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 ABEILLES : Pesticide STOP !

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MessageSujet: ABEILLES : Pesticide STOP !   Dim 9 Jan - 12:57



Des milliards d'abeilles sont en train de mourir en silence, et toute notre chaîne alimentaire est menacée. Les abeilles ne font pas seulement du miel, elles sont une humble et géante force de travail, pollinisant 90% des plantes que nous cultivons.



De multiples études scientifiques mettent en cause un groupe de pesticides toxiques pour expliquer leur rapide disparition, et les populations d'abeilles ont augmenté dans plusieurs pays d'Europe qui ont interdit ces produits. Mais la France, sous la pression des puissantes industries chimiques, vient de renouveler l'autorisation de l'un de ces pesticides. Pour sauver les abeilles nous devons faire changer la position de notre gouvernement.


Nous n'avons pas de temps à perdre -- le débat fait rage quant aux mesures à prendre pour sauver ces espèces. Il ne s'agit pas seulement des bourdons et des abeilles, il s'agit de notre survie. Envoyons un appel gigantesque au gouvernement français, très influent sur la politique agricole européenne, pour faire interdire ces produits chimiques et sauver nos abeilles et notre alimentation. Signez la pétition urgente, et faites la suivre à tous, nous la remettrons au Ministre français de l'agriculture Bruno Le Maire et aux décideurs européens:




Signez la pétition ICI
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MessageSujet: Re: ABEILLES : Pesticide STOP !   Dim 9 Jan - 12:59


Les abeilles sont indispensables à la vie sur terre -- elles pollinisent chaque année les plantes et les cultures pour une valeur estimée à plus de 40 milliards de dollars, représentant plus d'un tiers de l'approvisionnement en nourriture dans beaucoup de pays. Sans aucune action immédiate pour les sauvegarder, le monde pourrait se retrouver sans fruits, ni légumes, noix, huiles et coton.


Ces dernières années ont été marquées par un profond et inquiétant déclin mondial des populations d'abeilles -- certaines espèces d'abeilles sont maintenant éteintes et d'autres ne totalisent plus que 4% de leur population d'origine. Les scientifiques avancent plusieurs explications. Certaines études indiquent que le déclin est dû à une combinaison de facteurs incluant maladie, perte de l'habitat, et produits chimiques toxiques. Mais des recherches indépendantes à la pointe du sujet ont mise en avant de fortes preuves mettant en cause les pesticides du groupe des néonicotinoïdes. L'Italie, la Slovénie et même l'Allemagne, où est basé le principal fabriquant Bayer, ont interdit certains de ces produits. Mais Bayer, Syngenta et d'autres continuent d'exporter ce poison dans le monde. Et la France, pendant un temps fer de lance des interdictions, vient tout juste de renouveler pour un an l'autorisation commerciale d'un produit phare contenant cette substance toxique.


La question devient brûlante car de nouvelles études majeures ont confirmé l'étendue du problème. Si nous pouvons amener les décideurs français et européens à agir, d'autres dans le monde suivront. Cela ne sera pas facile. Une fuite révèle que l'Agence de Protection de l'Environnement des Etats-Unis avait connaissance des dangers de ces pesticides mais les a ignoré. Le document indique que le produit "hautement toxique" de Bayer représente "une préoccupation de risque majeur pour les insectes non ciblés [les abeilles]".


Nous devons faire entendre nos voix pour contrer la très forte influence des industriels sur les décideurs politques et les scientifiques en France, en Europe et aux Etats-Unis où ils financent les études et siègent dans les organes de régulation. Les vrais experts -- les apiculteurs et les agriculteurs -- demandent l'interdiction de ces pesticides mortels pour les abeilles jusqu'à ce que et si seulement de solides études indépendantes prouvent qu'ils sont sans danger. Soutenons-les dès à présent.

Nous ne pouvons plus laisser notre fragile chaîne alimentaire aux mains d'une recherche contrôlée par les entreprises de chimie et les organes de régulation que ces industriels soudoient. Bannir ce groupe de pesticides nous rapprochera d'un monde plus sûr pour nous-mêmes et pour les autres espèces que nous aimons et dont nous dépendons.

Plus d'informations :

Article de presse paru sur l'Humanité.fr (08/12/2010) ICI

L'UNAF dénonce le renouvellement illégal de l'autorisation du pesticide Cruiser, Communiqué du 9 Décembre 2010 voir ICI

Le futur des abeilles entre les mains du lobby des pesticides? Corporate Europe Observatory et Cordination Apicole Européenne, Novembre 2010. Lire la suite ICI

L'apiculture française s'organise, la lutte contre les pesticides au coeur de l'action, Actu-environnement, Février 2010: Voir ICI

Les élus signent une charte de soutien aux apiculteurs, La France Agricole, Mars 2010: La suite ICI

Document révélant la connaissance qu'avaient les autorités des Etats-Unis de la toxicité des pesticides (en anglais): ICI


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MessageSujet: Du nouveau au sujet des abeilles   Mer 12 Jan - 1:18

Les virus des abeilles pourraient être la cause de l'effondrement des colonies d'abeilles et infecter au moins 11 autres espèces d’hyménoptères, probablement par le biais de pollen infecté.

Les abeilles sont en danger et le syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles ou CCD (en anglais Colony Collapse Disorder) est la cause majeure de disparition des abeilles à miel cultivées par l’homme. Si les causes de ce syndrome semblent être nombreuses, il est de plus en plus clair que des virus sont au moins en partie responsables de ce désastre écologique et apicole.

Les abeilles étant des insectes vivant en société très organisée, comptant environ 60.000 membres littéralement les uns sur les autres, elles sont particulièrement sensibles à des virus qui peuvent se transmettre facilement d’un individu à un autre, jusqu’à décimer toute la ruche. Ainsi, 18 virus sont déjà connus pour infecter les abeilles, dont certains sont des virus à ARN.

Cinq virus chez onze espèces d'hyménoptères
Récemment, un virus d’abeille avait également été détecté chez le bourdon, faisant suspecter une probable dissémination du virus chez l’ensemble de la communauté des hyménoptères. Et malheureusement, la cause du syndrome CCD pourrait donc aussi toucher les abeilles sauvages, qui semblaient épargnées jusqu’alors.
Afin de vérifier cette hypothèse les scientifiques de la Penn Stat University ont collecté des abeilles domestiquées (Apis mellifera) et sauvages sur des plantes en fleurs de trois états des États-Unis (la Pennsylvanie, New York et l'Illinois), à la recherche de cinq virus d'abeilles parmi les plus courants (DWV, BQCV, SBV, KBV et IAPV).


Le pollen transporté par les abeilles peut contenir des virus dangereux pour les colonies.
© Autan, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

Connaissant la séquence génomique de ces virus, il est possible de détecter leur présence en utilisant la technique de RT-PCR, qui consiste en la multiplication d’une séquence d'ARN spécifique en l’ayant préalablement rétro-transcrite en ADN.

Grâce aux travaux de chercheurs ayant utilisé cette technique, il apparaît que les abeilles non domestiquées sont également porteuses des maladies virales. En effet, les 11 autres espèces d’hyménoptères testées dans l’étude ont aussi été retrouvées infectées par les cinq virus recherchés. Si ces résultats étaient inattendus puisque les virus ont généralement des spectres d’hôtes restreints, le plus inquiétant n’est pas là.

Le pollen contient du virus
Les virus ont été retrouvés chez les abeilles sauvages uniquement lorsqu’elles étaient proches des ruches également infectées par le même virus. Cela laissait fortement présager l'existence d'un moyen de contamination entre les différentes espèces d’une même région, hypothèse qui a été valisée en analysant un autre type d’échantillon : les grains de pollen transportés par les abeilles sauvages et domestiquées.
Les séquences virales ont également été retrouvées sur les grains de pollen, mais les virus retrouvés chez les abeilles et dans le pollen qu’elles transportent ne sont pas forcément identiques. Ainsi, une abeille peut être infectée sans que le pollen qu’elle transporte ne montre de trace du même virus, et un lot de pollen contenant du virus n’infecte pas nécessairement l’insecte qui le transporte.

Cela implique que le pollen peut être contaminé par des pollinisateurs extérieurs (probablement par défécation des insectes sur les grains de pollen des fleurs), pollen que des abeilles à miel peuvent transporter vers la ruche pour devenir la source de contamination de toute la ruche. Le pollen est donc une sorte de réservoir des virus des abeilles, d'autant qu'il peut contenir des virus qui gardent leur infectivité pendant plusieurs mois.
Mais il reste du travail si l’on veut tenter de sauver les abeilles. Selon les auteurs de l'article publié dans la revue Plos One, « la dynamique de cette transmission virale via le pollen doit être définie plus en détails pour comprendre comment les virus passent d’une espèce à une autre et pour déterminer si le pollen et sa plante ont un plus grand rôle qu’uniquement celui de transporteur physique de ces virus ».


Source : Par Claire Peltier, Futura-Sciences 11/01/2011



Dernière édition par BelleMuezza le Mer 12 Jan - 1:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Les vraies causes de la mortalité des abeilles (Selon Futura Sciences)   Mer 12 Jan - 1:24

Les vraies causes de la mortalité des abeilles


Selon les derniers chiffres de l'AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) à paraître dans le prochain magazine Valeurs Vertes, les colonies d'abeilles sont en partie décimées dans 14 départements français. Deux ans après l'imbroglio politico-médiatique sur les abeilles et l'interdiction de pesticides, les abeilles meurent toujours.

87% des Français qui jardinent sont prêts à changer leurs habitudes pour améliorer la biodiversité et sauver les abeilles;


14 départements tirent la sonnette d'alarme (Alpes-de-Haute-Provence, Aveyron, Deux-Sèvres, Dordogne, Haute-Garonne, Hérault, Loire, Lozère, Puy-de-Dôme, Pyrénées Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Sarthe, Vienne,Haute-Vienne).

La biodiversité en dangerParasite venu d'Indonésie (Varroa), diversité florale appauvrie entraînant une mal-nutrition des abeilles, hiver rude et été sec, intoxication… les scientifiques et les apiculteurs sur le terrain s'accordent à dire qu'il existe une conjonction de causes expliquant la mortalité des abeilles. « Au mois d'août, la biodisponibilité (alimentation) pour les abeilles décroît (en raison notamment de la hausse des températures), alors que le risque Varroa est maximal. Elles sont donc surexposées. A partir du moment où cet agent pathogène touche l'abeille, il la fragilise et facilite l'arrivée d'autres maladies dites opportunistes. Celles-ci profitent de l'entrée du virus pour s'engouffrer dans la brèche. C'est le cas de la nosémose par exemple, une autre maladie qui fait des ravages » explique Philippe Lecompte apiculteur bio à Reims. La mise à mal de la biodiversité est la raison majeure de l'hécatombe des abeilles qui deviennent sensibles à d'autres agressions.

Les Français qui jardinent au secours des abeillesSelon un sondage réalisé par BVA pour le magazine Valeurs Vertes, 91% des Français qui jardinent estiment que la biodiversité est importante pour la survie des abeilles. Si 70% d'entre eux déclarent ne pas tenir compte de l'apport nutritif des fleurs qu'ils plantent, 88% souhaiteraient que ce type d'informations figure sur les emballages des plantes. Ils sont ainsi 87% à être prêts à changer leurs habitudes pour améliorer la biodiversité. Une véritable démarche de progrès peut être mise en œuvre avec les jardiniers qui sont des acteurs de la biodiversité au même titre que les agriculteurs et les apiculteurs. Reste à savoir si les professionnels de la filière jardinage introduiront par exemple des mentions relatives à la nutrition des abeilles sur leurs emballages.

Les jachères fleuries permettent de réintroduire de la biodiversité Des expériences inédites, bénéfiques pour les apiculteurs et les agriculteurs ont été mises en place dans différents départements. Il s'agit de terrains agricoles inutilisés qui sont transformés en jachère apicoles (polliniques) pour observer le comportement des abeilles. Celles-ci y trouvent des fleurs très riches en pollen (seule source de protéine pour elles) et nectar (pour la fabrication du miel). L'objectif de ces jachères est de réintroduire la biodiversité dans l'espace rural et d'apporter une variété de nourriture pour les abeilles. Résultat : elles ont une meilleure santé et de meilleur rendement en miel.

Source : AFSSA
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MessageSujet: L'abeille, sentinelle écologique   Mer 12 Jan - 1:30

L'abeille, sentinelle écologique


« Si l'abeille venait à disparaître, l'humanité n'aurait plus que quelques années à vivre ».
Cette sentence que l'on attribue à tort au célèbre physicien Albert Einstein fait froid dans le dos. Elle parait insensée, excessive, et pourtant… Elle mérite d'être au moins méditée.
Indispensable à la pollinisation des fleurs, les abeilles constituent un maillon essentiel de la chaîne qui contribue à maintenir l'équilibre des écosystèmes. Elles jouent un rôle primordial dans les diverses phases de la vie de nombreuses espèces végétales et animales. Si les abeilles disparaissaient, des multitudes de plantes ne pourraient plus se reproduire et s'éteindraient. Leur absence engendrerait la perte de nombreuses espèces animales dont l'homme se nourrit.


Il nous appartient de modifier nos comportements afin d'offrir aux hyménoptères des zones de butinage exemptes de substances phytosanitaires toxiques, leur permettant d'assurer leur rôle de pollinisateurs.
L'abeille mellifère est le seul insecte dont l'homme consomme la production : miel, pollen, propolis, gelée royale, cire. Aux balbutiements de l'humanité, le miel représentait la seule source de sucre existante. Il n'existe aucune preuve que les premiers hominidés consommaient du miel. Mais il ne fait aucun doute qu'il y ait goûté occasionnellement, jusqu'à ce que leurs descendants fassent de sa cueillette, une activité à part entière. L'insecte, qui est apparu avec les premières plantes terrestres, a donc accompagné les premiers pas de l'homme et lui reste indispensable même à l'ère spatiale.

Sa survie dépend de l'homme, qui lui-même dépend étroitement de l'hyménoptère. Cette interaction est vitale au maintien de la biodiversité et de l'équilibre écologique. Cet insecte qui, malgré sa fragilité, a réussi à traverser deux ères géologiques, est menacé par notre comportement. Respectons cette ouvrière laborieuse qui prend soin de ce grand jardin qu'est la Terre, afin que nous puissions encore longtemps récolter les fruits de ses bienfaits.

Source : Futura Sciences, Patrick Straub
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MessageSujet: Re: ABEILLES : Pesticide STOP !   Mer 12 Jan - 1:51

HELP ! Je ne m'y retrouve plus... Les pesticides sont-ils en cause ou NON ? Qui a tort ou qui a raison ?

Il ne faut pas nier une évidence : les pestices sont tout de même une des causes principales, selon mon point de vue personnel... Mais s'il faut rajouter à l'hécatombe provoquée par ces satanés produits chimiques, des maladies d'origine virale... Là ça devient catatosphrique...

Compte tenu de l'importance des abeilles dans la pollinisation des espèces végétales... ne serait-il pas temps de faire les choses en grand, en consacrant tous les efforts pour remédier à cette situation.

Ne serait-il pas temps que le monde entier s'unisse sur un sujet aussi crucial que représente l'abeille pour la préservation de la chaîne alimentaire ? Je dirai STOP aux budgets énormes consacrés à l'armement (par exemple), pour pouvoir faire les recherches nécessaires pour éradiquer et les pesticides tueurs de nombreuses espèces, porteurs de maladies pour certaines autres, y compris l'humain... Je sais, nous le peuple, avons conscience de lendemains difficiles... mais les profiteurs n'ont conscience que l'épaisseur de leurs portefeuilles en billets et en actions... Ils démolissent tout... C'est une vraie gangrène...

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MessageSujet: Re: ABEILLES : Pesticide STOP !   Mer 12 Jan - 2:04

A cet instant, je viens de consulter mes mails : j'ai reçu une nouvelle pétition concernant le sauvetage des abeilles, grâce à celle-ci j'apprends via les commentaires ci-dessous, qu'on cherche à "noyer le poisson" si je puis m'exprimer ainsi ! Lisez plutôt!!!


Les abeilles sont indispensables à la vie sur terre -- elles pollinisent chaque année les plantes et les cultures pour une valeur estimée à plus de 40 milliards de dollars, représentant plus d'un tiers de l'approvisionnement en nourriture dans beaucoup de pays. Sans aucune action immédiate pour les sauvegarder, beaucoup de nos de fruits, légumes et noix favoris pourraient disparaître de nos étals.

Ces dernières années ont été marquées par un profond et inquiétant déclin mondial des populations d'abeilles -- certaines espèces d'abeilles ont déjà disparu, et la semaine dernière nous avons appris que d'autres espèces aux Etats-Unis ne totalisent plus que 4% de leur population d'origine.

Les scientifiques avancent plusieurs explications. Certaines études indiquent que le déclin est dû à une combinaison de facteurs incluant maladie, perte de l'habitat, et produits chimiques toxiques. Mais des recherches indépendantes à la pointe du sujet ont mise en avant de fortes preuves mettant en cause les pesticides du groupe des néonicotinoïdes. L'Italie, la Slovénie et même l'Allemagne, où est basé le principal fabriquant Bayer, ont interdit certains de ces produits. Mais Bayer, Syngenta et d'autres continuent d'exporter ce poison dans le monde.

Et la France, pendant un temps fer de lance des interdictions, vient tout juste de renouveler pour un an l'autorisation commerciale d'un produit phare contenant cette substance toxique.

La question devient brûlante car de nouvelles études majeures ont confirmé l'étendue du problème. Si nous pouvons amener les décideurs français et européens à agir, d'autres dans le monde suivront. Cela ne sera pas facile. Une fuite révèle que l'Agence de Protection de l'Environnement des Etats-Unis avait connaissance des dangers de ces pesticides mais les a ignoré. Le document indique que le produit "hautement toxique" de Bayer représente "une préoccupation de risque majeur pour les insectes non ciblés [les abeilles]".

Si ce n'est pas déjà fait : signez la pétition ! ICI

Source : Avaaz.org
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MessageSujet: Un cocktail mortel !   Lun 11 Juil - 15:38

L'effet cocktail mortel pour les abeilles


Photo (TOURNERET/SIPA)
Une abeille accueille un nouveau-né mâle dans la ruche. Elle lui transfert de la nourriture.

Des abeilles malades de la nosémose succombent à de très faibles doses de pesticides, bien en deçà des doses mortelles : voilà ce que démontrent les travaux d’une équipe de l’Inra d’Avignon et du Laboratoire microorganismes, génome et environnement de Clermont-Ferrand (CNRS/Université Blaise-Pascal).

Spécialistes des parasites et de la toxicologie se sont associés pour tenter de répondre à la question qui taraude les apiculteurs depuis une quinzaine d’années : pourquoi des centaines de colonies disparaissent, pourquoi la mortalité des abeilles est-elle aussi élevée en Europe et en Amérique du Nord ?

Aucun facteur pris seul –baisse de la quantité et de la diversité des ressources alimentaires, maladies, exposition aux pesticides- ne suffit pour expliquer le phénomène. D’où les recherches menées sur les effets combinés de ces facteurs. C’est bien un cocktail mortel qui expliquerait ces disparitions massives d’abeilles.

En laboratoire, Frédéric Delbac et ses collègues ont exposé à de faibles doses d’insecticides des abeilles saines et des abeilles infestées par le champignon Nosema ceranea, microparasite intestinal présent dans la quasi-totalité des ruches en France. Les abeilles parasitées succombent à des doses de pesticides très inférieures aux doses mortelles, contrairement aux abeilles saines, rapportent les chercheurs, qui publient un article dans la revue PLoS ONE.

Ces chercheurs ont testé deux familles de pesticides : le fipronil (Régent) et le thiaclopride. Le premier appartient à la famille des phénylpyrazoles et le second à celle des néonicotinoïdes, comme le Gaucho –l’imidaclopride. Pour cette molécule, des résultats similaires ont été obtenus à l’Inra d’Avignon, comme nous l’expliquions dans Sciences et Avenir en mai dernier (lire ci-dessous Mort des abeilles, deux suspects démasqués). Les résultats ont même été reproduits sur des reines, en condition naturelle (résultats en attente de publication).

D’autres maladies, comme la varroase due à un acarien ou la loque due à une bactérie, sont probablement impliquées dans cet effet cocktail. Reste pour les chercheurs à comprendre en détail les rouages de cette synergie, valable pour des familles de molécules chimiques différentes.


...Sciences et Avenir / Nouvel Observateur - Cécile Dumas 08/07/2011
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MessageSujet: Insecticide Cruiser: FNE veut déposer une nouvelle requête en référé    Mar 2 Aoû - 0:47

France Nature Environnement entend déposer lundi une nouvelle requête pour obtenir le retrait de l'autorisation de l'insecticide Cruiser sur le colza, après le rejet du précédent recours vendredi par le Conseil d'Etat, a déclaré samedi un responsable de l'association.

Le Conseil d'Etat s'étant déclaré incompétent vendredi, la nouvelle requête en référé sera déposée devant le tribunal administratif, a précisé à l'AFP Jean-Claude Bévillard, vice-président du FNE, chargé des questions agricoles, tout en reconnaissant qu'il devient difficile d'obtenir une décision de justice avant le début des semis.

Invoquant "l'extrême toxicité pour les abeilles" du Cruiser, l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) et le FNE avaient saisi début juillet le Conseil d'Etat pour obtenir l'annulation immédiate de l'autorisation de mise sur le marché délivrée le 3 juin par le ministre de l'Agriculture. Le Cruiser OSR autorisé est destiné à l'enrobage des semences de colza.

Alors que les semis doivent commencer fin août, "si on tient compte du délai nécessaire pour enrober les semences, il est certain qu'on n'est plus dans des délais sereins pour obtenir une décision de justice", souligne M. Bévillard. "On est déjà dans la zone rouge", ajoute-t-il.

"Une autorisation début juin pour des semis fin août, c'est une autorisation très tardive", relève-t-il, se demandant "s'il n'y a pas là une stratégie de mettre tout le monde devant le fait accompli".

Le 13 juillet, les apiculteurs de l'Unaf et une trentaine d'élus avaient écrit au gouvernement pour obtenir l'abrogation immédiate de l'autorisation de vente du Cruiser OSR.

Olivier Belval, président de l'Unaf qui avait déposé le 8 juillet un recours en référé devant Conseil d'Etat, espérait alors une interdiction de l'insecticide dès l'audience de fin juillet, afin de pouvoir "encore empêcher à temps son utilisation".



.Sciences et Avenir 01/08/2011
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MessageSujet: Lassées des pesticides, les abeilles demandent "l'asile écologique" à Paris    Mer 14 Sep - 23:18

Quelques milliers d'abeilles ont demandé symboliquement mercredi "l'asile écologique" au Jardin des Plantes, au coeur de Paris, apportées par leurs apiculteurs depuis leurs campagnes infestées par les pesticides.

"C'est le paradis ici!": Matthieu, apiculteur de Bretagne en combinaison blanche et vareuse, dépose délicatement sa ruche entre les plans de sauges multicolores des plates-bandes, à l'entrée du célèbre havre de la biodiversité préservée dans la capitale.

Comme lui, plusieurs dizaines de collègues venus de l'Ouest et des Pyrénées-Orientales ont répondu à l'appel de la Fédération française des apiculteurs professionnels (FFAP) pour cette "transhumance symbolique de la campagne vers la ville pour demander l'asile écologique pour leurs abeilles".

D'autres militants, déguisés en costume jaune et noir, scandent: "Stop aux Cruiser, Gaucho et autres armes de destruction massives qui transforment nos campagnes en cimetière d'abeilles."

"Les abeilles ont besoin de plantes mellifères, pas mortifères", renchérit un autre, qui en appelle aux "citoyens, citoyennes" venus prendre l'air et le soleil en cette après-midi ensoleillée dans le parc public.

Une étudiante en communication, médusée et enfumée par les outils des apiculteurs qui dégagent des volutes aux odeurs d'herbe, de lavande et de pin, s'écrie: "Oh, mais ça sent la campagne!"

"On est venu de Bretagne, de l'Ouest, d'autres des Pyrénées et on a voyagé toute la nuit", raconte Alain David, coprésident de la FFAP. "Après 15 années de combat contre les pesticides qui tuent nos abeilles, on n'est plus à quelques centaines de kilomètres près."

La dernière autorisation de mise sur le marché d'un pesticide date de juin lorsque le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a donné son feu vert à la vente d'un nouveau Cruiser pour le traitement des semences de colza. Le produit commercialisé par le groupe suisse Syngenta contamine le pollen et contribue à la hausse de la mortalité continue des insectes pollinisateurs depuis plusieurs années, selon les militants.

Avant cela, les apiculteurs et écologistes avaient pourtant obtenu l'annulation par le Conseil d'Etat, en 2008 et 2009, de l'autorisation de commercialiser le Cruiser. Des demandes similaires ont été déposées pour les autorisations données en 2010 et 2011 pour le nouveau Cruiser 350, qui remplace le précédent devenu illégal.

"L'asile écologique" s'est finalement heurté à l'interdiction de manifester dans le parc public rappelé fermement par une gardienne pourtant compréhensive. "Nous aussi, on est pour la biodiversité, ici, au Jardin", lance-t-elle.

"On est venu à la ville symboliquement, mais on ne va pas s'installer avec 1,3 million d'abeilles dans les villes", explique Alain David aux gardes et aux passants, avant que les forces de l'ordre ne demandent aux militants de quitter les lieux.

Sciences et Avenir 14/09/2011
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MessageSujet: L'autorisation de vente du Cruiser 350 annulée par le Conseil d'Etat    Mar 4 Oct - 9:33

Lundi, le Conseil d'Etat a annoncé qu'il annulait l'utilisation de mise sur le marché du pesticide Cruiser 350. Validé pour 2010 par le ministère de l'Agriculture, ce produit est accusé par les apiculteurs de tuer les abeilles.

Les apiculteurs vont enfin pouvoir demander des comptes. Lundi, le Conseil d'Etat a annulé l'annulation de l'autorisation de mise sur le marché (AMM) du pesticide Cruiser 350 de la société Syngenta Agro. Validée par le ministère de l'Agriculture, cette AMM rendait possible la vente du pesticide jusqu'en décembre 2010 pour un usage en traitement des semences de maïs contre les insectes comme les taupias, pucerons et cicadelles. Mais l'Union nationale de l'Apiculture française avait déposé en février 2010 une requête accusant le Cruiser 350, successeur du Cruiser, du Gaucho et du Regent tous également interdits, de tuer les abeilles. Requête que le Conseil d'Etat semble donc avoir bien entendue.

Il a ainsi estimé que la pratique, répétée par le ministre depuis 2008, consistant à accorder une autorisation d'une durée d'un an assortie de prescriptions destinées à s'assurer par des mesures de suivi de l'innocuité du produit, révélait l'absence de contrôle approprié. Ceci suggérait également que le ministère aurait insuffisamment évalué l'innocuité à long terme du produit avant sa mise sur le marché.

Selon la décision, cette méthode ne repose pas sur les quotients de danger d'exposition et n'établit pas concrètement l'absence d'effet inacceptable à court et long terme sur les larves, le comportement des abeilles, la survie et le développement de la colonie, rapporte l'AFP. L'autorisation pour une durée d'un an a donc été jugée illégale car ne répondant à aucune des hypothèses permettant de déroger à la règle de l'AMM de 10 ans instaurée par le code rural. Grâce à cette décision juridique, les apiculteurs ont désormais la possibilité de réclamer des indemnisations s'ils estiment avoir subi des dommages pendant les années de vente autorisées.

Maxisciences 03/10/2011
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MessageSujet: Les pesticides seraient responsables de deux tiers des tumeurs des agriculteurs   Lun 10 Oct - 13:36

D'après le rapport du Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (rnv3p) coordonné par l'Anses, les deux tiers des tumeurs observées chez les professionnels des secteurs de l'agriculture seraient dues à une exposition aux pesticides.

Il y a moins d'un mois, les experts révélaient les premiers résultats de l'enquête Agrican lancée en 2005 et qui s'intéresse à la santé et aux causes de décès, notamment par cancer, dans le milieu agricole. Destinée à se poursuivre jusqu'en 2020, celle-ci avait alors suggéré que les agriculteurs français étaient en bien meilleure santé que le reste de la population. Pourtant, c'est un bilan bien différent et préoccupant que révèle aujourd'hui un rapport du Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (rnv3p) coordonné par l'Anses.

Ce réseau qui regroupe 32 centres de consultations pathologiques professionnelles en France, a enregistré sur la période 2001 à 2009 précisément 118.852 problèmes de santé et un peu moins de la moitié ont été diagnostiqués en lien possible, probable ou certain avec le travail. Parmi les pathologies signalées se trouvent en première position les maladies respiratoires (24%), suivies des troubles du comportement et mentaux (22%), des maladies de la peau (17%), des maladies ostéo-articulaires (16%) et enfin en cinquième position viennent les tumeurs avec 7,6%.

Mais plus inquiétant encore, sur ce dernier point, les résultats ont révélé que les deux tiers des tumeurs étaient associées à une exposition professionnelle aux pesticides. "Ces éléments nous montrent qu'il y a bien lieu de focaliser notre attention sur certaines expositions comme les pesticides, de certaines populations et la survenue de certaines pathologies comme les cancers", commente ainsi François Veillerette, porte-parole de Générations Futures, une ONG qui lutte depuis de nombreuses années contre les pesticides.

Cité par l'AFP, il ajoute également : "il est maintenant plus que temps de prendre des mesures de réduction de l'usage des pesticides et de bannir tous ceux suspectés d'être cancérigènes. Il s'agit là d'une question majeure de santé publique".


-----> Les arroseurs : arrosés... Ou retour à l'envoyeur ! Cela dit, les autorisations de mise sur le marché approuvées par les gouvernements prouvent que toutes les précautions n'ont pas été correctement évaluées... Il serait temps que les lobbyings soient définitivement enterrés...

Maxisciences 10/10/2011
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MessageSujet: Les abeilles victimes d'un cocktail mortel... de médicaments   Mer 9 Nov - 16:08

Censés protéger les colonies d'abeilles domestiques contre leurs parasites, un antibiotique et des acaricides constituent, lorsqu'ils sont associés, un cocktail mortel. C'est ce que montre une étude américaine, confirmant l'idée que le mal qui frappe les abeilles partout dans le monde est le résultat d'une combinaison de facteurs. Une nouvelle étape dans la résolution de ce mystère, comme Yves Le Conte, spécialiste des abeilles, l'explique à Futura-Sciences.

Le mystère de la disparition des abeilles (Apis mellifera) – connu sous le nom de syndrome d’effondrement des colonies d’abeillesn’est toujours pas résolu et les scientifiques continuent de chercher les coupables. Peu de chances qu’un unique insecticide, acaricide, pathogène ou tout autre ennemi de la ruche soit responsable à lui seul. Les chercheurs se prononcent de plus en plus en faveur d’une combinaison de facteurs et, comme nous le concède Yves Le Conte, directeur de l’UMR Abeille et environnement, « les mécanismes ne sont pas simples ».

Une récente étude menée aux États-Unis par des scientifiques de l’université du Maryland rend compte de la nocivité engendrée par l’action combinée d’un antibiotique et d’acaricides utilisés pour protéger les colonies. Le premier est l’oxytétracycline. Quant aux seconds, les auteurs en ont testé plusieurs parmi lesquels le fluvalinate (l’agent actif de l’Apistan) et le coumaphos (interdit en France), deux des principaux traitements utilisés pour lutter contre le varroa, un acarien qui porte très bien son nom – Varroa destructor – et qui ravage les colonies d’abeilles en s’attaquant aux larves et aux femelles.

L’oxytétracycline est censée protéger les abeilles contre les virus, les bactéries et autres microbes présents à l'intérieur de la ruche, mais particulièrement contre la loque américaine, « une bactérie très contagieuse et prise très au sérieux par les apiculteurs », explique Yves Le Conte.

En Europe, aucune trace de cet antibiotique n’est tolérée dans le miel. « Lorsqu’une ruche est contaminée, les apiculteurs ont deux choix. Soit ils brûlent la ruche et la colonie infectées, soit ils brûlent uniquement la ruche et transfèrent la colonie, qu’ils traitent avec l’antibiotique, dans une nouvelle ruche », indique le chercheur. Quoi qu’il en soit, le miel alors produit par ces abeilles durant l’année qui suit devra être détruit.

Mais aux États-Unis, cette molécule est communément utilisée chaque année, en prévention. Son efficacité, comme tout antibiotique utilisé à tour de bras, devrait néanmoins finir par s’estomper. Et au regard des résultats de l’étude de David Hawthorne et Galen Dively, son interdiction ne serait pas surprenante.

Car son action combinée avec des acaricides est désastreuse, comme l’affirment les auteurs des expériences dans la revue Plos One. Ils ont en effet montré que couplé avec l’antibiotique, le coumaphos fait passer la mortalité des abeilles de 7 % à 51 % et le fluvalinate de 5,6 % à 39 %.

Par quel mécanisme ? Au niveau des parois cellulaires, une majeure partie des animaux possède des protéines capables de se débarrasser des toxines ou tout autre élément xénobiotique présent au sein de la cellule, afin de les diriger vers les voies d’excrétion. On les appelle – et il ne s’agit pas d’une blague – les transporteurs MDR (pour Multi-Drug Resistance). Le plus connu d’entre eux est le p-glycoprotéine et c’est sur celui-ci que les chercheurs américains ont travaillé. Selon eux, la mortalité accrue des abeilles lors de l’action couplée de l’antibiotique et de l’acaricide vient du fait que le premier est pris en charge par le p-glycoprotéine qui ne peut donc plus s’occuper d’évacuer le second vers l’extérieur de la cellule.

Une nouvelle preuve que la mort des abeilles est la conséquence de phénomènes aussi multiples que complexes. « Les interactions entre différents facteurs sont quelque chose de très important », explique encore Yves Le Conte qui a déjà mis en évidence l’effet dévastateur de l’action combinée d’un insecticide et d’une bactérie. « Lorsque les abeilles sont confrontées à plusieurs stress, l’un d'eux affaiblit la colonie tandis qu’un autre la tue ».

La nouveauté, ici, c’est que les produits qui entrent en synergie sont tous les deux introduits volontairement par l’apiculteur au sein de la ruche. Pourtant, si les traitements antivarroa semblent pour l’instant indispensables, l’exemple de l’Europe prouve que le traitement en prévention de la loque américaine ne l’est pas. Quand la sécu (sécurité sociale) nous dit que les antibiotiques : c'est pas automatique !

Futura Sciences 09/11/2011
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MessageSujet: Mortalité des abeilles: attention danger en Europe    Mar 15 Nov - 20:31

La hausse de la mortalité des abeilles pourrait avoir un impact sérieux sur la production alimentaire de l'Europe et la stabilité de l'environnement, ont mis en garde mardi les parlementaires européens.

Le Parlement européen a adopté à une large majorité, par 534 voix contre 16 et 92 abstentions, une résolution demandant notamment à l'Union européenne de renforcer ses investissements dans la recherche de nouveaux médicaments pour mettre un frein à la mortalité des abeilles.

"Seule une action commune européenne peut préserver la pollinisation, un bien public au profit de toute l'agriculture européenne", a déclaré l'auteur de la résolution, le socialiste hongrois, Csaba Sándor Tabajdi.

Les pays de l'UE devraient mettre en commun leurs recherches sur la prévention des maladies et leurs efforts de contrôle. Ils devraient également partager les résultats de recherche des laboratoires, des apiculteurs, des agriculteurs et de l'industrie en vue d'éviter les chevauchements et d'accroître l'efficacité, préconise la résolution.

Les règles relatives à l'autorisation et à la mise à disposition de produits vétérinaires pour les abeilles devraient être plus souples et les firmes pharmaceutiques devraient être incitées à développer de nouveaux médicaments pour traiter des maladies qui les frappe telles que celle de l'acarien Varroa, souhaite également le texte adopté par le Parlement.

Mais, a regretté l'élue écologiste Michèle Rivasi, la résolution contient "d'importantes lacunes" concernant l'effet des pesticides et les effets sanitaires et économiques des OGM sur les abeilles et l'activité des apiculteurs.

"Les préconisations du rapporteur sont d'investir principalement dans la recherche de médicaments pour préserver la santé des abeilles, un scandale de plus qui favoriserait encore les industriels", a dit l'élue écologiste.

84% des espèces végétales et 76% de la production alimentaire en Europe dépendent de la pollinisation des abeilles. Le secteur de l'apiculture fournit un revenu, directement ou indirectement, à plus de 600.000 citoyens européens.

Sciences et Avenir 15/11/2011
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MessageSujet: Les apiculteurs ne sont pas abandonnés indique le gouvernement   Jeu 17 Nov - 1:10

Selon le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, les apiculteurs ne sont pas abandonnés face au problème de surmortalité des abeilles. Ce n’est pas l’avis des professionnels qui se disent désemparés devant les dégâts du frelon asiatique.


Le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, a déclaré sur France Inter que "les apiculteurs ne sont certainement pas abandonnés. La préservation des populations d'abeilles en France fait partie des sujets importants". La veille pourtant, les apiculteurs adhérents à l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) s'étaient déclarés "désemparés", voire "abandonnés", face Vespas velutina, un frelon asiatique tueur d'abeilles.

Ce frelon, apparu en 2004 en France, sévit dans plus de la moitié des départements français et pourrait "envahir toute la France si les pouvoirs publics ne font rien" s’inquiètent les apiculteurs. Cet insecte a d’ailleurs été reconnu espèce invasive par l'Union européenne, rappelle TV5monde.

A propos de l'utilisation du pesticide Cruiser, autre sujet de désaccord avec les apiculteurs, M. Le Maire a botté en touche en indiquant qu'il n'existait pas "pour l'instant [ ... ] les éléments techniques scientifiques d'un lien" entre ce pesticide et la disparition des abeilles. "J'ai déjà dit que si j'avais le moindre soupçon, le moindre rapport qui établissait un lien clair entre l'utilisation du Cruiser et la surmortalité, je suspendrais l'autorisation du Cruiser", a ajouté le ministre.

Or, chaque année, le ministère de l'Agriculture donne une nouvelle autorisation d'utilisation pour ce pesticide dont les apiculteurs demandent la suppression. La dernière annulation de l’autorisation de mise sur le marché pour le Cruiser 350 avait due être prononcée par le Conseil d’Etat en octobre dernier alors qu’elle avait dans un premier temps été accordée par le ministère.

Maxisciences 16/11/2011
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MessageSujet: Abeilles et bourdons : les insecticides tueraient à faibles doses   Ven 30 Mar - 17:49

Des insecticides comme le Gaucho et le Cruiser ont des effets délétères à faibles doses sur les abeilles domestiques et les bourdons sauvages, selon deux études. L’utilisation de ces produits, les plus employés au monde sur les cultures, doit être revue d’urgence, selon les auteurs.

C’est une bombe à fragmentation qu’ont lâchée hier des chercheurs français et britanniques. Selon leurs études, publiées aujourd’hui par la revue américaine Science, les néonicotinoïdes, ces insecticides systémiques introduits dans les années 90, devenus les plus courants pour les cultures du monde entier, ont à faibles doses des effets puissamment délétères sur les abeilles domestiques et les bourdons sauvages.

Elles éclairent d’un jour cruel la disparition des pollinisateurs et le syndrome d’effondrement des colonies qui menacent à terme de nombreuses cultures, sans parler de la production de miel. Tout d’abord, les résultats montrent indiscutablement –c’est une première- les effets sévères de faibles doses de néonicotinoïdes sur le nourrissage, la croissance, la reproduction et l’orientation des insectes

Peneloppe Whitehorn, de l’Université de Stirling (Royaume Uni) et ses collègues ont ainsi exposé des colonies de bourdons (Bombus terrestris) en développement à des faibles niveaux d’un néonicotinoïde appelé imidaclopride et commercialisé sous le nom de Gaucho.

Les doses utilisées étaient comparables à celles auxquelles les insectes sont exposés dans la nature. Les chercheurs ont placé les colonies dans un terrain clos où les bourdons ont pu s’alimenter- dans des conditions naturelles - c’est le point fort de l’étude. Les chercheurs ont pesé les nids (comprenant les animaux, la cire, le miel, les larves, le pollen) au début et à la fin de l’expérience.

Premier constat : les colonies exposées à l’imidaclopride avaient pris 8 à 12% de poids en moins que les autres colonies, suggérant qu’elles s’étaient moins nourries. Plus terrible et surprenant : elles avaient produit 85% de reines en moins ! Or, la production de reines est en lien direct avec l’établissement de nouveaux nids après le dépérissement hivernal…S’il y a 85% de reines en moins, cela peut signifier 85% de nids en moins l’année suivante. De quoi expliquer, peut-être, le déclin de ces animaux qui disparaissent en Amérique du Nord et dont trois espèces sont éteintes désormais en Grande Bretagne.

«Les bourdons pollinisent de nombreuses cultures : fraises , framboises, myrtilles etc.. ainsi que des fleurs sauvages, explique Dave Goulson, l’un des co-auteurs. L’utilisation des néonicotinoïdes dans les cultures est clairement une menace pour leur santé et doit être revue de toute urgence ».

De leur côté, Mickaël Henry et Axel Decourtye, de l’Inra d’Avignon, ont fait plus fort encore: ils ont équipé individuellement plus de 600 abeilles domestiques de puces RFID ultra-légères, collées avec un ciment dentaire sur leur abdomen. De quoi suivre les allées et venues des butineuses entre la ruche et l’environnement. Après leur capture, certains insectes ont été invités à siroter de faibles doses d’un néonicotinoïde appelé thiamétoxam (commercialisé sous le nom de Cruiser). Cinq fois moins que la dose autorisée dans la mise d’autorisation sur le marché.

Résultat ? Les abeilles «traitées» avaient deux à trois fois plus de risques que les autres de mourir, perdues, à l’extérieur de la ruche. Probablement parce que le pesticide interférait avec leur système de localisation de la ruche, avancent les chercheurs.

Ces derniers ont ensuite développé un modèle mathématique simulant la dynamique de population des abeilles. Lorsqu’ils ont incorporé la mortalité due à un manque de localisation dans la simulation, le modèle a prédit que les populations d’abeilles exposées au pesticide devaient «chuter à un niveau tel qu’il ne permettrait plus leur rétablissement».

Il y a donc de quoi expliquer là pourquoi certaines colonies se vident et s’effondrent. Sans recourir à des causes multifactorielles (monocultures, parasitage etc), ni même invoquer les effets néfastes de possibles cocktails de pesticides, voire même de pesticides et fongicides dans la nature.

Des soupçons pesaient déjà sur ces pesticides innovants, dits systémiques, parce qu’ils enrobent directement les semences (lire l'article publié dans Sciences et Avenir mai 2011, n°771). Mais les industriels se sont toujours vigoureusement défendus en arguant que leurs produits étaient bien loin de contenir des doses létales -testées en laboratoire- pour les pollinisateurs.

Il semble aujourd’hui qu’il faille totalement revoir les procédures d’évaluation et d’autorisation de mise sur le marché de ces pesticides, dont les composés agissent sur le système nerveux central des insectes et se disséminent via le nectar et le pollen des fleurs cultivées. Un argument dont les apiculteurs, déjà en guerre contre le Gaucho et le Cruiser, ne manqueront pas s’emparer.

Les autorités de régulation du monde entier ont désormais de quoi réexaminer les conditions d’autorisation de ces pesticides.

Il ne fait pas de doute que l’industrie des produits phytosanitaires contestera ces études ou tentera d’obtenir des délais pour leur remplacement.

La bataille engageant la survie des pollinisateurs -et de nombreuses cultures- est sans doute loin d’être terminée.


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MessageSujet: CRUISER OSR : les apiculteurs veulent une interdiction rapide   Ven 30 Mar - 17:56

Les apiculteurs de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) réclament vendredi une interdiction immédiate du Cruiser OSR, après les révélations scientifiques sur la dangerosité du pesticide pour les abeilles et l'éventualité d'une interdiction du produit.

Pour le président du syndicat des apiculteurs Olivier Belval cette annonce s'inscrit dans le contexte "de la période électorale". "On est habitué à ce genre de réaction de dire +on va faire un suivi pendant un mois, un an+ et ainsi encore endormir la vigilance des populations", a-t-il souligné à l'AFP.

Se félicitant du "nouvel éclairage apporté par l'étude" sur le problème largement connu de la disparition des abeilles, M. Belval a demandé que le gouvernement passe immédiatement à l'interdiction de ce pesticide produit par le groupe suisse Syngenta.

"Le ministre s'y était engagé, il a maintenant les éléments scientifiques en main et il ne reste plus qu'à prendre la décision d'annuler directement l'autorisation de mise sur le marché sans passer par une nouvelle évaluation", a-t-il ajouté

Le 13 juillet 2011, le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire s'était en effet engagé, dans une réponse à l'élue des Verts, Anny Poursinoff, devant l'Assemblée nationale, "à retirer immédiatement l'autorisation du Cruiser OSR" si l'incidence négative de son utilisation sur "la reproduction et les populations" des abeilles était prouvée.

Le réseau France Nature Environnement (FNE), tout en restant prudent dans l'attente des résultats de l'évaluation, a vu "un message extrêmement positif" dans l'annonce jeudi soir du gouvernement.

"Cela fait quatre ans qu'on alerte sur les dangers de cette substance pour les pollinisateurs", a rappelé Marie-Catherine Schulz-Vannaxay, chargée de mission agriculture pour FNE.

"On savait que ces produits présentent un danger, mais on avait un manque d'évaluation pour ce qui se passe dans la réalité, lorsque les abeilles sont confrontées à ces substances dans les champs, là on a des éléments nouveaux", a-t-elle ajouté à l'AFP.

La revue Science a publié jeudi deux études sur les molécules des pesticides Cruiser et Gaucho qui établissent leur effet nuisible sur les abeilles et les bourdons. Le ministère de l'Agriculture, dès la publication de ces études, a indiqué qu'il envisageait d'interdire le Cruiser OSR, attendant confirmation de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

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MessageSujet: Paris envisage d'interdire le pesticide Cruiser OSR   Ven 30 Mar - 18:03

Le ministère de l'Agriculture a annoncé jeudi soir qu'il envisageait d'interdire le pesticide Cruiser OSR, du groupe suisse Syngenta, à la suite de la publication dans la revue Science d'une étude française attestant d'effets nuisibles du thiametoxam sur les abeilles.

Le ministère a souligné attendre un avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) sur cette étude d'ici fin mai, "avant la nouvelle campagne de semences en juillet", selon un responsable interrogé par l'AFP.

"Si ces nouvelles données étaient confirmées, l'autorisation de mise sur le marché" du Cruiser OSR, utilisé sur le colza, "serait retirée", a-t-il indiqué dans un communiqué.

Le ministère a demandé à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) et à l'Association de coordination technique agricole (Acta) "d'accélérer les recherches en plein champ" pour évaluer si les résultats de leur expérimentation "se retrouvent en condition réelle".

Auteurs de l'étude publiée dans Science, les chercheurs Mickaël Henry (Inra) et Axel Decourtye (Acta) ont marqué 653 abeilles en collant sur leur thorax une puce à radio-identification permettant de suivre leurs déplacements.

Ils ont ensuite donné à certaines d'entre elles une dose de thiamethoxam (famille des néonicotinoïdes) et constaté qu'elles avaient du mal à retrouver leur ruche --le pesticide interférant avec leur système cérébral de géolocalisation-- ce qui a entraîné la mort d'un grand nombre d'entre elles.

Paris a par ailleurs saisi de cette étude la Commission européenne et l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Aesa), leur demandant "d'en tirer toutes les conséquences pour l'évaluation européenne du thiametoxam".


Sciences et Avenir 29/03/2012
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MessageSujet: CRUISER dément : les scientifiques confirment !   Ven 30 Mar - 23:14

Face aux dénégations du fabricant du Cruiser, les scientifiques confirment que ce pesticide fait courir des dangers aux abeilles mais soulignent que le risque doit être encore avéré en plein champ.

Co-auteur, avec Mickaël Henry, d'une étude française publiée jeudi dans la revue scientifique américaine Science sur le thiaméthoxam, le chercheur français Axel Decourtye a aussi souligné que la mission de statuer sur les risques de l'utilisation du pesticide Cruiser OSR fabriqué par le groupe suisse Syngenta revient "aux instances officielles".

Le groupe suisse Syngenta, numéro un mondial de l'agrochimie, a contesté dans un communiqué l'étude portant sur le thiaméthoxam, l'une des matières actives du Cruiser OSR, utilisé sur le colza, en affirmant qu'elle était "fortement éloignée de la réalité".

Selon lui, la dose d'insecticide administrée est "au moins trente fois plus élevée que celle du nectar de colza protégé avec du Cruiser".

Il conteste par ailleurs les conséquences du pesticide sur le nombre d'abeilles pendant le temps de la floraison.


Mickaël Henry (Institut français de la recherche scientifique) et Axel Decourtye (réseau des instituts techniques agricoles) ont marqué 653 abeilles en collant sur leur thorax une puce à radio-identification permettant de suivre leurs déplacements.

Ils ont ensuite donné à certaines d'entre elles une dose de thiaméthoxam et constaté qu'elles avaient du mal à retrouver leur ruche, réduisant d'autant leurs chances de vivre. Un modèle mathématique établit d'ailleurs que les populations d'abeilles exposées au pesticide chutaient à un niveau ne permettant plus leur renouvellement.

Dès jeudi soir, le ministre français de l'Agriculture Bruno Le Maire a indiqué avoir demandé l'avis de l'Agence de sécurité sanitaire pour qu'elle confirme -ou non- d'ici deux mois, c'est à dire avant la nouvelle campagne de semences, que les dangers présentés par le pesticide dans le cadre de l'étude se confirmaient en plein champ.

"Si ces nouvelles données étaient confirmées, l'autorisation de mise sur le marché" du Cruiser OSR, qui protège les semis de colza, "serait retirée", a-t-il indiqué.

Axel Decourtye a de son côté contesté les arguments de Syngenta, indiquant que l'étude avait été conduite avec une dose qui peut être rencontrée en conditions réelles. Il a par ailleurs fait valoir qu'en tout état de cause le travail des chercheurs consistait à "regarder le danger de ce pesticide sur l'abeille, pas l'exposition des abeilles en conditions réelles".

"Chacun son boulot, ce n'est pas à nous, et encore moins à la firme, de définir s'il y a risque ou pas, ce sont les instances officielles qui ont mission de statuer là-dessus", a-t-il indiqué.

Ecologistes et apiculteurs français ont applaudi vendredi la publication de l'étude et réitéré leurs appels à interdire le Cruiser.

L'Union nationale de l'apiculture française (Unaf), qui milite de longue date contre ce pesticide, s'est réjouie du "nouvel éclairage apporté par l'étude" et a demandé une interdiction immédiate.

Selon l'Unaf, un avis au 31 mai serait trop tardif par rapport au calendrier de commande des graines de colza. "Le temps n'est plus aux études mais à l'action politique courageuse", estime le syndicat des apiculteurs.

Le réseau France Nature Environnement (FNE) a pour sa part vu "un message extrêmement positif" dans la réaction du ministère>.

Michèle Rivasi, députée européenne écologiste, s'est félicitée également de l'annonce du ministère. Elle a rappelé aussi que "les abeilles ne sont pas les seules victimes des phytosanitaires", "de plus en plus d'agriculteurs" étant affectés par ces produits.




Sciences et Avenir 30 mars 2012
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MessageSujet: PESTICIDES et abeilles informations plus détaillées   Mar 3 Avr - 23:19

Complément d'informations sur les deux dernières études démontrant le rôle joué par des insecticides de la famille des néonicotinoïdes sur la surmortalité des abeilles. Une faible contaminationsuffit pour ralentir la croissance d’une colonie, diminuer le nombre de naissances de reines et perturber les capacités de navigations. Ces nouveaux éléments accablants vont-ils faire réagir les politiques ?

Les populations d’abeilles sont en plein déclin depuis quelques années. Or, ces insectes jouent un rôle crucial dans le maintien de la biodiversité et dans la survie de nos cultures. Pas moins de 80 % des plantes exploitées commercialement dans le monde ont besoin de pollinisateurs pour se reproduire.

De nombreuses hypothèses ont vu le jour pour expliquer ce phénomène inquiétant. Trois d’entres elles sont proposées de manière récurrente : la présence d’agents pathogènes (tel que le varroa), l’existence de virus ou champignons spécifiques et l’utilisation de pesticides.

Les insecticides néonicotinoïdes, dont l'utilisation est largement répandue sur la Planète, agissent sur le système nerveux central en bloquant les influx et ce, dès une exposition à de très faibles doses (quelques nanogrammes). Ces composés chimiques ont la particularité d’être également présents dans le pollen et le nectar des végétaux traités. Malheureusement, ces deux substances sont consommées par les abeilles durant leurs vols en direction des ruches, puis au sein des colonies.

Plusieurs hypothèses relient la surmortalité des abeilles à l’emploi de néonicotinoïdes. Elles ont même poussé certains pays, dont la France, à prendre des mesures de précaution. Deux nouvelles études publiées dans la revue Science justifient cette démarche. Non seulement les insecticides néonicotinoïdes limitent la croissance des ruches et le développement de nouvelles reines, mais ils provoquent en plus des problèmes de désorientation chez les butineuses.


Un graphique accablant : il représente le nombre de nouvelles reines de bourdons terrestres naissant chaque année par ruche et après traitement. Les conséquences d'une exposition à l'imidaclopride sont particulièrement significatives. Or, seules les reines survivent à l'hiver. © Adapté de Whitehorn et al. 2012, Science

Dave Goulson, de l’université de Striling, s’est intéressé aux effets de l’imidaclopride sur des bourdons terrestres, Bombus terrestris. Son équipe a présenté trois lots de 25 colonies respectivement à une substance placébo et à une faible et une forte concentration en insecticides (6 et 12 μg par kg de pollen) durant 14 jours. Les 75 colonies ont ensuite été replacées à l’extérieur et suivies pendant six semaines supplémentaires.

La croissance des populations de bourdons a baissé de respectivement 8 et 12 % pour les spécimens exposés aux faibles ou aux fortes concentrations. Par ailleurs, un plus grand nombre de cellules vides ont été observées (la différence par rapport à une colonie saine est de minimum 19 %) ; il y a donc moins de larves en formation.

L'exposition à l'insecticide a eu une troisième conséquence : le nombre de naissances de nouvelles reines a chuté de 85 %. Près de 14 reines ont vu le jour par ruche saine, en moyenne, contre seulement 2 au sein des groupes exposés au pesticide. Or, les bourdons ont un cycle de vie annuel. Seules les jeunes reines peuvent survivre à l’hiver et former de nouvelles colonies au printemps suivant.


La technologie RFID est utilisée pour caractériser les mouvements effectués par une abeille entre sa ruche d'origine et le milieu extérieur. Ce système se compose d'une micropuce de 3 mg collée sur l'insecte (A) et de détecteurs placés à l'entrée de la colonie (B). © Henry et al. 2012, Science Express

La seconde étude a été menée par une équipe de l’Inra d’Avignon sous la direction de Mickaël Henry. Les chercheurs ont analysé le comportement de butinage chez des abeilles domestiques, Apis mellifera, exposées à du thiaméthoxame. Près de 653 insectes ont été équipés d’un RFID (une micropuce collée sur l’abdomen) puis soumis à deux traitements différents composés soit d'un placébo, soit de 20 μl d'une solution de sucrose contenant 1,34 ng d’insecticide.

Des détecteurs placés à l’entrée des ruches permettent d’identifier les abeilles quittant ou revenant à leur colonie. Le résultat est édifiant : en terrain inconnu 31,6 % des abeilles exposées à l’insecticide ont été incapables de revenir à leur point de départ ! Le thiaméthoxame perturbe donc les capacités de navigation de ces pollinisateurs.

Ces deux études apportent des preuves concrètes du rôle, certes partiel, joué par les insecticides de la famille des néonicotinoïdes sur la surmortalité des abeilles. Espérons que de telles preuves puissent faire réagir les pouvoirs publics sur cette problématique afin que de nouvelles réglementations voient le jour. Les tests effectués sur des insectes lors de la mise sur le marché des produits phytosanitaires sont également à revoir.

Futura Sciences 03/04/2012
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MessageSujet: ANSES : étude sur le thiamétoxam, insecticide, sur le comportement des butineuses   Jeu 19 Avr - 0:42

l'Anses examine les résultats d'une étude sur l'effet d'une substance active phytopharmaceutique sur le comportement de butineuses

Une nouvelle étude vient d'être publiée sur l'effet potentiel d'une substance insecticide, le thiamétoxam, sur la santé des colonies d'abeilles via son action sur le comportement des butineuses. Dans le cadre de la veille permanente qu'elle exerce, et à la demande du ministère chargé de l'agriculture, l'Anses va examiner sans délai cette nouvelle étude, ainsi que l'ensemble des autres études nouvelles potentiellement disponibles en vue d'éventuelles recommandations aux autorités françaises. Elle se rapprochera, si nécessaire, de ses homologues européens, afin d'intégrer les enseignements de ce travail au processus d'évaluation de ce type de substances.

Depuis plusieurs années, un phénomène d'affaiblissement et de mortalité des colonies d'abeilles est constaté dans de nombreux pays. Dans ce contexte, l'impact de divers facteurs pouvant agir en synergie sur la santé des colonies d'abeilles (maladies et parasites, stress lié aux changements des ressources alimentaires, produits phytopharmaceutiques, conditions climatiques, ….) est régulièrement mis en avant via différents travaux scientifiques.

Une nouvelle étude vient d'être publiée sur l'effet du thiamétoxam sur le comportement des butineuses et l'effet indirect qu'auraient ces modifications comportementales sur la santé des colonies d'abeilles.

Le thiaméthoxam est une substance active insecticide appartenant à la famille des néonicotinoïdes. Elle est autorisée au niveau européen pour une utilisation dans des préparations destinées notamment à lutter contre certains insectes ravageurs du maïs ou du colza, au titre du Règlement (CE) n°1107/2009, relative à la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques.

L'hypothèse explorée par les auteurs de cette nouvelle étude est que cette molécule induirait une désorientation chez les abeilles butineuses exposées à des doses non létales et provoquerait indirectement un taux de mortalité accru dans la colonie, en induisant une défaillance de retour à la ruche de ces butineuses.

Ce travail se base sur une méthode innovante consistant notamment à suivre les abeilles grâce à des puces RFID placées sur leur thorax afin d'évaluer leur retour à la ruche. L'Anses considère que le retour à la ruche des butineuses est un paramètre d'intérêt qui n'est pas actuellement un des critères suivis dans les études exigées par la règlementation. Elle suivra avec intérêt les expérimentations grandeur nature qui suivront cette première étude.

Dans le cadre de la veille permanente qu'elle exerce et à la demande du ministère chargé de l'agriculture, l'Agence va examiner sans délai cette étude et l'ensemble des données récentes éventuellement disponibles. Elle cherchera à auditionner les auteurs de cette étude afin qu'ils l'éclairent vis-à-vis de certains détails de la méthodologie mise en œuvre (modalités d'exposition des abeilles, variabilité de la dose reçue selon les abeilles, …). Sur cette base, l'Agence fera, si besoin, des recommandations aux autorités françaises et se rapprochera de ses homologues européens, afin d'intégrer les enseignements de ce travail au processus d'évaluation des substances actives phytopharmaceutiques.

ANSES 30/03/2012
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MessageSujet: Des apiculteurs rhonalpins demandent l'interdiction du pesticide Cruiser   Ven 20 Avr - 13:04

Mercredi, des dizaines d'apiculteurs rhonalpins ont bloqué l'accès aux bureaux de l'Agence nationale de sécurité alimentaire (ANSES), à Lyon. Ils réclamaient l'interdiction du pesticide Cruiser et des autres produits de la même famille.

Les apiculteurs s'impatientent. Selon une étude publiée en mars dernier dans la revue Science, la molécule contenue dans le pesticide Cruiser perturberait la capacité des abeilles à retrouver leur ruche, multipliant par 2 ou 3 leur risque de mortalité. Un impact que dénoncent depuis longtemps les apiculteurs qui peinent toutefois à se faire entendre. Si les résultats de l'étude ont depuis été contestés par le fabricant Syngenta, le ministère de l'Agriculture a annoncé qu'il envisageait d'interdire le pesticide.

Seul problème : avant de prendre une telle mesure, il attend que l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) ne rende son avis qui devrait être connu fin mai. Mercredi, des dizaines d'apiculteurs de la région Rhône-Alpes se sont donc rendus à Lyon pour bloquer l'entrée de l'ANSES et demander que le pesticide ne soit plus autorisé sur le marché. "Nous réclamons l'interdiction du Cruiser, mais aussi des pesticides de cette famille des néonicotinoïdes", a indiqué à l'AFP l'un des porte-paroles du Syndicat des apiculteurs professionnels de Rhône-Alpes ou de la Fédération française des apiculteurs professionnels.

Selon ce porte-parole, l'action a été menée par une soixantaine d'apiculteurs, mais une quarantaine d'après la préfecture. Des professionnels soutenus dans leur démarche par le mouvement des Faucheurs volontaires. Si les apiculteurs ont été finalement contraints de lever le blocage, une délégation aurait tout de même été reçue par le directeur de l'ANSES.




Maxisciences 19/04/2012
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MessageSujet: Suisse : la moitié des colonies d'abeilles ont péri l'hiver dernier, un record   Jeu 24 Mai - 1:54

Près de la moitié des colonies d'abeilles suisses, soit 100.000 colonies, ont péri l'hiver dernier, un triste record, selon une étude publiée mardi par les autorités helvétiques, pour qui la douceur du printemps et de l'automne 2011 ont favorisé la multiplication du parasite Varroa destructor, principal responsable de ces pertes.

"L'analyse des résultats montre une image bouleversante", indique ainsi l'Office fédéral de l'Agriculture (Ofag) qui suit depuis cinq ans la vie des abeilles. Selon les résultats de l'enquête, menée auprès de plus de 1.000 ruchers de tous les cantons suisses et du Liechtenstein, près de 50% des colonies d'abeilles des apiculteurs ont péri.

Ce chiffre correspond au cumul des pertes avant la mise en hivernage début octobre 2011, les pertes hivernales jusqu'à la sortie de l'hivernage des colonies d'abeilles mi-avril 2012 ainsi que les colonies qui étaient trop faibles à la sortie de l'hivernage pour devenir une colonie de production.

Tous les cantons ont été touchés par ces pertes dans une proportion plus ou moins forte. Ce sont les pertes les plus importantes enregistrées depuis que ces chiffres sont relevés systématiquement par les autorités suisses.

Du point de vue financier, cela équivaut à une perte de près de 25 millions de francs suisses (20,8 millions d'euros) pour les apiculteurs.

Comme dans d'autres pays, le parasite Varroa destructor joue un rôle prépondérant dans ces pertes hivernales.

L'action de cet acarien est triple : il prélève le sang de l'abeille, affaiblit le système immunitaire de l'abeille et agit comme vecteur d'autres agents pathogènes dont les virus.

Selon les scientifiques, le parasite raccourcit la durée de vie des abeilles d'hiver de 5/6 mois à 2/3 mois, de sorte que la colonie ne survit pas à l'hiver. Or la douceur du printemps 2011 a permis au Varroa de se multiplier rapidement, causant par la suite d'importantes pertes au sein des colonies d'abeilles.

En outre, "l'automne 2011 particulièrement clément a aussi favorisé le transfert du parasite dune colonie à une autre par la dérive d'abeilles ou par le pillage entre colonies", soulignent les chercheurs.




AFP / 30 millions d'amis 22/05/2012
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MessageSujet: Insecticide : Pourquoi interdire le Cruiser?   Sam 2 Juin - 11:04

Les agriculteurs ne devraient pas planter de semences de colza enrobées de thiamétoxam (ou thiaméthoxam) cette année. Le ministre de l’agriculture envisage en effet l’interdiction du Cruiser OSR, un pesticide de la famille des néonicotinoïdes, après avis de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail).

«L’effet néfaste de ce produit sur la mortalité des abeilles» serait démontré, selon le Ministre, Stéphane Le Foll, qui rappelle «qu’il existe des alternatives pour la protection du colza». L’Anses avait été saisie en mars dernier suite à la publication, dans la revue Science, d’une étude de l’Inra montrant que les abeilles ayant consommé de faibles doses de cette molécule présentaient des troubles mortifères de l’orientation. Le fabriquant suisse du Cruiser, Syngenta, a 15 jours pour faire part de ses observations.

Pour l’Anses, l’«approche originale» des chercheurs, qui ont conduit une étude comportementale des abeilles butineuses équipées de puces, met bien en évidence «un effet néfaste d'une dose sublétale de thiamétoxam sur le retour à la ruche des abeilles butineuses».

Toutefois, elle souligne que «dans les conditions de pratiques agricoles actuelles», l'exposition des abeilles via les résidus de nectar de colza «est inférieure à la dose utilisée dans l'expérience». Même si elle estime qu'une exposition à cette dose «ne peut être totalement exclue dans des circonstances particulières».

Même réserve du côté de l’Efsa, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, selon laquelle «la concentration en thiaméthoxam du sirop administré aux abeilles dans l’étude de Henry et al. (2012) est environ 10 fois supérieure à la concentration maximale observée dans un échantillon de nectar». Un chiffre proche de celui déjà avancé par Jean-Marc Bonmatin, du CNRS, que Sciences et Avenir avait interviewé sur le sujet.

Il faudra donc poursuivre les expérimentations «en faisant varier les niveaux d’exposition pour se rapprocher davantage des doses auxquelles les abeilles sont communément exposées» précise l’Anses.

Cependant, pour les experts français comme européens, le fait que les butineuses succombent après l’absorption de faibles doses montre que les pratiques actuelles d’évaluation des pesticides- qui ne considèrent que les doses mortelles- sont largement obsolètes.

D’autant que d’autres études ont mis en évidence les effets délétères d’un autre néonicotinoïde, l’imidaclopride (substance active du Gaucho) administré en toute petite quantité à des colonies de bourdons. Il y aurait de quoi «engager une réévaluation au niveau européen des substances actives néonicotinoïdes (dont fait partie le thiamethoxame) sur la base des données scientifiques nouvelles issues des études récentes» préconise l’Anses.

Le chantier déjà en cours, devrait s’achever d’ici décembre. Pourrait-il sonner le glas des néonicotinoïdes ? L’ironie de l’histoire est que ces insecticides systémiques-qui enrobent les semences et se diffusent dans le système vasculaire de la plante- avaient été mis au point, dans un souci environnemental, pour éviter les pulvérisations.



Sciences et Avenir 2/06/2012
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MessageSujet: Un film suisse sur les abeilles en première mondiale à Locarno    Lun 6 Aoû - 11:55

"More than Honey" parle du désastre écologique causé par le déclin des abeilles. Réalisé par Markus Imhoof, il sera présenté le 11 août en première mondiale au Festival de Locarno (TI) et diffusé en Europe à l'automne. Le biologiste zurichois Boris Baer a collaboré à sa réalisation.

"Nous avons discuté de l'importance de développer l'information au public, afin de faire comprendre combien les abeilles sont fascinantes et à quel point elles sont importantes pour notre avenir. (...) Si vous travaillez avec elles, vous en tombez amoureux", commente le chercheur.

A Perth (Australie), Boris Baer dirige le Centre de recherche intégrée sur les abeilles (CIBER) depuis trois ans. Avec son équipe de 34 scientifiques, il travaille sur leur système reproductif.

En collaboration avec les apiculteurs locaux, il explore la fertilité des mâles et cherche à améliorer l'immunité des abeilles. "L'Australie dispose d'une banque génétique énorme. On trouve ainsi des abeilles à l'état sauvage, ce qui a entièrement disparu en Suisse", explique M. Baer, interrogé par l'ats.

Son centre échange des résultats au sein d'un réseau mondial de chercheurs, dont fait aussi partie Paul Schmid-Hempel, de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), qui étudie le comportement des abeilles.

La rapidité est aujourd'hui un critère essentiel. Une course contre la montre s'est engagée. Cela n'est plus qu'une question de temps avant de voir l'Australie atteinte par le varroa, parasite ennemi numéro un de l'abeille.

Dans l'ouest de l'Australie, cet acarien n'est pas encore arrivé. La distance géographique, mais aussi une politique de quarantaine assez rigoureuse qui contrôle sévèrement toute importation animale ou végétale a permis de l'éloigner pour le moment.



ROMANDIE.COM 06/08/2012
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