin avril voire, dans le sud du pays, à un mois de mai habituel.

Les signaux sont déjà inquiétants dans plusieurs pays autres européens, notamment dans la péninsule ibérique.

Dans l'Hexagone, le déficit de pluies constaté depuis septembre, début de la période de "recharge" des nappes souterraines, se prolonge en mars, après un mois de février déjà "extrêmement sec", selon Météo France.

Depuis le début du mois, il est tombé environ moitié moins d'eau (30 mm sur les 25 premiers jours en moyenne) qu'un mois de mars normal (69 mm), indique Michèle Blanchard, ingénieur climatologue à Météo France.

Seule la région Nord-Pas-de-Calais a reçu plus d'eau qu'habituellement ce mois-ci, le reste du pays enregistrant des retards, en particulier dans le sud-est en dépit de quelques pluies localisées.

Ce nouveau mois sec intervient alors que, au 1er mars, la France accusait déjà un déficit pluviométrique global de 20% entre septembre et fin février, avec un retard plus important encore dans le sud-ouest.

Mais les premiers signes de sécheresse ne s'expliquent pas seulement par le manque d'eau, mais aussi par des températures assez nettement au-dessus des normales favorisant l'évaporation, explique-t-on chez Météo France.

Depuis la fin de semaine dernière, le thermomètre affiche ainsi régulièrement 5°C de plus que les normales (13,5°C en moyenne contre 8,8°C habituellement) pour la température moyenne et même 8°C de plus pour les températures maximales.

Marqueur le plus pertinent pour la sécheresse, l'indice d'humidité des sols reste ainsi très bas: "Pour le Midi-Pyrénées et le Languedoc, on a des sols avec une humidité comparable à celle d'un mois de mai et ailleurs en France comparable à une fin avril", constate Michèle Blanchard.

"Sur certaines régions, on peut déjà parler de sécheresse", confirme Cyrille Duchesne, prévisionniste pour le bureau d'études météorologiques Météo Consult.

"A l'échelle de la France, cette sécheresse est encore assez limitée", précise-t-il, mais l'épisode "débute encore plus tôt que l'année dernière" marquée par le printemps qui avait été le plus chaud depuis 1900 et le plus sec des cinquante dernières années.

Pour autant, il est encore "trop tôt" pour dire si le phénomène sera aussi important cette année, prévient le prévisionniste.

Reste que les signaux sont aussi alarmants du côté des nappes d'eau souterraines avec 80% d'entre elles affichant un niveau "inférieur à la normale", selon le dernier relevé du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

Deux départements franciliens, l'Essonne et la Seine-et-Marne, ainsi que le Gard sont actuellement concernés par des arrêtés restreignant certains usages de l'eau, selon le site spécialisé gouvernemental Propluvia.

Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, avait indiqué la semaine dernière qu'un comité de suivi sera réunira le 12 avril pour faire un point complet.


Sciences et Avenir 26/03/2012
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MessageSujet: Sécheresse: premières mesures de restriction d'eau dans l'Hérault   Ven 30 Mar - 23:19

La préfecture de l'Hérault a annoncé vendredi des premières mesures de restriction de l'usage de l'eau en raison "d'un déficit pluviométrique de 90% par rapport à la normale sur la période 1971-2000", avec des cours d'eau "aux débits proches de ceux observés en juin et juillet".

Dans un communiqué, la préfecture, qui constate "un taux de remplissage des principales réserves d'eau de l'ordre de 80%", interdit à titre permanent l'arrosage des pelouses, des espaces verts publics et privés et des jardins d'agrément, et, entre 10h00 et 18h00, des jardins potagers, terrains de sports et golfs.

La préfecture exige également la fermeture des fontaines en circuit ouvert et interdit le lavage des véhicules publics ou privés en dehors des stations professionnelles ainsi que les manoeuvres d’ouvrage (vannage, clapet mobile, déversoir) et les travaux d'entretien entraînant un dépassement des normes de rejet.

Un nouveau point de situation sera effectué en avril par la cellule sécheresse, a précisé la préfecture qui a qualifié la situation de "critique".

Déjà marquée par un printemps historiquement sec en 2011, la France manque de nouveau d'eau en raison de pluies largement déficitaires cet hiver et les sols affichent un taux d'humidité comparable à une fin avril voire, dans le sud du pays, à un mois de mai habituel.


Sciences et Avenir 30 mars 2012
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MessageSujet: Sécheresse hivernale après un automne déjà sec : situation préoccupante   Jeu 12 Avr - 1:33

L'automne et l'hiver ont été bien plus secs que la normale ce qui a aggravé le déficit pluviométrique du pays, surtout dans le sud-ouest, une situation préoccupante selon le ministère de l'Ecologie.

"Le déficit pluviométrique de l'automne 2011 et de cet hiver est préoccupant sans être alarmant (...) et est à l'échelle nationale proche de 25%", a indiqué mercredi le ministère à l'issue de la première réunion cette année de la Commission de suivi hydrologique réunissant des représentants des usagers et gestionnaires de l'eau, des élus et experts.

Janvier, février et mars 2012 ont été marqués par une sécheresse hivernale "qui a fait suite à un automne 2011 déjà très sec sur la quasi totalité du territoire à l'exception des régions méditerranéennes".

Le déficit pluviométrique a atteint le niveau observé à la même date en 1990 (25%) ou 2005 (26%) "mais sans atteindre le déficit historique de 1973 (28%) ou 1989 (29%)".

Selon la Commission de suivi hydrologique, la moitié ouest du pays connaît "la situation la plus problématique". Dans le quart sud-ouest en particulier le déficit pluviométrique est proche des records des 50 dernières années. Ce déficit a notamment atteint 35% pour la région Midi-Pyrénées.

Pour la région toulousaine, par exemple, le déficit en pluies a grimpé en mars à 60% par rapport à la normale, selon Météo France.

En Loire-Atlantique la préfecture a, depuis début avril, déjà pris des mesures de restriction d'eau dans le nord du département. Il y est notamment interdit d'arroser les espaces verts, de laver son véhicule à domicile et de nettoyer les voiries et terrasses en puisant dans les réseaux d'alimentation en eau potable.

Dans l'Hérault aussi la préfecture a interdit depuis fin mars l'arrosage des pelouses, jardins et terrains de sports, en raison "d'un déficit pluviométrique de 90% par rapport à la normale sur la période 1971-2000".

"Même si on a un printemps pluvieux ce seront des pluies moins efficaces pour la recharge des nappes phréatiques, car une grande partie va être absorbée par la végétation par le biais de l'évapo-transpiration", explique à l'AFP Patrick Galois, prévisionniste à Météo France.

En attendant les pluies des dernières 48 heures sur la plupart des régions auront au moins permis de "soulager les régions qui souffrent de sécheresse superficielle au niveau du sol", selon lui.

Pour les jours à venir, au moins jusqu'à dimanche, des courants venant de l'océan apporteront encore de la pluie surtout sur la moitié sud jeudi, se décalant ensuite vers l'Est avec des conditions fraîches et humides, et des températures de 2 à 3 degrés en-dessous de la normale saisonnière.

Et Météo France n'exclut pas non plus de la neige en moyenne montagne.

"C'est donc un mois d'avril bien différent de celui de l'année dernière qui avait été marqué par un excédent de températures de 4 degrés et pas de pluie", conclut M. Galois.



Sciences et Avenir 11/04/2012
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MessageSujet: 8 nappes phréatiques sur 10 dans le rouge   Jeu 12 Avr - 19:06

Près de huit nappes phréatique sur dix (79%) affichaient au 1er avril un niveau "inférieur à la normale" en France, soit une proportion identique au 1er mars (80%), a indiqué jeudi le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans son relevé mensuel.

"C'est le cas sur la plus grande partie du Bassin Parisien, sur le secteur du Rhône et dans le Sud-Ouest", souligne le BRGM.

Janvier, février et mars 2012 ont été marqués par une sécheresse hivernale "qui a fait suite à un automne 2011 déjà très sec sur la quasi totalité du territoire" à l'exception de la région Paca, avait rappelé mercredi le ministère de l'Ecologie à l'issue d'une réunion de la Commission de suivi hydrologique réunissant des représentants des usagers et gestionnaires de l'eau, des élus et experts.

Selon le BRGM, l'état de remplissage des nappes souterraines "se maintient très majoritairement sur des valeurs inférieures, voire très inférieures à la normale" en date du 1er avril. Ce remplissage est qualifié de "très inférieur à la normale pour 30 % des points suivis" et "inférieur à la normale pour 59 %".

Au-delà du déficit récurrent de précipitations depuis des mois, le BRGM précise aussi que "cette situation est le résultat de plusieurs années de déficit pluviométrique".


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MessageSujet: 9 nappes phréatiques sur 10 sous la normale   Ven 13 Avr - 10:29

Après qu'il ait été annoncé que près de 8 nappes phréatiques sur 10 étaient à un niveau sous la normale, aujourd'hui c'est 9 nappes sur 10 qui sont concernées...

Près de neuf nappes phréatiques sur dix (89%) affichaient au 1er avril un niveau "inférieur à la normale" en France, un chiffre en hausse par rapport au 1er mars (80%), a indiqué jeudi le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans son relevé mensuel.

"C'est le cas sur la plus grande partie du Bassin Parisien, sur le secteur du Rhône et dans le Sud-Ouest", souligne le BRGM.

Janvier, février et mars 2012 ont été marqués par une sécheresse hivernale "qui a fait suite à un automne 2011 déjà très sec sur la quasi totalité du territoire" à l'exception de la région Paca, avait rappelé mercredi le ministère de l'Ecologie à l'issue d'une réunion de la Commission de suivi hydrologique réunissant des représentants des usagers et gestionnaires de l'eau, des élus et experts.

Selon le BRGM, l'état de remplissage des nappes souterraines "se maintient très majoritairement sur des valeurs inférieures, voire très inférieures à la normale" en date du 1er avril. Ce remplissage est qualifié de "très inférieur à la normale pour 30% des points suivis" et "inférieur à la normale pour 59%".

Au-delà du déficit récurrent de précipitations depuis des mois, le BRGM précise aussi que "cette situation est le résultat de plusieurs années de déficit pluviométrique".


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MessageSujet: Les pluies d'avril et mai ont amélioré la situation des nappes phréatiques   Lun 18 Juin - 23:03

La moitié des nappes phréatiques affichaient au 1er juin un niveau "normal à supérieur à la normale" pour une fin de mois de mai, contre moins du quart au début du mois, suite aux fortes pluies d'avril et mai, a annoncé lundi le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

"La moitié des réservoirs (49%) affichent un niveau normal à supérieur à la normale" a noté le BRGM dans son relevé mensuel ajoutant qu'après "la période de recharge des nappes peu efficace en début d'année, les pluies de printemps en avril et mai ont sensiblement amélioré la situation".

Pour 51% des bassins, l'état de remplissage affiche donc "des valeurs inférieures à la moyenne".

Cependant le niveau varie de façon hétérogène selon les régions, a indiqué le BRGM. La situation est ainsi qualifiée de "normale ou supérieure à la normale" pour tout le quart sud-est de la France, le sud-est du bassin parisien, l'ouest du pays et plusieurs secteurs du bassin aquitain.

Pour l'évolution attendue en cette période pré-estivale, un tiers des niveaux (32%) est orienté à la hausse, un autre tiers (38%) confirme une relative stabilité alors que, dans 30% des nappes, les niveaux sont à la baisse.

Parmi les bassins aquifères déficitaires, on trouve la nappe des sables du Maine, celle de la craie de Touraine ainsi que celles de la Garonne amont et de ses principaux affluents qui "n'ont pas bénéficié de pluies efficaces notables et dont la recharge n'a toujours pas été amorcée".

"Si à l'échelle nationale, la période de recharge hivernale des nappes n'a pas été très efficace, les pluies de printemps ont eu, quant à elles, un effet très bénéfique sur la nouvelle tendance d'évolution au niveau des nappes observées fin mai", selon le relevé mensuel.




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MessageSujet: Bouches du Rhône : La s"écheresse revient !   Jeu 16 Aoû - 20:55

Placées en «situation de vigilance» dès le mois d'avril, les Bouches-du-Rhône affrontent une nouvelle fois des fortes températures combinées à un déficit pluviométrique. Comme chaque été, le thermomètre ne descend pas sous les 30°C. Mais ce week-end, les températures devraient atteindre entre 33°C sur le littoral et 38°C dans les terres, selon Météo France. Cette chaleur devrait durer jusqu'au milieu de la semaine prochaine.

Pour ne rien arranger, le département n'a pas connu de précipitations significatives depuis 44 jours - excepté un orage le 6 août à Marseille. Résultat: les cours d'eau commencent à souffrir.


Le 6 août, la préfecture a placé l'amont de l'Arc, une rivière qui prend sa source dans le Var et se jette dans l'étang de Berre, en «état d'alerte sécheresse». «Le seuil de 240 litres par seconde a été atteint le 22 juillet», justifie le préfet de Région Hugues Parant dans un communiqué. Le 14 août dernier, c'est au tour de l'Huveaune, un cours d'eau qui court du massif de la Sainte-Baume jusqu'à Marseille, d'être placé en état d'alerte. «Le débit de la rivière à la station de jaugeage témoin de Roquevaire a atteint le seuil de 200 litres par seconde», expliquent les services de l’État.



Sur place, les pêcheurs se tiennent prêts à sauver les poissons. «Pour l'instant, on surveille la situation, explique Luc Rossi, président de la fédération de la pêche des Bouches-du-Rhône. Si on voit que cela se dégrade, on saisira la préfecture pour pratiquer une pêche sélective. Certains poissons peuvent être menacés».


Dans l'Arc, c'est le sort de la perche et du gardon notamment qui inquiète ces amateurs, tandis que dans l'Huveaune, c'est la truite et le goujon. «On fera le nécessaire pour les sauver, soupire Luc Rossi. Mais on ne pourra pas sauver le reste du biotope, notamment les invertébrés».


Pour les collectivités et les particuliers qui prélèvent dans ces cours d'eau, il est désormais interdit d'arroser les plantations agricoles, les pelouses et les espaces verts, de laver les véhicules, de nettoyer les routes, les trottoirs, les façades, les terrasses et de remplir les piscines.


Ces mesures de restriction ne concernent pas les zones urbaines et agricoles qui sont alimentées par le Rhône et la Durance, c'est-à-dire l'essentiel du département.


Dans la plaine du Crau, une zone très aride, la situation est sous contrôle. «Il n'y a pas eu d'alerte de la commission exécutive de la Durance, explique Didier Tron, directeur du Comité de foin de Crau. Cela veut dire que tout est normal. De toute façon, on approche de notre dernière coupe. Il faut qu'on tienne jusqu'aux environs du 20 août. Après, ce sera bon».


Du côté de Tarascon, ce n'est pas tant la sécheresse que l'on craint que le feu. «On rentre dans une phase hypersensible compte tenu de l'état général du milieu, souffle Philippe Chansigaud, oléiculteur et membre de la Confédération Paysanne. Cela fait deux mois et demi qu'il n'a pas plu. On se retrouve donc avec un massif en stress hydrique».


Depuis le début de l'été, le risque d'incendie dans certaines zones du département des Bouches-du-Rhône varie entre 4 et 5. Sur une échelle qui va de 1 à 6.
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MessageSujet: Sécheresse: situation de crise en Vaucluse    Dim 26 Aoû - 1:40

AVIGNON (Sipa) — Le Vaucluse a été placé en situation de crise en raison de "l'aggravation de la sécheresse", "des fortes températures et des déficits pluviométriques de plus de 80%" qui ont visé le département, a-t-on appris samedi auprès de la préfecture. Cette décision fait suite à la réunion vendredi du comité départemental sécheresse.

Le Vaucluse était placé en vigilance sécheresse depuis le 19 juillet. La configuration hydrologique du département n'a eu de cesse depuis cette date de s'aggraver. La préfecture qualifie de "préoccupante" la situation des nappes, en raison notamment du "très fort déficit des précipitations hivernales". Les débits des cours d'eau du département sont "en chute brutale".

Des mesures de restriction de l'usage de l'eau ont en conséquence été mises en place sur les secteurs placés en crise, notamment ceux du Calavon, du sud-ouest du Mont Ventoux et du sud-Luberon.





ROMANDIE.COM 25/08/2012
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MessageSujet: Sécheresse: la Garonne et les rivières du sud-ouest descendent à des niveaux préoccupants   Dim 9 Sep - 15:14

Le niveau de la Garonne et de nombreux cours d'eau dans le sud-ouest de la France est préoccupant et risque de devenir critique en l'absence de pluies prochaines, a-t-on appris samedi auprès de l'agence de l'eau Adour-Garonne.

Treize départements de ce bassin, qui représente un cinquième du territoire national, ont déjà interdit les prélèvements d'eau non prioritaires. Mais de nouvelles restrictions pourraient s'imposer, selon l'agence de l'eau Adour-Garonne, établissement public qui a pour mission de protéger l'eau dans le grand sud-ouest.

La Garonne et une grande partie du bassin sont affectées par un déficit de pluies considérable. Les nappes phréatiques, qui réalimentent la Garonne, principal cours d'eau du bassin, en été et en automne, accusent le coup. Dans certaines stations de mesure, les niveaux sont proches de leur plus bas historique.

"Sur les onze derniers mois, il est tombé moitié moins" d'eau qu'au cours d'"une année normale sur le bassin amont de la Garonne", des Pyrénées jusqu'à la confluence avec le Tarn, a indiqué Mathias Daubas, ingénieur hydrologue à l'agence de l'eau Adour-Garonne.

Le département de la Charente et la majeure partie de celui de la Dordogne subissent un déficit pluviométrique supérieur à 75%. Les pluies du printemps ont certes apporté un répit. Mais le bassin a connu l'un de ses mois d'août les plus secs depuis 1959. Les agriculteurs ont aussi beaucoup prélevé pour combattre la sécheresse.

Du coup, à Portet-sur-Garonne (Haute-Garonne), en amont de Toulouse, "le débit est de 37,5 mètres cubes par seconde contre 50 m3/s habituellement à la même période de l'année", a précisé M. Daubas.

De petits affluents de la Garonne, l'Adour, la Charente, la Dordogne, le Lot et le Tarn, connaissent déjà une situation de crise menaçant la vie aquatique.

Le niveau de la Garonne a, lui, dépassé un premier seuil d'alerte. "En l'absence de précipitations significatives, le débit de la Garonne va probablement franchir le seuil d'alerte renforcée, 35 m3/s, dans les prochains jours", a expliqué M. Daubas.

Sans précipitations prochaines, "les conditions hydrologiques risquent de devenir critiques pour les écosystèmes aquatiques et les usages", a souligné l'agence de l'eau.

Or, Météo France ne prévoit guère que "quelques averses orageuses éparses et faibles attendues sur les Pyrénées. Mais ce n'est pas ce qui va alimenter le bassin de la Garonne", a prévenu Hubert Dreveton, chef prévisionniste, d'autant que "sur l'ensemble du Sud-Ouest, les conditions restent très estivales". Les Pyrénées sont avec, le Massif central, l'autre château d'eau naturel du bassin.

Pour soutenir le débit de la Garonne, on procède depuis le 19 juillet à des déstockages provenant de réservoirs de barrages exploités par EDF. Ces soutiens d'étiage ont déjà coûté 2,6 millions d'euros et ce sont 70.000 euros qui passent certains jours sous les ponts de Toulouse, a relevé l'agence de l'eau.

Mais, là aussi, il y a lieu d'être vigilant car les stocks s'amenuisent: 40 millions de mètres cubes ont déjà été utilisés sur les 57 disponibles pour la période juillet-octobre. La réalimentation de certains cours d'eau du bassin n'est plus possible car les réservoirs sont vides.

Ainsi, plus de la moitié du bassin est sous le coup de limitations de prélèvements. En Haute-Garonne par exemple, les prélèvements à usage agricole dans le fleuve sont interdits deux jours par semaine. Ces restrictions n'ont pas été sans susciter des tensions avec les agriculteurs sur le bassin.

"Il est d'ores et déjà nécessaire de réduire sa consommation d'eau", a souligné M. Daubas. Et, si la situation persiste, il faudra prendre des mesures plus vigoureuses, comme une réduction des prélèvements agricoles de 50% et des restrictions de consommation pour l'arrosage des jardins et des terrains, le remplissage des piscines ou le lavage des voitures.


SCIENCES ET AVENIR 08/09/2012
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MessageSujet: Sécheresse: des zones des Alpes-de-Haute-Provence placées en état d'alerte    Dim 16 Sep - 7:19

MARSEILLE - La préfecture des Alpes-de-Haute-Provence a décrété le stade d'alerte à la sécheresse dans le bassin versant du Jabron et le stade de crise dans le bassin versant du Calavon, deux affluents de la Durance, le reste du département étant placé en stade vigilance.

Par ailleurs, le stade d'alerte est maintenu sur les bassins versants du Sasse, du Largue et du Lauzon, a précisé la préfecture vendredi dans un communiqué.

Elle rappelle que l'application du plan départemental d'action sécheresse implique pour tous les usagers, particuliers comme collectivités, de limiter au strict nécessaire sa consommation d'eau et de restreindre au maximum les usages secondaires: arrosage, nettoyage des voitures, remplissage des piscines, nettoyage des voies et trottoirs.



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MessageSujet: FRANCE / Agence de l'eau: des pénuries tragiques dans le bassin Rhône-Méditerranée    Lun 22 Oct - 0:55

MARSEILLE - Le bassin Rhône-Méditerranée connaît des pénuries d'eau sur 40% de son territoire, une situation tragique selon l'agence de l'eau, pour qui le partage de la ressource doit être la priorité dans le futur, afin d'éviter que la nature ne paie les pots cassés.

Auteur d'un récent rapport sur les impacts du changement climatique dans le domaine de l'eau sur les bassins Rhône-Méditerranée et Corse, l'agence de l'eau, établissement public de lEtat, lance un avertissement devant l'ampleur du déni.

Début septembre, le Conseil InterAction, un groupe de 40 anciens chefs d'Etat et de gouvernement, a également estimé que commencer sans attendre à gérer les ressources en eau plus efficacement permettrait à l'humanité de mieux répondre aux problèmes d'aujourd'hui et aux difficultés et surprises que nous pouvons attendre du réchauffement de la planète.

Oui, nous sommes vulnérables au changement climatique de façon beaucoup plus rapide que prévu et les mesures ne sont clairement pas à la hauteur du problème, renchérit Martin Guespereau, directeur général de l'agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse.

Les chiffres sont là: 40% de notre territoire connaît des pénuries d'eau aujourd'hui, explique-t-il dans un entretien à l'AFP. Pour lui, l'urgence, au vu des travaux scientifiques utilisés par l'agence pour établir son rapport, n'est désormais plus la pollution mais le partage de la ressource.

On commence à avoir des résultats à des échelles assez fines, et les éléments sont assez frappants: ils montrent tous une certaine vulnérabilité du système actuel si l'on ne fait rien, analyse M. Guespereau.

Ainsi, la Méditerranée, considérée comme un hot spot, est une zone où la température va beaucoup monter, spécialement l'été - de +3 à 6 degrés - et où la pluviométrie va diminuer de manière très sensible - jusqu'à -60% l'été en 2080 -, d'où des conséquences sur le débit des rivières.

La température du Rhône, à l'embouchure, a déjà augmenté de deux degrés depuis 30 ans, tandis que son débit va diminuer de 30% l'été en 2050 par rapport à l'actuel, explique le directeur de l'agence de l'eau, qui évoque également la fin de la neige de printemps dans les Alpes du Sud dès 2030.

Par ailleurs, les poissons étouffent à tel point qu'ils sont obligés de migrer vers des eaux plus fraîches, au nord et en altitude. N'oublions pas que l'on a aujourd'hui à Lyon le climat qu'on avait autrefois à Avignon, rappelle M. Guespereau.

Quant aux poissons d'eau de mer, on estime qu'une quinzaine d'espèces endémiques de Méditerranée pourraient disparaître purement et simplement par un phénomène croisé de hausse des températures et d'acidification des océans.

Ces constatations ont donc poussé l'agence de l'eau, dans son 10e plan d'action 2013-2018, à voter une augmentation de 2,5% de ses aides financières - soit 265 millions d'euros - en faveur des mesures d'économies d'eau.

Car des solutions existent qui sont très efficaces: pour éviter que la nature paye les pots cassés du fait que tout le monde pompe tant qu'il peut dans les rivières, il faut boucher les fuites d'eau des réseaux urbains qui ont beaucoup vieilli et qui sont à certains endroits de vraies dentelles, certains perdant jusqu'à 50% de l'eau qu'ils prélèvent.

Au niveau agricole, il est souvent possible de quitter le système d'irrigation dit gravitaire, consistant à inonder les champs, pour passer à celui régulant l'eau dans les canaux, voire, idéalement, au goutte-à-goutte. Rien qu'en faisant ça, souligne M. Guespereau, on divise par dix la consommation d'eau agricole.



ROMANDIE.COM 21/10/2012
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France 2012: déficit pluviométrique = sécheresse
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