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 ABEILLES : Pesticide STOP !

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MessageSujet: Pyrénées : surmortalité des abeilles : pas uniquement les pesticides   Lun 17 Nov - 21:52

Toulouse (AFP) - Les investigations menées chez 52 apiculteurs pyrénéens et dans des élevages proches n'ont pas permis de conclure à une "origine commune et unifactorielle" de la surmortalité des abeilles, alors que les pesticides étaient mis en cause, a annoncé lundi la préfecture.

Les services de l'Etat ont "conduit leurs investigations chez 52 apiculteurs, parmi les 58 ayant déclaré des pertes de cheptel (dans les Pyrénées orientales et l'Ariège, ndlr), et dans 25 élevages à proximité des ruchers touchés", a indiqué la préfecture des Pyrénées orientales, dans un communiqué publié à Perpignan.

Les apiculteurs soulevaient l'hypothèse d'une éventuelle exposition des colonies aux substances chimiques utilisées en élevage.

Mais "les résultats d'analyses ne permettent pas, en l'état, de conclure à une origine commune et unifactorielle pour l'ensemble des départements touchés", a fait savoir la préfecture, citant des experts scientifiques apicoles.

Selon la responsable de la Direction départementale de la protection de la population, Chantal Berton, jointe par l'AFP, "cette enquête a permis de mettre en évidence, à l'état de traces, la présence d'agents pathogènes et de substances chimiques connues pour des usages divers: utilisation phytosanitaire, usage sanitaire et biocide en élevage, usage apicole".

Un protocole de surveillance spécifique financé par l'Etat sera mis en place afin de poursuivre les études, ont annoncé des responsables du ministère de l'Agriculture lors d'une rencontre avec des représentants des apiculteurs. Cette surveillance devrait être réalisée dans des zones ciblées, dans les Pyrénées et les Alpes, dès cet hiver et sur deux saisons.

Le président de l'Union syndicale apicole du Roussillon, Michel Barcelo, avait affirmé à l'AFP en juin que "plus de 4.500 ruches étaient mortes" au cours de l'hiver dans les Pyrénées orientales et l'Ariège. Il avait notamment évoqué "l'hypothèse selon laquelle ces pertes considérables pourraient être dues à l'utilisation de produits phytosanitaires dans les bâtiments d'élevage, la désinsectisation".

La France et l'Europe sont en déficit d'abeilles, en raison d'une surmortalité multifactorielle des colonies.

Bruxelles a interdit en 2013 et pour deux ans l'usage des trois pesticides néonicotinïdes, jugés responsables en partie de cette situation.

Sciences et avenir 17/11/2014
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MessageSujet: Pyrénées-Orientales : Les scientifiques reconnaissent des traces de pesticides sur les abeilles mortes   Sam 22 Nov - 23:12

Les investigations menées chez des apiculteurs pyrénéens  n'ont pas permis de conclure à une "origine commune et unifactorielle" de la surmortalité des abeilles, alors que les pesticides étaient principalement mis en cause. Ils ont cependant reconnus la présence de traces de pesticides dans les ruches.

Les services de l'Etat ont "conduit leurs investigations chez 52 apiculteurs, parmi les 58 ayant déclaré des pertes de cheptel (dans les Pyrénées orientales
et l'Ariège,), et dans 25 élevages à proximité des ruchers touchés", indique la préfecture des Pyrénées orientales, dans un communiqué publié à Perpignan.

 © France 3 Yannick le Teurnier Une des ruches de l'école de Barnassac

Les apiculteurs soulevaient l'hypothèse d'une exposition des colonies aux substances chimiques utilisées en élevage. Mais "les résultats d'analyses ne permettent pas, en l'état, de conclure à une origine commune et unifactorielle pour l'ensemble des départements touchés", a fait savoir la préfecture, citant des experts scientifiques apicoles.

Selon la responsable de la Direction départementale de la protection de la population, Chantal Berton "cette enquête a permis de mettre en évidence,
à l'état de traces, la présence d'agents pathogènes et de substances chimiques connues pour des usages divers: utilisation phytosanitaire, usage sanitaire et biocide en élevage, usage apicole".

Jean-Philippe Antoine, porte-parole du Collectif des apiculteurs sinistrés des Pyrénées-Orientales, s'est félicité que les experts aient "enfin reconnu la présence de pesticides" dans les ruches. "Or nous apiculteurs, nous n'utilisons pas de pesticides, à la différence des éleveurs", a-t-il déclaré. Les produits chimiques utilisés par les apiculteurs, eux, "n'ont jamais tué les abeilles", a-t-il assuré. 

Le porte-parole a cependant regretté que les experts "noient le poisson en essayant de minimiser" l'impact des pesticides. "Ils sont sous l'emprise du lobby phytochimique", a-t-il accusé. "Ca ne s'arrêtera pas là", a ajouté le porte-parole, regrettant qu'"aucune aide financière supplémentaire" n'ait été proposée, tandis que les apiculteurs des Pyrénées-Orientales seules ont estimé qu'"un million d'euros" serait nécessaire pour relancer localement la filière. M. Antoine s'est malgré tout félicité de l'annonce par les experts de la mise en place d'un protocole de surveillance spécifique afin de poursuivre les études.

Cette surveillance, menée sur des ruchers-tests, devrait être réalisée dans des zones ciblées, dans les Pyrénées et les Alpes, dès cet hiver et sur deux saisons. 

"Plus de 5.000 ruches ont été déclarées comme mortes" au cours de l'hiver dans les Pyrénées orientales et l'Ariège, selon M. Antoine. La surmortalité des abeilles touche l'ensemble de la France et l'Europe, relançant le débat sur l'usage des pesticides et poussant Bruxelles à interdire en 2013 et pour deux ans l'usage de trois d'entre eux jugés en partie responsables de cette situation.

FR3 Languedoc-Roussillon 22/11/2014
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MessageSujet: Les insecticides néonicotinoïdes tuent les abeilles, en voici une preuve de plus   Lun 9 Fév - 13:43

Une preuve de plus que les néonicotinoïdes présents dans certains pesticides sont néfastes pour les abeilles. Selon une étude publiée dans le Journal of the Federation of American Societies for Experimental Biology, de faibles taux de néonicotinoïdes suffisent pour détériorer les cellules nerveuses des abeilles.

 100 millions : Probablement le nombre d'années qui se sont écoulées depuis que les premières abeilles sont apparues, en même temps que les premières fleurs.
Les plus anciens fossiles d'abeilles auraient été trouvés dans de l'ambre. Wikimedia Commons


Les chercheurs, des universités de St Andrews et Dundee (Ecosse), ont fourni à des bourdons de la nourriture contenant un taux de néonicotinoïdes utilisé en moyenne dans l'agriculture. Puis ils ont mesuré à quel point ces pesticides s'accumulaient dans leur cerveauSans surprise, ils ont constaté que les néonicotinoïdes agissaient rapidement, empêchant les mitochondries des cellules nerveuses de fonctionner correctement.

Résultat, les bourdons ne pouvaient pas vaquer à leurs occupations habituelles. Ils ne pouvaient pas apprendre des techniques essentielles pour reconnaître l'odeur d'une bonne fleur ou mémoriser leur trajet pour retourner dans leur colonie. Ce ne sont pas les seuls dommages causés aux abeilles. Les chercheurs ont également constaté que de faibles taux de néonicotinoïdes entraînaient:

- une réduction de 55% du nombre d'abeilles vivantes
- une réduction de 71% des couvains (ensemble des œufs, larves et nymphes) en bonne santé
- une réduction de 57% de la masse totale d'un nid d'abeille.



 84% c'est le pourcentage de végétaux cultivés en Europe qui ne seraient plus pollinisés sans les abeilles. Wikimedia Commons


Ce n'est évidemment pas la première fois que les conséquences des néonicotinoïdes sont pointées du doigt. "Les abeilles doivent apprendre plein de choses sur leur environnement, dont la façon de récolter du pollen sur les fleurs. L'exposition à cet insecticide néonicotinoïde semble empêcher les abeilles d'être capables d'apprendre leurs compétences essentielles", expliquait en juillet 2014 l'auteur d'une étude anglaise.

Les abeilles ne sont d'ailleurs pas les seules concernées: oiseaux et vers de terre pourraient également en souffrir. "Sans aller jusqu'à les tuer directement, ils empoisonnent le système nerveux, entraînant des pertes de l'orientation et des troubles du comportement", soulignait quant à lui Peter Rosenkranz sur Arte, spécialiste de la question. "Bien sûr, cela n'est pas valable pour tous les néonicotinoïdes. Les trois d'entre eux qui sont réellement reconnus toxiques sont utilisés dans les insecticides. Ce sont des substances qui ont été interdites par l'Union européenne par précaution, en attendant d'avoir plus de données sur l'impact négatif des néonicotinoïdes sur les abeilles, les bourdons et l'ensemble de la biodiversité."

 30%. C'est la part "de ce qui est dans nos assiettes directement lié à la pollinisation", selon Yves Le Conte, directeur d'unité à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra). Parmi ces produits, la confiture, le jus d'orange, le café... Un tiers de notre nourriture dépend directement des abeilles. Wikimedia Commons

Depuis fin 2013 en effet, l'Union Européenne a suspendu l'utilisation de trois néonicotinoïdes présents dans des pesticides pour quatre types de cultures: le maïs, le colza, le tournesol et le coton. Il s'agit des clothianidine, imidaclopride (ces deux insecticides sont justement ceux testés par les chercheurs) et thiaméthoxame.

Une mesure qui n'est pas suffisante selon Henri Clément, porte-parole de l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF), ces pesticides n'étant interdits "que sur certaines cultures, ils continuent d'être épandus sur d'autres et puis il reste d'autres pesticides de cette famille", déplorait-il dans un entretien donné au Monde.

 14% : La mortalité des abeilles en hiver, au printemps et en été. Ce qui montre que la saison n'est pas la cause principale de l'extinction des abeilles. Wikimedia Commons

Le 4 février 2015, le Sénat rejetait une proposition de résolution visant à faire interdire définitivement les néonicotinoïdes dans l'Union européenne, ce qui n'a pas manqué d'indigner les écologistes.


Huffington Post 6/2/2015
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MessageSujet: Hécatombes dans les ruches : des abeilles forcées à butiner trop jeunes    Jeu 12 Fév - 13:20

Face à la disparition des abeilles qui frappe depuis le début des années 2000 de nombreuses ruches en Europe et aux Etats-Unis surtout, avec des effondrements de populations de 30 % à 90 % en raison des insecticides ou des parasites, une étude met au jour un des facteurs majeurs de cette hécatombe : les abeilles les plus jeunes se trouvent contraintes de butiner trop précocement pour pallier l'insuffisance en nombre d'insectes adultes, ce qui provoque leur mort. L'organisation sociale des ruches s'en trouverait bouleversée.

 Une abeille sur un bleuet fleur. Photo de Betty Shelton / Shutterstock

De précédentes recherches avaient déjà montré que de telles situations, avec des insectes adultes victimes d'insecticides ou de parasites, contraignaient les jeunes abeilles à aller butiner plus tôt que la normale. Cette nouvelle étude, parue lundi dans les comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS), vise à en déterminer les effets physiologiques sur ces insectes et les conséquences sur les colonies. Normalement, les abeilles commencent à butiner à deux ou trois semaines. Mais quand les ruches sont affaiblies par des maladies, un manque de nourriture ou d'autres facteurs qui tuent les abeilles adultes, les jeunes doivent prendre le relais plus tôt.

Les chercheurs ont attaché des émetteurs radio qui ont permis de suivre les mouvements de milliers d'abeilles durant toute leur vie. Ils ont constaté que celles qui commençant à butiner très jeunes mouraient plus souvent que les autres lors de leurs premiers vols hors de la ruche. « Le fait que les jeunes abeilles quittent la ruche plus tôt pour aller chercher du nectar et du pollen est probablement une adaptation à la réduction du nombre d'abeilles butineuses plus vieilles.


 Les abeilles connaissent depuis plusieurs années des taux de mortalité anormaux partout dans le monde. MICHAEL KOOREN / REUTERS



Et si le taux de mortalité accru persiste trop longtemps, l'équilibre de la population de la ruche peut être compromis avec une accélération du nombre d'abeilles qui périssent et ce avec des conséquences catastrophiques », explique Clint Perry, de la faculté de biologie et de chimie de l'université Queen-Mary à Londres, l'un des principaux coauteurs de cette étude.

« Nos résultats, qui s'appuient sur un modèle mathématique, suggèrent que de traquer l'âge des abeilles quand elles commencent à butiner pourrait être un bon indicateur de la santé de toute la ruche », ajoute-t-il. Selon ce scientifique, « ces travaux apportent un éclairage sur les raisons de l'effondrement soudain de certaines colonies d'abeilles, ce qui pourrait aider dans la recherche de moyens pour empêcher ce phénomène », ajoute-t-il.

 Le Monde 1/8/2014



Le Monde 10/2/2015
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MessageSujet: Abeilles : le géant des pesticides Bayer porte plainte contre l’Europe   Jeu 26 Fév - 13:50

Dans les épisodes précédents, des regroupements d’apiculteurs portaient plainte contre Bayer et Syngenta, deux géants des pesticides. Le groupe Bayer, non content de nier fermement les faits, a déposé une plainte contre la Commission Européenne.


 Abeilles sociales (ici Apis mellifera). Waugsberg CC BY-SA 3.0

Revenons sur les faits : Bayer et Syngenta sont deux groupes d’agrochimie importants, dont les produits ont été incriminés à plusieurs reprises dans des cas suspects de mortalité d’abeilles. En 2014, des millions d’abeilles sont mortes : on estime qu’un tiers ont disparu aux États-Unis et on a répertorié quelques cas particulièrement suspects, notamment 37 millions d’un coup dans une ferme au Canada (on estimait début 2014 qu’en Europe il manquait 13 millions de colonies).

Des organisations ont donc porté plainte contre les fabricants de pesticides. Sur un court comme long terme, la disparition des abeilles pose un problème pour la biodiversité : de manière très concrète non seulement toute notre chaîne alimentaire est menacée mais de façon plus large tout l’équilibre de la flore et de la faune.

Le groupe Bayer et le groupe Syngenta ont donc décidé de porter plainte contre la Commission Européenne, dans le but que celle-ci retire les restrictions imposées à l’utilisation de pesticides. Ils estiment que l’interdiction est « injustifiée » et « disproportionnée« .

Plusieurs associations sont montées au créneau, jugeant que la pression du public était un vrai pouvoir contre ce type de lobby. En face des affirmations de Bayer, plusieurs études prouvent scientifiquement que les produits contribuent à la surmortalité des abeilles. L’Union Européenne n’avait pas agi au hasard en interdisant certains pesticides en 2013.

Plusieurs études incriminent directement ce qu’on appelle les néonicotinoïdes (ou néonics en raccourci). Ce sont des substances actives, enrobant les graines : d’abord elles atteignent la plante et modifient la composition de celle-ci. Dans un deuxième temps cela tue les insectes venant manger la plante.

On peut utiliser d’autres produits bien moins toxiques mais les pesticides répandus, produits par des multinationales comme Bayer et Syngenta, contiennent des néonicotinoïdes.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments avait mené son enquête et estimé que les néonicotinoïdes étaient effectivement un risque pour les abeilles. Une campagne de sensibilisation avait eu lieu à destination des organismes preneurs de décisions. A l’époque déjà, Bayer avait protesté, proposant des contre-études, mais la Commission Européenne avait ignoré ce lobbyisme.

L’entreprise revient à présent à la charge puisque les restrictions ont un cycle de deux ans, ensuite réévaluées.

Si vous le souhaitez, vous pouvez signer la pétition mise en place par SumOfUs. 


ConsoGlobe 11/2/2015
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MessageSujet: Charente et Charente-Maritime : c'est l'hécatombe dans les ruches d'abeilles   Mer 11 Mar - 19:33

Phénomène inédit, la mortalité a atteint 50 à 100 % dans certains ruchers. Des apiculteurs témoignent !

Un désastre. Apicultrices à Richemont (Charente), Isabelle Geay et Isabelle Garnier oscillent entre la tristesse et la colère. À la sortie de l'hiver, la première a découvert une mortalité de 100 % dans ses six ruches, en contrebas de sa maison. Seulement 9 des 27 ruches de la deuxième, semées autour de Cognac (Charente), sont encore actives, mais fragiles.


 La mortalité a atteint 50 à 100 % dans certains ruchers. © PHOTO PHILIPPE MENARD


Les malheurs des abeilles ne sont pas nouveaux. « Il y a vingt ans, on posait un rucher au fond du jardin, sans s'en occuper, on récoltait 80 kg de miel. Aujourd'hui, si on arrive à 12 kg, on est content », relève Isabelle Garnier. Mais l'ampleur de cette mortalité hivernale, habituellement située autour de 5 %, est inédite.

Le phénomène n'est pas isolé. Adhérente du syndicat apicole de Charente-Maritime, Isabelle Geay participait le 28 février à une réunion lors de laquelle de nombreux collègues ont fait le même constat : l'un a perdu 25 ruches sur 45, un autre, sur l'île d'Oléron, 75 % de ses 80 ruches…

Dans la foulée, le président Christian Giraudet a envoyé un courrier d'alerte à la Direction départementale des populations, ainsi qu'à la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal et celui de l'agriculture, Stéphane Le Foll.

La filière en est au stade du recensement et des analyses. Les symptômes sont curieux. Isabelle Geay a retrouvé des ruchers disposant de larges réserves de nourriture, mais il ne restait qu'une poignée d'abeilles mortes. Pas de cadavres non plus au pied de leur logis. Les insectes se sont évanouis dans la nature, y compris certaines reines qui, normalement, ne quittent jamais leur nid. Isabelle Garnier en montre une, décédée à six mois, alors que sa durée de vie devrait être de trois ans.

Cette longévité atteignait cinq ans il n'y a pas si longtemps. « On est extrêmement soigneuses dans nos pratiques. La seule variable qui a changé c'est l'apparition, il y a une dizaine d'années, des pesticides néonicotinoïdes, neurotoxiques et perturbateurs endocriniens qui enveloppent les semences. Les abeilles perdent la boule, c'est un peu comme si elles étaient atteintes de la maladie d'Alzheimer », pointe Isabelle Garnier.

Dans son courrier, Christian Giraudet s'interroge sur un lien avec un traitement des pucerons sur les blés et contre la cicadelle dorée, dans les vignes. « Je ne veux pas rentrer dans le schéma des "pauvres" apiculteurs contre les agriculteurs. Ils sont les premiers touchés par les traitements. On ne parle pas du miel qu'on met sur la tartine, on pourra toujours le remplacer par de la confiture. Mais la floraison arrive dans un mois, qui va polliniser tout ça ? Est-ce qu'on va manger des cerises, des prunes, des poires cette année ? », interpelle Isabelle Garnier, qui souligne aussi le rôle « irremplaçable » des antiviraux fabriqués par les abeilles dans la médecine moderne.

Pour Isabelle Geay, l'hécatombe apicole pourrait venir « d'un effet d'accumulation des pesticides ». Elle déplorait déjà une perte à la base, puisqu'elle ne disposait que de 27 essaims assez forts pour passer l'hiver, sur un potentiel de 50 ruches.

« La durée de vie d'une abeille d'hiver est passée de 200 jours à 160. Le cycle annuel est cassé. Et, sans pollen, on n'aura pas de couvains. On est sur un fil. Aujourd'hui, on ne peut pas se taire. La solution est politique », insistent les apicultrices. Isabelle Geay formule un conseil : « Faites des réserves de miel, il va coûter cher cette année… »


Sud-Ouest 9/3/2015
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MessageSujet: Les abeilles bientôt mieux protégées par la loi ?   Mar 24 Mar - 22:52

Un amendement peut-il sauver les abeilles? Dans le projet de loi sur la biodiversité, largement adopté mardi en première lecture par l'Assemblée nationale, un amendement pourrait faire le miel des apiculteurs. Voté la semaine dernière par les députés alors que la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal y était opposée, il prévoit l’interdiction à compter de janvier 2016 de cinq molécules toxiques pour les abeilles.

Ces néonicotinoïdes, utilisés dans l’agriculture, seraient une cause majeure de disparition des abeilles, dont les populations sont en chute libre en Europe: selon un rapport publié jeudi par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) (en anglais) et cofinancé par la Commission européenne, près de 10% des quelque 2.000 espèces sauvages d’abeilles européennes sont menacées d'extinction et 5% supplémentaires le seront bientôt.

 Abeille domestique, genre Apis. © Denis Bourgeois (Arthropologia).

Pour Henri Clément, porte-parole de l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf), l’interdiction totale de tous les néonicotinoïdes est urgente. «Il y a plusieurs causes de mortalité des abeilles, mais celle-ci est prépondérante, explique-t-il. Ces produits, lorsqu’ils sont utilisés sur des plantes dont les abeilles récupèrent le pollen, provoquent des mortalités fortes dans les colonies. On atteint 30% de mortalité hivernale alors qu’avant l'arrivée de ces pesticides dans les années 90, la mortalité était d'environ 5%», chiffre-t-il. Selon des données recueillies par l’Unaf, la mortalité dans les ruches a atteint 50 à 80% dans certaines régions de production de miel.

Tournesol, maïs, orge, betteraves… De nombreuses cultures sont traitées avec ces produits destinés à éradiquer les insectes néfastes. Mais les abeilles en font les frais, comme le soulignent plusieurs études scientifiques, ainsi que les sols, dans lesquels ces produits s’infiltrent, et les milieux aquatiques où ils se dispersent. Le député socialiste Gérard Bapt, qui a défendu l’amendement à l’Assemblée nationale aux côtés de Delphine Batho, a insisté sur les effets néfastes des néonicotinoïdes aussi bien pour les abeilles que pour les hommes. Pour le député, ils sont «neurotoxiques de 500 à 10.000 fois plus que le DDT, qui est interdit» et «il n'y a pas un seul repas où nous n'en consommons pas tous les jours».

Sans les abeilles, il ne nous resterait toutefois pas grand-chose à manger: selon l’étude de l'UICN, 84% de la production végétale destinée à la consommation humaine en Europe dépend de la pollinisation assurée par les abeilles et les bourdons. Si les apiculteurs s’inquiètent de la chute brutale de la production de miel en France, qui a baissé d’un tiers entre 2013 et 2014 selon le bilan annuel de l’Unaf, c’est bien plus que la tartine du matin qui pourrait disparaître: d’après les études de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), la disparition des pollinisateurs «modifierait profondément les équilibres alimentaires mondiaux» en limitant notre source d’alimentation aux céréales, moins dépendantes des insectes. «Les cultures qui dépendent des pollinisateurs assurent plus d’un tiers de la production mondiale de nourriture», chiffre l’Inra.


Environ 225 000 espèces de plantes à fleurs sont pollinisées par 200 000 espèces d’animaux parmi lesquelles en premier lieu des insectes, de l’ordre des hyménoptères (abeilles et guêpes principalement), des diptères (mouches syrphes en particulier), des lépidoptères (papillons) ou des coléoptères (charançons), et aussi en milieu tropical, des oiseaux et des chauves-souris.

La pollinisation par les insectes, dénommée entomophile, est indispensable à la fécondation d’une majorité d’espèces de plantes à fleurs que l’on cultive pour leur graine (colza, tournesol, sarrasin), leur fruit (pomme, poire, kiwi, melon), leur racine ou leur bulbe (carotte, radis, oignon), leur feuillage (chou, salade)...

Le vent est le vecteur principal pour 10 % des plantes à fleurs dont la plupart des céréales (riz, maïs, orge, seigle).

20 Minutes 24/3/2015
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MessageSujet: Miel: des apiculteurs en route pour un don d'essaims en Ariège   Sam 28 Mar - 9:29

Paris (AFP) - Des apiculteurs de toute la France ont pris la route vendredi pour l'Ariège, afin d'apporter des essaims à cette région touchée par des mortalités massives d'abeilles, alors que la production de miel est au plus bas depuis 20 ans en France.


 Un apiculteur récolte du miel à Paris le 9 septembre 2014 (c) Afp

Des voitures chargées de collecter sur leur route les essaims des 70 apiculteurs donateurs sont parties du nord-est, de l'ouest, du sud-ouest et du sud-est de la France."Nous avons chargé des essaims en Alsace et à Beaune, nous nous arrêterons aussi à Nîmes", a expliqué à l'AFP Nicolas Gy, parti du Nord-Est et membre de la Confédération paysanne, syndicat agricole minoritaire à l'origine de l'opération, avec la Fédération française des apiculteurs professionnels (FFAP).

Au total, environ 200 essaims devraient être remis tôt samedi matin aux apiculteurs ariégeois, entre les communes de Fabas et CérizolsL'association Sol'Abeille sera ensuite chargée de mutualiser les essaims pour relancer des colonies d'abeilles.

Cette opération inédite est le résultat d'un appel aux dons lancé en novembre après l'hécatombe exceptionnelle qui avait touché les ruches de l'Ariège et des Pyrénées Orientales à l'hiver 2013-2014.

Les analyses effectuées depuis ont montré "des traces de molécules contenues dans des produits anti-parasitaires" pour le bétail, utilisés dans le cadre de la lutte contre la fièvre catarrhale ovine (FCO), a expliqué à l'AFP Alain David, coordinateur de la FFAP.

La production de miel en France en 2014 a baissé d'un tiers par rapport à l'année précédente pour tomber à environ 10.000 tonnes, le niveau le plus bas depuis 20 ans.

La France et l'Europe sont en déficit d'abeilles, en raison d'une surmortalité des colonies, liée à une dégradation de leur environnement et à l'utilisation de pesticides, jugés par les apiculteurs comme l'une des causes majeures de leur disparition.

L'Assemblée nationale a voté la semaine dernière l'interdiction à compter de janvier 2016 des produits phytosanitaires de la famille des néonicotinoïdes, réputés toxiques notamment pour les abeilles



Sciences et avenir 27/3/2015
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MessageSujet: Etats-Unis : premières mesures contre les pesticides tueurs d’abeilles   Jeu 9 Avr - 23:57

Neuf mois après le lancement, par décret présidentiel, d’une « stratégie fédérale pour la santé des abeilles et des autres pollinisateurs », les Etats-Unis prennent leurs premières mesures de restrictions des insecticides dits « néonicotinoïdes »

Dans une lettre adressée début avril aux firmes agrochimiques, l’Agence de protection de l’environnement (EPA) américaine prévient qu’elle ne délivrera plus d’autorisation de mise sur le marché de nouveaux produits contenant des molécules de la famille visée (imidaclopride, thiaméthoxame, etc.). Celles-ci sont suspectées d’être les éléments déterminants du déclin des abeilles domestiques et des insectes pollinisateurs et, vraisemblablement, d’une variété d’autres organismes (oiseaux, organismes aquatiques…).

 Photo d'une ruche aux Etats-Unis. Paul J. Richards /AFP

Ce moratoire sur les nouveaux usages de ces substances s’applique au niveau fédéral, mais il fait suite à plusieurs initiatives locales, en particulier dans les Etats de l’Oregon et de Californie, visant à restreindre l’usage de ces substances controversées, notamment sur les terrains publics. « Il ne fait aucun doute que ces produits toxiques tuent nos pollinisateurs, a déclaré Lori Ann Burd, directrice pour la santé environnementale du Centre pour la diversité biologique, dans un communiqué. Nous louons l’EPA de l’avoir reconnu et d’avoir pris cette décision, même s’il faut aller plus loin ».

Régulièrement accusée par les apiculteurs et les organisations non gouvernementales de laxisme en matière d’évaluation des risques des pesticides, l’EPA a été la cible de plusieurs poursuites en justice. En particulier, selon un rapport publié en mars 2013 par l’ONG Natural Resources Defense Council (NRDC), l’EPA a utilisé, de nombreuses années durant, une procédure d’autorisation temporaire pour donner un agrément de facto permanent à une grande part des pesticides actuellement sur le marché américain. Dans de nombreux cas – en particulier celui de plusieurs néonicotinoïdes –, les études d’évaluation du risque environnemental et sanitaire n’ont pas été menées par l’agence.

Dans sa lettre, l’EPA précise ainsi qu’elle attend des firmes agrochimiques des données sur les effets de leurs produits sur les pollinisateurs. A partir de ces données, l’agence ajoute qu’elle conduira – mais plus vingt ans après leur mise sur le marché – une évaluation du risque présenté par ces substances avant de forger son opinion à leur sujet.

De l’autre côté de l’Atlantique, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a mené en 2013 une telle évaluation, qui a conduit à la mise en place d’un moratoire partiel de deux ans sur les principaux néonicotinoïdes, touchant le territoire des Vingt-Huit. En France, l’un des premiers pays à avoir restreint leur usage, un amendement au projet de loi sur la biodiversité, visant à les interdire définitivement du territoire national, a été adopté le 19 mars.

La décision américaine, très en retrait par rapport à celle de la Commission européenne, est confortée par une étude publiée dans la dernière édition de la revue Environmental Science & Technology. Conduits par Margaret Douglas et John Tooker (université de Pennsylvanie, Etats-Unis), ces travaux permettent de retracer l’intensité de l’utilisation des néonicotinoïdes depuis leur introduction, en 1993. De telles statistiques n’avaient jamais été tenues par les autorités américaines, et les chercheurs ont dû solliciter d’autres sources – des bases de données publiques croisées avec des informations issues de l’industrie – pour établir l’histoire de l’usage de ces molécules aux Etats-Unis.

La courbe montre une utilisation d’abord très marginale, puis une forte croissance dès l’année 2003, c’est-à-dire précisément un an avant que les apiculteurs américains ne rapportent des mortalités anormales dans leurs cheptels. « Les régulateurs, les semenciers, les agriculteurs et le public pèsent les coûts et les bénéfices de l’utilisation des néonicotinoïdes, a déclaré Mme Douglas. Mais ce débat se tient en l’absence de l’information de base, à savoir quand, où et comment ces molécules sont utilisées… Notre travail permet d’être informés sur ces éléments fondamentaux relatifs à l’usage des néonicotinoïdes ».



Le Monde 9/4/2015
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MessageSujet: La Maison Blanche dévoile un plan pour sauver les abeilles   Jeu 21 Mai - 15:00

Washington (AFP) - La Maison Blanche a dévoilé mardi un plan d'action national pour sauver les Abeilles et autres pollinisateurs en péril, qui jouent un rôle clé dans la sécurité alimentaire américaine et pour l'environnement.

"Les insectes pollinisateurs sont essentiels pour l'économie nationale, la sécurité alimentaire et l'environnement", a expliqué John Holdren, l'un des principaux conseillers scientifiques du président Barack Obama.

"La pollinisation par les seules abeilles représente plus de 15 milliards de dollars de récoltes agricoles annuellement" dans le pays, a-t-il précisé. Il s'agit de fruits, de fruits à coque et de légumesMais "ces pollinisateurs souffrent".

 Le président américain Barack Obama et l'un des ses principaux conseillers scientifiques John Holdren passent dans le jardin de la Maison Blanche, le 7 mars 2014 à Washington (c) Afp

En effet, selon une estimation du département de l'Agriculture (USDA) publiée la semaine dernière, les apiculteurs ont perdu 42% de leurs colonies d'abeilles ces douze derniers mois dont une grande partie en hiver.

C'est la deuxième plus mauvaise année pour la mortalité des abeilles domestiques aux Etats-Unis dans les annales. La pire avait été en 2012-2013 avec la disparition de 45% des colonies.

"Des pertes aussi importantes toute l'année restent très inquiétantes", avait dit Jeff Pettis, un entomologiste de l'USDA, co-auteur de cette recherche. "Les chercheurs doivent trouver de meilleures réponses à l'origine des événements qui mènent à ces pertes en hiver comme en été".

 Une Abeille Andrena vaga sur une feuille, ici dans les Ardennes belges. James Lindsey at Ecology of Commanster CC BY-SA 3.0

Ce phénomène encore mystérieux observé depuis 2006 en Amérique du Nord, mais aussi en Europe notamment, décrit la disparition assez soudaine dans les ruches de millions d'abeilles adultes.

Pour les scientifiques, une combinaison de plusieurs facteurs serait responsable de cette hécatombe, dont une mite parasite, un virus, la diminution des éléments nutritifs disponibles et la nocivité des pesticides.

Le plan d'action américain vise aussi à reconstituer les populations de papillons Monarques, en très forte diminution. Le nombre de ces papillons migrateurs, qui vont passer l'hiver dans le sud, surtout au Mexique, a baissé de 90%, voire davantage ces deux dernières décennies.

 Abeille à miel d'Amérique du Sud : Trigona spinipes. José Reynaldo da Fonseca CC BY-SA 2.5

Ce plan prévoit de limiter la mortalité des colonies d'abeilles pendant l'hiver à 15% maximum dans les dix ans et à restaurer 2,8 millions d'hectares d'habitat dans les cinq ans grâce à des interventions fédérales et des partenariats entre secteurs public et privé. Il compte également accroître la population des papillons monarques jusqu'à 225 millions d'ici cinq ans sur une superficie de forêt d'environ six hectares au Mexique, en collaboration avec le gouvernement mexicain.

De nombreuses agences fédérales sont mobilisées pour diversifier les espèces de plantes sur les terres fédérales, pour qu'elles soient mieux adaptées aux besoins nutritifs des abeilles et autres pollinisateurs. Selon les scientifiques, les vastes régions agricoles pratiquant la monoculture privent les abeilles de leurs sources de nourriture.

Ce plan qui met aussi l'accent sur la recherche scientifique, repose sur une stratégie "de mobilisation de toutes les ressources", faisant appel à tout un chacun, du fonctionnaire fédéral au simple citoyen, pour agir et sauver les abeilles, explique la Maison Blanche.

 Un papillon Monaque. Inzilbeth GFDL

Ces mesures sont l'aboutissement de l'appel lancé en juin 2014 par le président Obama pour mettre en oeuvre une stratégie fédérale.

"Accroître l'étendue et la qualité de l'habitat des pollinisateurs est une partie importante de cet effort allant du développement de jardins près des immeubles fédéraux à la restauration de millions d'hectares de terres domaniales et privées", a précisé la présidence.

Mais la Maison Blanche s'est montrée mesurée sur l'impact des insecticides: "Les pesticides jouent un rôle clé dans la production agricole et la santé de notre société. Atténuer leurs effets sur les abeilles est une priorité du gouvernement fédéral", indique le document.

En avril, l'Agence de protection de l'environnement (EPA) a établi un moratoire sur l'utilisation de certains pesticides (néonicotinoïdes) jusqu'à une évaluation complète des risques.

L'Union européenne a interdit trois grandes classes de ces pesticides accusés de tuer les abeilles.

Tout en se félicitant de ce plan, les organisations de défense de la nature aux Etats-Unis estiment que l'administration Obama ne va pas assez loin, surtout pour réduire l'usage des pesticides.

"Le président a raison d'insister sur l'urgence de ce problème. Ces recommandations sont un bon premier pas pour sauver les abeilles, mais davantage d'actions plus urgentes sont nécessaires", juge Peter Lehner, directeur du Natural Resources Defense Council, qui appelle à une réduction drastique de l'usage des pesticides.




Sciences et avenir 19/5/2015
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MessageSujet: France : Le Plan d'action pour les abeilles présenté en conseil des ministres   Jeu 21 Mai - 15:10

Paris (AFP) - La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a présenté mercredi en conseil des ministres un "plan national d'action" en faveur des abeilles et pollinisateurs sauvages, menacés par les pesticides néonicotinoïdes.

La France va par ailleurs engager "une démarche" pour que le moratoire partiel européen sur ces pesticides soit reconduit et étendu.

Les néonicotinoïdes, des insecticides agissant sur le système nerveux des insectes, sont accusés de décimer les colonies d'abeilles.

 Un apiculteur vérifie l'état de ses ruches, à Colomiers (sud-ouest) le 1er juin 2012 (c) Afp

"S'il n'y a plus de pollinisateurs en France, qui dans certaines régions ont baissé de 40%, il n'y aura plus de fleurs, il n'y aura plus de fruits. (...) La nature rend des services gratuits. On estime à 1 milliard et demi (d'euros par an) la valeur des services rendus par les abeilles, les papillons, les pollinisateurs sauvages", a déclaré Ségolène Royal à l'issue du conseil.

Le plan "France, terre de pollinisateurs" prévoit notamment de généraliser aux 12.000 kilomètres du réseau routier national non concédé le fauchage tardif et les jachères fleuries. Cette pratique a été expérimentée pendant trois ans sur les bordures vertes des accotements routiers et autoroutiers et a abouti à une augmentation de 30% de la diversité des insectes pollinisateurs.

Ce plan, l'une des mesures d'accompagnement du projet de loi sur la biodiversité adopté en mars, en première lecture, par l'Assemblée nationale, prévoit aussi l'installation de 5.000 gîtes à insectes et ruchers en partenariat avec les collectivités.

 Une Abeille solitaire (ici Dasypoda altercator). Christian Fischer CC BY-SA 3.0

La France "engage" par ailleurs une "démarche" pour obtenir l'"extension" du moratoire partiel européen à "l'ensemble des pesticides néonicotinoïdes". En décembre 2013, l'Union européenne a imposé pour deux ans un moratoire partiel sur trois types de néonicotinoïdes.

Selon un rapport du Conseil européen des académies des sciences, les néonicotinoïdes ont de graves effets négatifs sur la faune, l'eau et les sols. Certaines publications montrent une toxicité pour l'homme, rappelle le ministère de l'Ecologie.

L'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) va être saisie pour déterminer "quelles nouvelles interdictions appliquer en France et dans quel calendrier, en prenant en compte les réévaluations européennes".

La ministre demande également "l’accélération de la réévaluation scientifique" de l'impact de ces pesticides par l’Agence européenne de sécurité sanitaire des aliments (AESA).

L'ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho a déploré que le gouvernement n'ait pas décidé un moratoire sur les néonicotinoïdes. Contre l'avis du gouvernement, l'Assemblée nationale avait voté le 19 mars l'interdiction, à compter de janvier 2016, des produits phytosanitaires de la famille des néonicotinoïdes, via un amendement des socialistes Gérard Bapt et Delphine Batho.

M. Bapt a vu dans la volonté affichée par le gouvernement d'obtenir une extension du moratoire européen "une avancée", même s'il reste notamment "à voir les modalités d'application".

 Les abeilles, notamment en phase de grande activité ont besoin de s'hydrater en buvant. Trouver des sources d'eau non polluées leur est parfois difficile, particulièrement en ville. Bartosz Kosiorek Gang65 cc by-sa 3.0

La Fondation Nicolas Hulot et l'ONG Générations Futures ont noté "l’engagement de la France pour un moratoire sur l’ensemble des substances au niveau UE". Mais, estiment-elles, "les mesures présentées restent en-deçà de l’enjeu sanitaire et environnemental posé par ce type de substances en France". La Fondation Hulot avait réclamé fin avril "des décisions d'urgence" face à "à cette urgence sanitaire et environnementale".

L'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) a accueilli "favorablement les actions annoncées". Elle "attend néanmoins des précisions pour évaluer l’ampleur des avancées pour la santé des abeilles" et souhaite rencontrer la ministre au sujet des mesures annoncées.

Selon l'Unaf, en 2014, la mortalité des abeilles a atteint 50 à 80% dans de nombreuses zones des grandes régions de production françaises, contre 5% avant l'arrivée dans les années 90 de pesticides comme les néonicotinoïdes. La production de miel (10.000 tonnes), "divisée par trois depuis 1995", a été la plus faible de l'histoire de l'apiculture française.


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MessageSujet: Pétition : Pour que vivent les #abeilles ! Stop aux #pesticides   Mar 5 Jan - 18:07

Début 25/11/2015 - Fin ?
Auteur : Sauvons la Forêt

Cibles : Parlement, à la Cour de justice et aux gouvernements des États membres de l’Union européenne




L’industrie phytosanitaire mène une guerre chimique contre la nature. Les pesticides neurotoxiques les plus dangereux sont utilisés dans l’agriculture, tuant les insectes dits nuisibles mais aussi les abeilles et autres pollinisateurs. Demandons l’interdiction totale de ces poisons, y compris au dernier venu, le Sulfoxaflor.

Les groupes chimiques BASF, Bayer, Dow et Syngenta fabriquent de très dangereux pesticides neurotoxiques. Utilisés dans l’agriculture, les insecticides tuent non seulement dans les champs où ils sont pulvérisés mais aussi dans d’autres zones, transportés par le vent.

Un groupe de substances est particulièrement mortel pour les abeilles, bourdons et autres insectes pollinisateurs : les néonicotinoïdes. En 2008, l’ensemencement de graines traitées aux néonicotinoïdes avait conduit à la disparition massive d’abeilles dans la vallée du Rhin.

Face à l’effondrement des colonies d’abeilles en Europe, l’UE a décidé en décembre 2013 la suspension pour une période de deux ans des trois néonicotinoïdes clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame ainsi qu’à une forte restriction du Fipronil. Décision contre laquelle les groupes chimiques Bayer, BASF et Syngenta ont déposé plusieurs plaintes auprès de la cour européenne.

Un autre tribunal, la cour d’appel de Californie, vient d’offrir une grande victoire juridique aux défenseurs des abeilles en interdisant le Sulfoxaflor, le nouvel insecticide neurotoxique du groupe Dow Chemicals. Le juge a estimé que l’Agence américaine de protection de l’environnement n’aurait pas du autoriser la mise sur le marché du Sulfoxaflor en l’absence de tests exhaustifs sur sa dangerosité pour les abeilles.

 Le sulfoxaflor : un nouveau pesticide toxique pour les abeilles autorisé en Europe – Photo : S. Caza / pollinis.org

L’Autorité européenne de sécurité des aliments a aussi souligné le manque de données concernant l'impact du Sulfoxaflor sur les abeilles. Pourtant, la Commission européenne a autorisé son utilisation en juillet 2015.

Merci de signer et de partager notre pétition pour l’interdiction définitive en Europe des néonicotinoïdes et de tous les autres produits neurotoxiques comme le Fipronil et le Sulfoxaflor.



Cliquez ICI pour signer la pétition


Pour plus d'informations :

En français 
• Journal officiel de l’Union européenne Suspension de l’usage de la clothianidine, du thiaméthoxame et de l’imidaclopride
• Journal officiel de l’Union européenne Restriction de l’usage du Fipronil 
• Journal officiel de l’Union européenne Approbation de la substance active Sulfoxaflor 
• Article d’Euractiv Un cordon sanitaire anti-FN se forme au Parlement européen 
• Article du Monde Les experts européens aggravent le cas des pesticides tueurs d’abeilles
Autres langues 
• Article de Reuters U.S. court finds EPA was wrong to approve Dow pesticide harmful to bees 
• Avis d’évaluation de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) Conclusion on the peer review of the pesticide risk assessment of the active substance sulfoxaflor 
• Fiche du Département de l'Agriculture du Minnesota Sulfoxaflor - Toxicology and Exposure - Environmental Fate 
• Article de la revue scientifique Nature Neonicotinoid pesticide exposure impairs crop pollination services provided by bumblebees 
• Publication du Motley Fool People Really Hate Monsanto, Its Latest Move Shows It Couldn't Care Less 
• Article du Zeit Das tödliche Geheimnis der rosa Wolken



Sauvons la Forêt 25/11/2015
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MessageSujet: Lette de la pétition #stop_aux_pesticides pour que vivent les #abeilles   Mar 5 Jan - 18:16

Madame, Monsieur,

Nous vous demandons d’agir à l’interdiction définitive de l’utilisation de tous les pesticides neurotoxiques, néonicotinoïdes et Fipronil en tête, dans l’agriculture.

Les évaluations de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ainsi que des études scientifiques indépendantes démontrent la dangerosité de ces insecticides pour les abeilles et font un lien entre ceux-ci et l’effondrement des colonies d’abeilles à travers le monde.

Le Sulfoxaflor, nouveau venu du groupe Dow Chemicals parmi ces pesticides neurotoxiques, a été autorisé par la Commission européenne en juillet 2015.

La Cour d’appel de Californie a décidé l’arrêt de l’utilisation du Sulfoxaflor en septembre 2015 suite à des plaintes déposées par des défenseurs des abeilles et de l’environnement. Le tribunal a motivé sa décision par la « dangerosité pour les abeilles » et par le manque de « preuves substantielles » fournies par le fabricant.

Nous vous demandons en conséquence d’agir sans plus attendre pour faire interdire le Sulfoxaflor.

Plus généralement, nous estimons l’utilisation de pesticides neurotoxiques, tueurs d’innombrables insectes (appelés) nuisibles mais aussi utiles comme les abeilles et les bourdons, absolument inadmissible d’un point de vue écologique, éthique et légal.

Nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, à l'assurance de notre considération et de notre vigilance citoyenne.



Cliquez ICI pour signer la pétition



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