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 Parlementaires, MEDEF, Institutions et gaz de schiste

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MessageSujet: Parlementaires, MEDEF, Institutions et gaz de schiste   Jeu 31 Jan - 19:42

PARIS - Des parlementaires ont rouvert jeudi le dossier explosif du gaz de schiste en donnant le coup d'envoi à un rapport qui vise à évaluer les techniques d'extraction alternatives à la très controversée fracturation hydraulique, bannie depuis 2011 en France.

L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), qui regroupe des élus des deux chambres (Assemblée nationale et Sénat) et de tous bords, a approuvé à l'unanimité une étude de faisabilité rédigée par le député Christian Bataille (PS) et le sénateur Jean-Claude Lenoir (UMP), donnant ainsi le feu vert au lancement d'un tel rapport, qui devrait être publié cet automne.

Cette étude préalable, que l'AFP s'est procurée, souligne que la fracturation hydraulique, technique d'extraction du gaz de schiste interdite en France depuis juillet 2011, est une technique ancienne qui évolue aujourd'hui rapidement sous l'effet de considérations environnementales de plus en plus partagées.

En outre, une alternative, [b]la fracturation au propane, est déjà opérationnelle et mériterait un plus ample examen, tandis que d'autres technologies sont envisagées en recherche et susceptibles d'aboutir à des applications d'ici une dizaine d'années, souligne encore ce pré-rapport.[/b]

Nous voulons voir si nous pouvons utiliser des ressources de gaz ou de pétrole de schiste en France, si elles existent, mais pour cela il faut que la recherche se poursuive et que nous ayons des techniques qui permettent de fouiller le sous-sol de façon acceptable, a expliqué à l'AFP Jean-Claude Lenoir.

Cette technologie, très controversée en raison des risques qu'elle fait peser sur l'environnement, et notamment sur les nappes phréatiques, a été interdite en 2011 sous l'ancienne majorité de droite. Le gouvernement Ayrault a réaffirmé cette interdiction, mais le président François Hollande a indiqué fin 2012 qu'il prendrait ses responsabilités si des techniques respectueuses de l'environnement émergeaient.

Des auditions auront lieu dans les mois prochains, suivis de déplacements à l'étranger. Un rapport d'étape sera remis au printemps, avant le rapport final attendu à l'automne. Nous sommes ouverts à entendre toutes les personnes qui le souhaitent notamment des opérateurs, des ONG, des gens qui sont contre, a assuré à l'AFP le sénateur UMP.

Aussitôt, les opposants au gaz de schiste ont dénoncé cette initiative, qu'ils jugent en totale contradiction avec la transition énergétique prôné par le gouvernement, et qui consiste à rendre la France moins dépendante du nucléaire et des énergies fossiles.

Ils ont reçu le soutien de la ministre de l'Ecologie Delphine Batho, qui lors d'un déplacement à Grenoble a déclaré: l'enjeu de la transition énergétique (...) ce n'est pas d'aller chercher de nouveaux hydrocarbures, et je pense notamment aux gaz de schiste.

Le député écologiste Denis Baupin, membre de l'Opecst mais qui était absent pour le vote, a dénoncé un double mauvais signal, contraire à la lutte contre le réchauffement climatique et qui donne l'impression de contourner les engagements pris et l'opinion publique (majoritairement hostile aux gaz de schiste) sous la pression du seul Medef.

De même, Anne Valette, chargée de campagne Climat pour Greenpeace France, a jugé aberrant de se lancer aujourd'hui dans l'exploitation d'une nouvelle ressource fossile, et ce quelle que soit la technique utiliser, y voyant un bras d'honneur à tous les processus de lutte contre le dérèglement climatique.

Des critiques récusées par M. Lenoir, selon qui, même dans le cadre de la transition énergétique, on peut avancer que le gaz continuera d'être une composante des ressources énergétiques de la France. Et si on en a chez nous, il vaut mieux l'exploiter plutôt que l'acheter à l'étranger, argumente-t-il.


ROMANDIE 31/1/2013


Dernière édition par Admin le Jeu 21 Nov - 22:49, édité 1 fois
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MessageSujet: La fracturation au gaz de propane = émission de gaz à effet de serre   Ven 1 Fév - 4:13

Gaz de schiste: le problème est l'émission de gaz à effet de serre

PARIS - Greenpeace et FNE ont critiqué jeudi le lancement d'une évaluation des alternatives à la fracturation hydraulique pour exploiter les gaz de schiste, mettant en avant l'utilisation d'une nouvelle ressource émettrice de gaz à effet de serre.

Au-delà de la très nocive technique d'extraction existante, le problème central posé par les gaz de schiste est bien l'utilisation d'une nouvelle ressource émettrice de gaz à effet de serre, écrit Greenpeace dans un communiqué.

Quelle que soit la technique utilisée, il est aberrant de se lancer aujourd'hui dans l'exploitation d'une nouvelle ressource fossile (...) la réduction des gaz à effet de serre étant le défi principal que le monde doit relever, écrit l'ONG.

Pour Greenpeace, il faut aller chercher le vrai trésor inexploité de la France qu'est l'efficacité énergétique et donner enfin sa chance aux énergies renouvelables qui font déjà merveille dans d'autres pays.

France Nature Environnement (FNE) affirme, également dans un communiqué, que quelle que soit la technique, il s'agit de rendre poreux un milieu, la roche mère, qui ne l'est pas, ce qui présente des risques avéré de pollution des milieux et des nappes phréatiques et de l'atmosphère. Au-delà du débat sur la technique d'extraction, il s'agit encore d'extraire des énergies fossiles qui contribueraient au réchauffement climatique déjà hors de contrôle, ajoute FNE.

L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), regroupant des élus de tous bords, a donné jeudi le coup d'envoi à un rapport visant à évaluer les alternatives à la fracturation hydraulique. Le rapport est prévu pour cet automne. L'Opecst est chargé d'informer le Parlement des conséquences des choix de caractère scientifique et technologique afin d'éclairer ses décisions.

François Hollande et le gouvernement Ayrault avaient fermé la porte à l'exploitation du gaz de schiste lors de la conférence environnementale en septembre, en réaffirmant l'interdiction de la fracturation hydraulique, seule technologie existante permettant de l'extraire du sous-sol, au nom des risques environnementaux.

On voit aujourd'hui qu'il s'agissait juste de calmer les esprits, estime Greenpeace.

Le président de la République a récemment dit qu'il prendr(ait) ses responsabilités si une nouvelle technique respectueuse de l'environnement apparaissait.




ROMANDIE 31/1/2013
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MessageSujet: Gaz de schiste : du septicisme sur l'objectivité de la mission parlementaire    Ven 1 Fév - 19:04

PARIS - La sénatrice socialiste, Laurence Rossignol, a exprimé vendredi son scepticisme quant à l'objectivité des deux parlementaires chargés d'une étude de faisabilité sur les gaz de schiste, qu'elle a qualifié de Dupont et Dupond du nucléaire.

Ce qui inquiète légitimement c'est l'objectivité des deux parlementaires chargés du rapport par l'Opecst, Jean-Claude Lenoir (UMP) et Christian Bataille (PS), a déclaré à l'AFP la sénatrice de l'Oise.

Ils sont l'un et l'autre connus pour être à la fois liés aux industries énergéticiennes, c'est deux clones, les Dupont et Dupond du nucléaire, aussi fascinés par les technologies que critiques sur le principe de précaution, a-t-elle accusé. Ils sont pour les gaz de schiste, a-t-elle déploré.

Il est dommage que l'Opecst n'ait pas confié cette mission à un binôme plus diversifié parce qu'on aurait besoin d'une parole éclairée qui dise exactement s'il existe ou non des alternatives à la fracturation alors que les informations sont très contradictoires, a encore souligné l'élue picarde.

Elle a enfin critiqué le côté redondant de cette mission rappelant que l'Assemblée nationale a fait la même mission l'année dernière avec Philippe Martin (PS) et François-Michel Gonnot, président de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) et qui n'ont pas abouti aux mêmes conclusions.

L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) a donné son feu vert à une mission destinée à évaluer les techniques d'extraction alternatives à la fracturation hydraulique, interdite, menée par le député Christian Bataille (PS) et le sénateur Jean-Claude Lenoir (UMP).




ROMANDIE 1/2/2013
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MessageSujet: le Medef défend gaz de schiste et nucléaire dans le débat national   Mer 24 Avr - 17:00

PARIS (AFP) - La patronne du Medef Laurence Parisot a mis l'accent mercredi sur l'"énergie peu chère" en France, en appelant notamment à rechercher, et si possible à exploiter, le gaz de schiste dans le sous-sol français et à "préserver les atouts du nucléaire".

L'organisation patronale, qui présentait à la presse ses propositions pour le débat national sur la "transition énergétique" mis en place par le gouvernement, a plaidé la "prudence" pour éviter l'envol de la facture énergétique des entreprises déjà "exsangues et à bout de souffle".

"On me demande souvent: comment réindustrialiser la France? Au-delà du pacte de compétitivité, que je salue, il y a une réponse très simple: explorons et exploitons dans notre pays les gaz de schiste", a déclaré Mme Parisot.

"La réindustrialisation dans ces cas là pourraient intervenir très rapidement", a-t-elle affirmé, dénonçant "un débat interdit" sur le gaz de schiste. "Nous on dit: 'il faut en parler'". "Pour avoir les mêmes chances que les entreprises allemandes, nous devons traiter la question de la dette et du déficit. Pour avoir la même chance que les entreprises américaines, nous devons traiter la question du gaz de schiste", a-t-elle dit.

Autre accent mis par le Medef, "préserver les atouts du nucléaire", par exemple en matière de changement climatique et de prix compétitif de l'électricité.

"Une transition énergétique à l'allemande" avec sortie du nucléaire et investissements très importants dans le solaire et l'éolien, "n'est pas nécessaire à nos yeux et surtout on n'a pas les moyens de se la payer", a estimé Jean-Pierre Clamadieu, président du chimiste Solvay et responsable au Medef, citant les "1.000 milliards d'euros" consacrés par l'Allemagne d'ici 2030.

Mme Parisot a qualifié d'"aberration" la fermeture anticipée de la centrale nucléaire alsacienne de Fessenheim, plaisantant en évoquant "la solidarité Medef-CGT totale" contre l'arrêt prévu par le gouvernement d'ici 2017.

Dans une liste en sept points présentée mercredi, le Medef appelle également à développer l'efficacité énergétique "la plus rentable" et à développer les énergies renouvelables, "à des conditions économiques raisonnables" selon M. Clamadieu.

----->C'est avec de tels raisonnements, notamment celui de la rentabilité maximum, que l'on met en danger la préservation de l'environnement qui, lui, est indispensable à tous les êtres vivants sur terre ! Ce n'est pas la rentabilité immédiate qui doit être étudiée ou envisagée, mais le long terme, le très long terme... pour les générations futures !!! La préservation de la planète pour des conditions de vie acceptables devrait être l'affaire de tous.... La nature et l'environnement sont au service de tous et ne devraient pas être au service de l'argent pour l'enrichissement de quelques-uns... Qu'on se le dise...

Concernant la réindustrialisation, si chère au MEDEF et au patronat : elle passe par quelques sacrifices sur le chiffre d'affaires en réimportant des activités qui ont été délocalisées dans des pays tiers où la main d'oeuvre est moins chère. Je suis, comme beaucoup de français, prête à payer le juste prix lorsque c'est justifié et à qualité égale voire supérieure. Il y a quelques décennies on a voulu faire de la France un pays tourné vers les services, la recherche, le tertiaire... Nous le payons aujourd'hui...


SCIENCES ET AVENIR 24/4/2013
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MessageSujet: Les propositions du rapport parlementaire sur le gaz de schiste   Jeu 6 Juin - 12:11

PARIS - Voici les propositions du rapport d'étape sur le gaz de schiste de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), présenté jeudi.

1 : Faire de la connaissance de notre sous-sol dans tous ses aspects une priorité de la recherche, par la réalisation d'un inventaire de nos ressources, en privilégiant, au moins dans un premier temps, les techniques non invasives.

2 : En cas de résultats initiaux concluants, forer quelques dizaines de puits d'exploration faisant appel si besoin à la fracturation hydraulique, et ce en appliquant toutes les précautions nécessairES.

3 : Poursuivre l'exploration puis engager, dès que possible, l'exploitation du gaz de houille en Lorraine et dans le Nord-Pas-de-Calais, qui ne nécessite pas l'emploi de la fracturation hydraulique.

4 : Mettre en place les volets non appliqués de la loi d'interdiction de la fracturation hydraulique comme l'instauration d'une commission de suivi des techniques d'extraction des hydrocarbures de schiste et d'un rapport annuel du Parlement sur leur évolution.

5 : Etablir un programme d'expérimentation scientifique sous contrôle public sur l'exploitation du gaz et du pétrole de schiste.

6 : Tester dans le cadre de ce programme des techniques améliorées de fracturation.

7 : Inclure la problématique des hydrocarbures non conventionnels dans le débat sur la transition énergétique, sous tous ses aspects.

8 : Financer partiellement la transition énergétique par les éventuelles retombées financières des hydrocarbures non conventionnels.

9 : Réformer le code minier pour faire bénéficier les collectivités locales et les propriétaires d'une part des retombées financière liées à ces hydrocarbures.



----->Il y a péril en la demeure.... Ce que ces gens oublient, c'est que le territoire français comme la plupart des pays européens, est bien plus petit que les Etats-Unis pris pour modèle et le Canada, voire d'autres pays intéressés. L'investissement de base est aussi conséquent, mais pour un rapport moindre et pour une durée très limitée, toujours comparativement aux pays possédant de vastes étendues. Et le gaspillage en terme de volume d'eau ?... Les retombées financières seront moindres comparées aux investissements indispensables. En revanche, l'environnement sera chamboulé que ce soit pour la terre, la flore et la faune et donc les humains !!! Je suis relativement sereine tant que le pouvoir actuel sera au commande, qui a confirmé le maintien de la loi sur l'interdiction de l'exploration du gaz de schiste ayant recours à la fracturation hydraulique. En revanche, je suis inquiète pour la suite...



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MessageSujet: Des parlementaires défendent l'exploitation maîtrisée du gaz de schiste   Jeu 6 Juin - 12:21

PARIS - Des parlementaires ont jeté jeudi un pavé dans la mare sur l'épineux dossier du gaz de schiste, avec un rapport favorable à une exploration et une exploitation maîtrisées de cette ressource énergétique qui divise, perspective pourtant rejetée par le gouvernement.

La fracturation hydraulique reste la technique la plus efficace et la mieux maîtrisée pour extraire les hydrocarbures non conventionnels, et (...) des solutions existent pour le faire avec un impact acceptable sur l'environnement, à condition de respecter quelques règles, écrivent le député PS Christian Bataille et le sénateur UMP Jean-Claude Lenoir, co-rapporteurs de ce texte.

Ils avaient été chargés en début d'année d'étudier les techniques alternatives à la fracturation hydraulique par l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), organisme qui rassemble des élus de tous bords.

Leur rapport d'étape, présenté jeudi, avance que la fracturation hydraulique aurait déjà été utilisée en France à au moins 45 reprises entre les années 1980 et l'interdiction de 2011, sans qu'aucun dommage n'ait été signalé.

Ils estiment également que la France possède toutes les compétences scientifiques, techniques et industrielles, à tous les niveaux de la filière, pour créer une filière de fracturation propre.

Partant de ce diagnostic, les deux élus ont émis des recommandations visant à évaluer les ressources françaises en gaz et en pétrole de schiste, via d'éventuels forages expérimentaux faisant appel à la fracturation hydraulique, ou qui pourraient également servir à tester des techniques alternatives.

Parmi leurs autres pistes, ils proposent d'utiliser les retombées éventuelles de ces hydrocarbures non conventionnels pour financer la transition énergétique prônée par le gouvernement, et d'incitations localement à exploiter ces ressources en partageant ces retombées avec les collectivités et les propriétaires des terrains concernés.

Toutes ces propositions jurent avec la position de la ministre de l'Ecologie Delphine Batho, opposée à toute exploitation de cette forme d'énergie fossile.

Lors d'un débat radio-télévisé mercredi avec la dirigeante patronale Laurence Parisot, qui a dit voir dans le gaz de schiste une possibilité pour relancer l'économie française, Mme Batho avait réaffirmé que son exploitation comme aux Etats-Unis n'est ni possible ni souhaitable en France, et prôné à la place des investissements massifs dans les économies d'énergies et les énergies renouvelables.

Tout en réaffirmant l'interdiction de la fracturation hydraulique, le président de la République François Hollande avait quant à lui dit fin 2012 qu'il prendr(ait) ses responsabilités si une nouvelle technique respectueuse de l'environnement apparaissait, suscitant des inquiétudes chez les écologistes.

Ce rapport parlementaire a déclenché avant même sa publication un tir nourri de critiques d'opposants à l'extraction du gaz de schiste, quelles que que soient les techniques utilisées.

Des collectifs régionaux d'ONG ont dénoncé une approche qui vise à réduire le débat public à la dimension strictement technique des hydrocarbures non conventionnels, alors que leur exploitation accélère dramatiquement le réchauffement climatique.

Il est absolument irresponsable, de la part des décideurs parlementaires de notre pays d'envisager de poursuivre dans la voie de ce qui a déjà démontré ses failles dans les pays qui ont expérimenté la fracturation, a dénoncé quant à elle Elisabelle Bourgue, présidente de l'association No Fracking France, évoquant une situation similaire à celle qui a précédé le scandale de l'amiante.

Combien de contaminations, de pollutions, de malades et de morts devront être recensés pour que les décisions soient prises en faveur de l'intérêt général, de la santé des populations, des animaux et de la préservation de la ressource en eau et de l'environnement, s'est-elle insurgée.



ROMANDIE 6/6/2013
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MessageSujet: Gaz de schiste: Chanteguet (PS) critique vivement un rapport parlementaire   Ven 7 Juin - 22:00

PARIS - Le président de la commission du développement durable de l'Assemblée nationale, Jean-Paul Chanteguet (PS), a vivement critiqué vendredi le rapport de deux parlementaires favorables à une exploitation maîtrisée du gaz de schiste, jugeant qu'il n'apportait aucune élément nouveau et contenait des affirmations profondément contestables.

Les propositions de ce rapport du député PS Christian Bataille et du sénateur UMP Jean-Claude Lenoir, publié jeudi, visent à relancer un débat tranché par le gouvernement et le parlement, alors qu'elles n'apportent aucun élément susceptible de revenir sur les choix opérés, écrit M. Chanteguet dans un communiqué.

Ce dernier conteste en particulier que l'exploration des gaz de schiste puisse être respectueuse de l'environnement, alors que cette technique de production utilise aujourd'hui 750 composés chimiques, dont 29 ont été reconnus cancérigènes et à risque pour la santé humaine.

Selon M. Chanteguet, le rapport, publié par l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), comporte aussi des affirmations profondément contestables concernant les avantages à explorer et exploiter le gaz de schiste sur le plan économique.

Ainsi, estime M. Chanteguet, le chiffre de 100.000 emplois qui seraient créés donne de faux espoirs. L'expérience américaine démontre qu'une fois le puits mis en place, il faut moins d'une personne pour le faire fonctionner. Seule la course éperdue, qui a conduit à creuser 500.000 puits aux Etats-unis en huit ans, a permis de renouveler les emplois. Ce qui n'est pas réalisable en France, étant donné l'occupation de notre espace géographique, poursuit-il.

Enfin, conclut-il, l'empreinte carbone du gaz de schiste est équivalente à celle du charbon. Ainsi, son exploitation aboutirait à retarder le passage à l'énergie du futur, en s'obstinant dans une voie du passé et en exploitant à des coûts toujours croissants pour le climat, l'environnement et la santé, les dernières ressources fossiles disponibles.


ROMANDIE 7/6/2013
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MessageSujet: L'Assemblée va étudier l'impact du gaz de schiste américain   Jeu 18 Juil - 0:08

Paris (AFP) - La Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale va lancer une mission d'information sur l'impact de l'essor du gaz de schiste aux Etats-Unis sur les marchés français et européen du gaz, a annoncé son président socialiste, François Brottes, mercredi.

La mission d'information est baptisée "impact du gaz de schiste sur le marché du gaz et sur l'équilibre de nos marchés européens de production et de distribution d'énergie", a indiqué M. Brottes en marge d'une audition du patron de GDF Suez, Gérard Mestrallet.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]La Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale va lancer une mission d'information sur l'impact de l'essor du gaz de schiste aux Etats-Unis sur les marchés français et européen du gaz, a annoncé son président socialiste, François Brottes, mercredi. (c) Afp

"Cela aura vocation à s'intéresser à la fois au stockage, au marché spot (à court terme, ndlr), aux contrats à long terme, etc.", a-t-il ajouté.

M. Brottes a appelé à ne pas faire de "raccourcis" à la suite de la récente polémique lancée après des propos de M. Montebourg sur l'idée d'une compagnie publique pour exploiter les gaz de schiste en France dans le cas où une technologie non polluante était mise au point. Ces propos, dont le sens réel a été exagéré par les médias selon M. Brottes, avaient été tenus devant cette même commission mardi.

"Il ne s’agit en aucun cas de remettre une pièce ou de rouvrir le débat sur les gaz de schiste en France", a ensuite expliqué le député socialiste de l'Isère dans un communiqué au sujet de la nouvelle mission parlementaire.

"Mais, au même titre que la catastrophe de Fukushima a impacté la filière nucléaire ou que certains conflits armés ont une influence directe sur l’économie du pétrole, l’avènement d’une exploitation massive des gaz de schiste en Amérique du nord est un élément de contexte dont il faut mesurer les conséquences", a-t-il ajouté.

"Avec cette mission d’information, il s’agira pour la commission d’établir un diagnostic sur l’impact que cette exploitation récente des gaz de schiste américains a très concrètement aujourd’hui sur la filière gaz en France, sur ses conditions d’exploitation mais aussi sur les autres sources d’énergies en France et en Europe", a-t-il précisé.


SCIENCES ET AVENIR 17/7/2013
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MessageSujet: La France doit rouvrir la porte au gaz de schiste, estiment deux parlementaires   Mer 25 Sep - 16:12

VARSOVIE - La France doit rouvrir la porte aux hydrocarbures de schiste, ont estimé mercredi à Varsovie deux parlementaires français à l'issue d'un voyage d'étude en Pologne, pays le plus avancé en Europe en matière d'exploration du gaz de schiste.

En juillet 2011, le Parlement français a voté une loi interdisant la fracturation hydraulique, seule technique éprouvée pour l'exploitation d'hydrocarbures de schiste mais décriée pour ses risques environnementaux.

La décision du Parlement a été prise sans réflexion. Nous espérons bien remettre en question cette loi pour que la France soit en capacité d'exploiter ses ressources si elle en a, a estimé Christian Bataille, député socialiste, devant quelques journalistes.

La position de la France n'est pas tenable. Il n'est pas possible d'être seuls dans le monde avec la Bulgarie à fermer la porte à toute forme d'exploitation du gaz de schiste, a renchéri Jean Lenoir, sénateur UMP (opposition).

Au cours de ce voyage de trois jours en Pologne, les deux élus ont rencontré des chercheurs, des géologues, des industriels, des opérateurs et des responsables politiques, dans le cadre d'une étude qu'ils réalisent pour l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPESCST). M. Lenoir a évoqué la possibilité de réutiliser le CO2 pour exploiter ces hydrocarbures non conventionnels à la place de l'eau.

Il a également insisté sur la nécessité d'un contrat social avec les populations concernées par ces exploitations et d'une clarification du cadre réglementaire des entreprises pour qu'elles aient un comportement respectueux de ces populations.

Avant la décision du Parlement, 45 puits ont déjà été forés en France par fracturation hydraulique produisant du pétrole, a-t-il indiqué.

En Pologne, la société Lane Energy, contrôlée par le géant américain Conoco Philips, a commencé l'extraction du gaz de schiste près de Lebork (nord), un des 48 forages effectués jusqu'ici par une quinzaine de groupes gaziers bénéficiant de licences de prospection et d'exploitation. Selon l'Institut national de géologie, les gisements de gaz de schiste de ce pays se situeraient entre 800 et 2.000 milliards de m3.

En France, le Conseil constitutionnel, saisi par la compagnie américaine Shuepach, doit se prononcer le 11 octobre sur la légalité de l'interdiction de la fracturation hydraulique, a rappelé de son côté Christian Bataille. Il peut annuler la loi. Si c'est le cas, il sera très difficile au gouvernement de réinterdire l'exploitation du gaz de schiste, a-t-il ajouté.

ROMANDIE 25/9/2013
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MessageSujet: Canada: le Sénat français en mission sur les gaz de schiste   Lun 7 Oct - 23:31

MONTREAL - Des sénateurs français ont récemment rencontré au Canada des représentants du groupe pétrolier Vermilion pour s'enquérir des technologies de fracturation hydraulique, a-t-on appris lundi auprès de l'entreprise.

Au moment où des élus demandent que la recherche sur les gaz de schistes reprenne en France, quatre sénateurs (deux UMP, un UDI et un PS) se sont rendus fin septembre au Canada dans le cadre d'une mission de la commission du développement durable.

Au cours de leur séjour, ils ont rencontré des élus québécois, des membres d'associations de lutte contre les gaz de schistes, mais aussi des représentants de l'industrie pétrolière, a indiqué leur entourage à l'AFP. Leur rapport est attendu dans les prochains mois.

Seul groupe pétrolier à produire du pétrole non-conventionnel de schistes dans l'Hexagone (1 baril par jour en Seine et Marne), Vermilion avait été approché par le Sénat pour rencontrer cette délégation, a dit à l'AFP son porte-parole, Jean-Pascal Simard.

Spécifiquement, ils voulaient discuter d'énergie non-conventionnelle, de fracturation hydraulique et de forages horizontaux, a expliqué M. Simard. Leur souhait était de comprendre un peu plus ce qui se passe au Canada avec ces énergies non conventionnelles, quelles sont les règles et aussi les règlements mis en place, a-t-il ajouté.

Présent en France depuis 16 ans, Vermilion y produit quotidiennement 11.600 barils de pétrole et de gaz. Entre 2002 et 2010, la société canadienne établie à Calgary a procédé à 17 fracturations hydrauliques (technique controversée consistant à injecter sous haute pression de l'eau et des produits chimiques pour libérer les hydrocarbures emprisonnées dans la roche-mère).

En juillet 2011, le Parlement français a adopté une loi interdisant la fracturation hydraulique, seule technique éprouvée pour l'exploitation d'hydrocarbures de schiste mais décriée pour ses risques environnementaux.

De gauche comme de droite, plusieurs élus se sont déclarés ces derniers mois en faveur d'un assouplissement de la législation afin de permettre d'évaluer le potentiel du sous-sol français.

Le gouvernement socialiste de Jean-Marc Ayrault et le président François Hollande ont toutefois maintes fois assuré que ce débat était clos.

romandie 7/10/2013
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MessageSujet: Gaz de schiste: le Parlement européen favorable à un meilleur encadrement   Mer 9 Oct - 17:08

STRASBOURG - Les activités d'exploration et d'extraction d'hydrocarbures non-conventionnels par fracturation hydraulique doivent obligatoirement faire l'objet d'une étude d'impact environnemental, a décidé mercredi le Parlement européen.

Les eurodéputés étaient appelés à se prononcer sur la révision d'une loi européenne vieille de 20 ans concernant l'évalutaion des incidences environnementales de certains projets publics et privés.

Ce texte concerne des projets très divers, allant de la construction de ponts, de ports et d'autoroutes, en passant par les décharges de déchets, jusqu'aux élevages intensifs de poulets ou de porcs.

Concernant le gaz de schiste, les parlementaires ont affirmé qu'une étude d'impact sera obligatoire en cas de fracturation. La fracturation hydraulique suscite des inquiétudes, a reconnu l'eurodéputé italien Andrea Zanoni, qui sera chargé de négocier avec les représentants des 28 Etats-membres la révision de la directive européenne.

Malgré la pression des lobbies des industries pétrolières et gazières et de quelques Etats-membres, l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste seront soumises à l'obligation de l'étude d'impact, s'est félicitée l'élue verte française Sandrine Bélier. C'est une vraie avancée qui vient confirmer que cette technologie risquée doit être interdite, a-t-elle ajouté.

Pour une fois, l'intérêt général a gagné, s'est réjouie de son côté l'eurodéputé libérale française Corinne Lepage.

Le groupe PPE (centre-droit) a au contraire dénoncé une pression supplémentaire sur les entreprises en ces temps économiquement difficiles. On ne peut pas ajouter un fardeau supplémentaire pour les entreprises qui sont les plus gros fournisseurs d'emplois dans l'UE, a insisté l'élue conservatrice espagnole Cristina Gutiérrez-Cortines. C'est irresponsable, a-t-elle estimé.

La législation actuellement en vigueur couvre les projets liés au gaz naturel à partir d'un débit journalier estimé à 500.000 m3 par jour. Or, les rendements des forages de gaz de schiste étant souvent inférieurs et étant réalisés par fracturation de la roche, ces exploitations ne sont pas systématiquement soumises à une évaluation des incidences environnementales.

Si le texte approuvé par le Parlement européen est retenu par les Etats-membres, l'évaluation sera obligatoire, quelle que soit la quantité extraite d'hydrocarbures non conventionnels (gaz et pétrole de schiste, gaz de houille, etc...), qu'il s'agisse de projets d'exploration ou d'extraction, pour la phase où la technique de fracturation hydraulique est mise en oeuvre.

Les parlementaires européens se sont également prononcés en faveur de mesures pour empêcher les conflits d'intérêt entre les maîtres d'ouvrage et les personnes menant les études et pour que le public soit informé et consulté sur le déroulement des projets.


ROMANDIE 9/10/2013
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MessageSujet: La Boîte à idées de l'UMP pour la reprise de l'exploration du gaz de schiste   Ven 11 Oct - 0:09

PARIS - La Boîte à idées (BAI), club de réflexion de l'UMP, a publié jeudi un rapport préconisant la reprise de l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste, alors que le Conseil constitutionnel, saisi par une société texane, rendra vendredi sa décision à ce sujet.

Dans son rapport, la BAI demande l'abrogation de la loi du 13 juillet 2011 sur laquelle doivent se prononcer les Sages, et la reprise de l'exploration. Votée pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, cette loi a été reprise à son compte par la gauche à son retour au pouvoir. Le 14 juillet dernier, le président François Hollande avait averti que tant qu'il serait président, il n'y aurait pas d'exploration de gaz de schiste.

Compte-tenu des progrès techniques réalisés et du recul dont on dispose aujourd'hui sur la fracturation hydraulique, la prudence qui était légitime en 2011 ne l'est plus, estime la BAI.

Elle souligne que la France doit en savoir davantage sur son potentiel en la matière (localisation, ampleur des réserves...). Mais pour savoir il faut forer!.

Autre argument: les avantages qui pourraient naître d'une exploitation (création d'emplois, nouvelle filière industrielle notamment) sont tels qu'on ne peut pas les écarter d'un revers de la main.

La BAI formule plusieurs recommandations: reprise de l'exploration sous l'égide d'un organisme public, réforme du code minier, développement de la recherche sur les techniques d'extraction alternatives notamment.

Le club de réflexion affirme toutefois que le gaz de schiste ne produira pas de choc de compétitivité par la baisse massive du prix de l'énergie comme aux Etats-Unis. Pour de multiples raisons, nos coûts de production seront nettement plus élevés qu'outre Atlantique, de sorte que le prix du gaz de schiste français devrait être proche des cours actuels.

Le gaz de schiste est un atout pour la France qui doit être exploité, pas la solution à tous nos problèmes, souligne-t-il.

La BAI se définit comme un groupe de réflexion et d'action rassemblant la jeune garde de l'UMP. Son comité politique est constitué d'une vingtaine de personnalités du parti (Alain Juppé, Bruno Le Maire, Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse, Eric Woerth notamment).

Le Conseil constitutionnel, saisi par une compagnie texane, va se prononcer vendredi sur la légalité de l'interdiction de la fracturation hydraulique.


ROMANDIE 10/10/2013
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MessageSujet: Gaz de schiste: les pétroliers réclament la commission sur l'expérimentation, jamais créée   Sam 12 Oct - 0:22

PARIS - Le secteur pétrolier français a réclamé vendredi la création d'une commission chargée d'étudier la possibilité d'une expérimentation sur le gaz de schiste, prévue par la loi mais jamais mise en place, suite au maintien de l'interdiction de la fracturation hydraulique par le Conseil constitutionnel.

Nous prenons acte de cette décision mais à partir du moment où la loi est validée, elle doit s'appliquer non seulement dans l'interdiction de la fracturation, mais elle devrait s'appliquer également avec la création d'une commission chargée de définir les conditions d'une expérimentation sous contrôle des pouvoirs publics, a déclaré à l'AFP Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip).

La loi est validée, appliquons la loi, toute la loi, y compris cette commission, a-t-il ajouté.

Une commission chargée d'évaluer les risques environnementaux liés aux techniques de fracturation hydraulique ou aux techniques alternatives et les conditions d'éventuelles expérimentations qui pourraient être réalisées pour extraire du gaz de schiste avait été prévue par la loi de juillet 2011 et a été officiellement instaurée par un décret en mars 2012. Elle est censée se réunir au moins deux fois par an. Mais le gouvernement a refusé jusqu'ici de nommer les 12 des 22 membres qu'il est censé désigner, empêchant ainsi sa mise en place effective.

De son côté, le GEP AFTP, groupement des entreprises et professionnels de la filière des hydrocarbures, a déploré dans un communiqué la décision du Conseil et plaidé également pour l'expérimentation, afin de pouvoir évaluer les risques et définir les conditions dans lesquelles ces réserves potentielles pourraient être explorées voire exploitées dans le respect de l'environnement.

ROMANDIE 11/10/2013
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MessageSujet: Re: Parlementaires, MEDEF, Institutions et gaz de schiste   Dim 13 Oct - 22:15

PARIS - L'ancienne présidente d'Areva, Anne Lauvergeon, a prôné la recherche et l'expérimentation en matière de gaz de schiste, estimant que l'avis du [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] n'entravait rien, dimanche sur Europe 1.

Interrogée sur la validation vendredi par le Conseil constitutionnel de l'interdiction de la fracturation hydraulique qui prévaut depuis 2011, Mme Lauvergeon a dit ne pas comprendre ce débat. Il faudrait d'abord regarder si ces gaz de schiste existent ou pas, commencer par faire un inventaire... avant de se battre sur comment on va l'exploiter, a-t-elle déclaré.

Ca me paraît assez rationnel. Ensuite, si la fracturation hydraulique pose un certain nombre de problèmes comme on l'a vu aux Etats-Unis (...), je crois qu'il faut qu'on laisse la possibilité à l'expérimentation avec d'autres méthodes, a-t-elle estimé. Surtout si nous avons effectivement des gaz conventionnels sous nos pieds de l'équivalent du Qatar.

Pourquoi, parce qu'on a parlé de fracture hydraulique, on dit +il n'y a plus rien à faire, on ne cherche pas+ ?, a-t-elle interrogé.

Empêcher les chercheurs de travailler sur des sujets, je crois que c'est un crime contre l'esprit, a estimé Mme Lauvergeon, qui a remis vendredi un rapport au président François Hollande sur sept secteurs d'innovations technologiques et industrielles pour la France à l'horizon 2030.

Selon elle, il faudrait qu'on équilibre par un principe d'innovation le principe de précaution ancré dans la Constitution. Sinon, l'application du principe de précaution, c'est on s'assied sur un trottoir et on attend la fin, a-t-elle estimé.

On a des gens formidables en France sur ces sujets (...) Moi j'ai compris que la loi n'empêchait absolument pas de chercher d'autres méthodes. Le Conseil constitutionnel a validé la loi, donc aujourd'hui on peut chercher d'autres méthodes, a-t-elle poursuivi.

Elle a par ailleurs plaidé pour une politique énergétique qui ne soit pas hésitante, parce qu'une politique énergétique ça demande du temps.

Construisez un barrage c'est pour 100 ans, construisez une centrale nucléaire c'est pour 60 ans, une éolienne c'est pour 25 ans... on ne peut pas changer d'avis tout le temps, a dit Mme Lauvergeon.

Evoquant l'exemple de la Grande-Bretagne, elle a prôné la création en France d'une fabrique de consensus, un lieu où il y ait des parlementaires de gauche, de droite, des entreprises, des partenaires sociaux... pour créer des consensus de long terme.

romandie 13/10/2013
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MessageSujet: Gaz de schiste: l'Académie des Sciences propose une autorité indépendante   Jeu 21 Nov - 22:52

PARIS - L'Académie des Sciences propose dans un avis publié jeudi la création d'une autorité scientifique indépendante pour encadrer la recherche sur l'exploration et l'éventuelle exploitation des gaz de schiste.

Dans le contexte actuel de transition énergétique, la question des gaz de schiste mérite d'être examinée, souligne l'Académie des Sciences, qui recommande le lancement d'un effort de recherche soutenu dans le domaine.

Elle suggère la mise en place d'une autorité scientifique, indépendante et pluridisciplinaire de suivi des actions engagées pour l'évaluation des ressources et des méthodes d'exploitation. L'Académie recommande également de procéder à des tests en vraie grandeur dans des conditions respectant la décision en vigueur, c'est-à-dire sans fracturation hydraulique, dans des zones déjà fracturées de vieux bassins charbonniers.

L'exploitation des gaz de schiste ne saurait être engagée sans que soient étudiés soigneusement les risques potentiels pour l'environnement, souligne cependant l'Académie.

Elle considère en particulier que la gestion de l'eau constitue un aspect majeur de l'exploitation. La gestion de l'eau doit prendre en compte la disponibilité des ressources, le recyclage des eaux et la prévention des contaminations par les eaux de forage, souligne-t-elle.

En ce qui concerne la consommation d'eau, l'Académie relève qu'elle doit être mise en perspective avec celle engendrée par d'autres activités. A titre d'exemple, les 15.000 m3 d'eau nécessaires à la réalisation d'un puits par fracturation hydraulique correspondent à 2 mois de consommation d'un golf haut de gamme de 18 trous en France, indique-t-elle.

L'Académie estime par ailleurs que la question de l'étanchéité à long terme des forages d'exploitation mérite un examen attentif et l'élaboration d'une réglementation adaptée.

Le Comité de prospective en énergie de l'Académie des sciences, qui a préparé l'avis adopté par l'Académie, estime que l'étape d'exploration si elle est menée selon des règles précises et contrôlées, n'a pas d'impact environnemental significatif. Il considère néanmoins que rien ne saurait être entrepris sans de nombreuses vérifications et expérimentations préalables encadrées par une réglementation rigoureuse, afin de maîtriser les risques potentiels pour l'environnement et pour la santé.

Il importe aussi de communiquer clairement et honnêtement sur les inconvénients et les avantages potentiels et de mettre en place un dialogue avec toutes les parties prenantes, relève-t-il.

Le Conseil constitutionnel a validé le 11 octobre une loi de 2011 interdisant en France la fracturation hydraulique, technique utilisée pour exploiter les gaz et pétrole de schiste, adressant une fin de non-recevoir aux industriels.

romandie 21/11/2013
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MessageSujet: Gaz de schiste: un rapport parlementaire plaide pour une exploration expérimentale   Mer 27 Nov - 19:02

Paris (AFP) - Des parlementaires ont rouvert mercredi le dossier polémique du gaz de schiste, avec un rapport favorable à une exploration expérimentale de cette ressource énergétique au moyen de la fracturation hydraulique "améliorée" ou de méthodes alternatives à cette technique interdite en France.

"Nous constatons que le dossier du gaz de schiste a été diabolisé en France", a regretté le sénateur UMP de l'Orne Jean-Claude Lenoir, qui a dirigé le rapport avec le député socialiste du Nord Christian Bataille.


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Des parlementaires ont rouvert mercredi le dossier polémique du gaz de schiste, avec un rapport favorable à une exploration expérimentale de cette ressource énergétique au moyen de la fracturation hydraulique "améliorée" ou de méthodes alternatives à cette technique interdite en France. (c) Afp


"Nous ne disons pas qu'il faut consommer plus d'hydrocarbures. Nous disons qu'il faut consommer moins d'hydrocarbures progressivement, mais que les hydrocarbures que nous consommons doivent en priorité venir de notre sous- sol si ces ressources sont avérées", a-t-il ajouté.

Pour évaluer les ressources françaises en gaz et en pétrole de schiste, les deux co-rapporteurs du texte plaident pour "quelques dizaines de forages expérimentaux" en France afin de tester "la fracturation hydraulique améliorée ou des techniques alternatives".

Les deux parlementaires avaient été chargés en début d'année d'étudier les "techniques alternatives" à la fracturation hydraulique par l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), organisme qui rassemble des élus de tous bords.

La fracturation hydraulique, très controversée en raison des risques qu'elle fait peser sur l'environnement, a été interdite par une loi de juillet 2011, validée en octobre dernier par le Conseil constitutionnel.

Mais depuis l'adoption de cette loi, les recherches sur cette technologie et d'autres techniques ont évolué "très rapidement", a constaté M. Lenoir. "La fracturation hydraulique est aujourd'hui la méthode la plus employée, mais ce n'est pas la seule technique disponible et on peut envisager d'autres techniques", comme la fracturation au propane, déjà opérationnelle. "Malheureusement, la recherche se développe partout sauf en France", a-t-il ajouté.

Les auteurs du rapport ont fait remarquer que la loi de juillet 2011 prévoyait également des expérimentations scientifiques, et ont réclamé qu'elle soit "pleinement" appliquée.

"S'opposer à la recherche, c'est de l'obscurantisme", s'est insurgé Christian Bataille.


Sciences et avenir 27/11/2013
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MessageSujet: Feu vert européen à l'exploitation du gaz de schiste   Jeu 23 Jan - 0:30

BRUXELLES — La Commission européenne a adopté mercredi une recommandation qui laisse la voie libre à l'exploitation du gaz de schiste en Europe à condition de respecter des «principes communs» minimaux, notamment sanitaires et environnementaux.

«Le gaz de schiste suscite des espoirs dans certaines régions d'Europe, mais également des inquiétudes. La Commission répond aux demandes d' action en formulant des principes minimaux que les Etats membres sont invités à suivre afin de tenir compte des aspects environnementaux et sanitaires et de donner aux exploitants et aux investisseurs la prévisibilité nécessaire», a expliqué le commissaire chargé de l'Environnement, Janez Potocnik.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Au grand dam des organisations de défense de l'environnement et de fortes oppositions de citoyens (photo en France), la Commission européenne a refusé d'imposer des normes juridiques contraignantes concernant l'exploration et l'exploitation de gaz de schiste. Image: ARCHIVES/AFP

Au grand dam des organisations de défense de l'environnement et à l'encontre du souhait du Parlement européen, la Commission européenne a refusé d'imposer des normes juridiques contraignantes concernant l'exploration et l'exploitation de cette source d'énergie. Les recommandations de Bruxelles sont «totalement insuffisantes pour protéger les populations et l'environnement des risques posés par l'extraction de ces hydrocarbures», a estimé l'ONG Les amis de la Terre. Elle a dénoncé dans un communiqué «le manque absolu de courage de l'Union européenne qui, face aux pressions des lobbies, a renoncé à prendre des mesures concrètes dans ce domaine».


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] 
euronews (en français) 2/11/2012

«Un site ne pourra être sélectionné que si l'évaluation des risques démontre que la fracturation hydraulique à haut débit n'entraîne la libération directe d'aucun polluant dans les nappes phréatiques», recommande notamment la Commission.Les Etats devront également s'assurer que les installations pour exploiter le gaz de schiste soient «construites de manière à éviter des fuites à la surface et des déversements dans le sol, l'eau ou l'air». Les évaluations d'impact sur l'environnement devront être menées avec «le maximum de transparence», insiste le texte de la Commission. Les autorités nationales devront ainsi informer le public des produits chimiques utilisés durant la fracturation hydraulique.


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] 
EU Environment 21/1/2014

Les Etats membres de l'Union sont simplement invités à appliquer les principes formulés dans un délai de six mois et, à compter de décembre 2014, à informer chaque année la Commission des mesures qu'ils auront mises en place. 

Le développement du gaz de schiste dans l'UE est controversé : Certains pays (Royaume-Uni, Danemark, Pologne, Roumanie) développent des projets d'exploration, mais la France et la Bulgarie ont interdit l'exploitation. L'Allemagne a banni la fracturation hydraulique dans les zones riches en eau de son territoire.




Le Matin 22/1/2014
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MessageSujet: Gaz de schiste: Montebourg espère convaincre Hollande sur la recherche   Sam 25 Jan - 2:07

PARIS - Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, est sorti jeudi de six mois de silence sur le gaz de schiste, en affirmant vouloir convaincre François Hollande d'avancer sur la recherche de techniques propres à son exploitation écologique.

J'espère convaincre le président de la République d'avancer sur la question de la recherche, a-t-il déclaré, interrogé sur Europe1. Arnaud Montebourg n'avait plus abordé publiquement la question hypersensible du gaz de schiste depuis la polémique qu'il avait suscité en juillet en plaidant pour une exploitation écologique.

M. Montebourg a reconnu jeudi soir l'existence d'un problème environnemental dans l'exploitation du gaz de schiste avec la technique actuelle de la fracturation hydraulique, notamment aux Etats-Unis où les dégâts sont très importants.

Pour faire face à ces difficultés, il faut travailler à trouver des techniques parfaitement propres pour avoir une exploitation écologique, c'est-à-dire compatibles avec nos standards élevés d'environnement, a-t-il ajouté, tout en précisant qu'il ne fallait pas de pollution ni en sous-sol, ni en surface. Je pense que l'on peut convaincre sur cette base-là, a-t-il déclaré, convaincu de pouvoir convaincre également les écologistes, alliés du gouvernement.

On peut avoir des désaccords dans une coalition majoritaire avec nos amis les Verts, mais je n'admets pas que l'on soit victime d'une forme de terrorisme intellectuel, a-t-il assuré, en allusion aux nombreuses critiques qu'il avait essuyées après ses commentaires de l'été. Je pense qu'on devrait réfléchir ensemble d'une manière raisonnable avec tous ceux qui veulent que notre pays sorte de l'ornière dans laquelle il se trouve, a-t-il affirmé.

Lors d'une audition devant une commission de l'Assemblée nationale, le ministre avait affiché début juillet la conviction qu'on arriverait avec la technologie dans très peu de temps au gaz de schiste écologique, où il n'y a pas de pollution.

Ces déclarations lui avaient valu un recadrage du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Quelques jours plus tard, M. Hollande a exclu toute exploration du gaz de schiste pendant sa présidence.

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Europe 1  22/1/2014

Romandie 23/1/2014
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MessageSujet: Gaz de schiste: Martin réplique de nouveau à Montebourg   Sam 25 Jan - 2:10

PARIS - Le ministre de l'Ecologie Philippe Martin a critiqué vendredi le nouvel appel de son collègue du Redressement productif Arnaud Montebourg à la recherche de techniques propres pour exploiter le gaz de schiste, précisant qu'il le ferait à chaque fois.

Lors d'un discours à l'occasion d'un petit projet pilote d'autoconsommation d'électricité solaire par un bâtiment, M. Martin a de lui-même répliqué aux propos de M. Montebourg, la veille sur Europe 1 : Je profite de l'occasion pour dire à ceux qui, sempiternellement, reviennent à la charge pour essayer de me convaincre qu'il conviendrait d'extraire encore les hydrocarbures fossiles, enserrés dans de l'argile très dure, avec des moyens impactants pour l'environnement, que non, ça n'est pas la bonne direction, a-t-il déclaré.

La bonne direction, c'est comme l'a dit le président de la République, tenter de réduire de 30% notre consommation d'hydrocarbures à l'horizon de 2030. La course sans fin à l'utilisation d'énergies fossiles non renouvelables ne me paraît pas, n'est pas la bonne solution pour notre pays, a ajouté le ministre.

Confirmant hors tribune à l'AFP que ses déclarations visaient bien son collègue au gouvernement, il a souligné qu'il tenait à rappeler la ligne politique du gouvernement. Chaque fois qu'il (Montebourg, ndlr) le fera, je rappelerai la ligne politique qui est celle du gouvernement, a dit M. Martin.

Je le fais de la manière la plus simple qui soit, c'est à dire en rappelant qu'au-delà des questions d'impacts environnementaux il y a une ligne qui est celle de la réduction de la consommation d'hydrocarbures fossiles et que dès lors il faut être cohérent, ça me semble être une bonne chose, a ajouté le ministre. Il y a une ligne du gouvernement qui est celle que je rappelle et que je rappellerai chaque fois, a-t-il dit.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, est sorti jeudi de six mois de silence sur le gaz de schiste, en affirmant vouloir convaincre François Hollande d'avancer sur la recherche de techniques propres à son exploitation écologique.

Il y a six mois, il s'était attiré les foudres des opposants aux hydrocarbures de schiste en promettant pour bientôt des techniques offrant du gaz de schiste écologique.

Ces déclarations lui avaient valu un recadrage du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Quelques jours plus tard, M. Hollande a exclu toute exploration du gaz de schiste pendant sa présidence.

Romandie 23/1/2014
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MessageSujet: Gaz de schiste: le patron de Total veut convaincre la France avec le Royaume-Uni   Sam 25 Jan - 3:02

PARIS - Le patron de Total, Christophe de Margerie, mise sur la première expérience que le groupe pétrolier français va mener dans le gaz de schiste en Grande-Bretagne pour faire changer d'avis la France opposée à cette source d'énergie.

Je pense qu'en France, on devrait regarder les choses à nouveau (...). Rien n'empêche de les (ndlr: décisions) changer, a déclaré M. de Margerie sur France 24, interrogé en marge du Forum économique mondial de Davos en Suisse.

Peut-être que l'exemple de la Grande-Bretagne, si on arrive à démontrer que l'on peut faire les choses proprement, permettra à la France de prendre une autre décision, a ajouté le PDG du géant français, la première grande compagnie pétrolière à rechercher du gaz de schiste en Grande-Bretagne.

Total a acquis, par sa filiale britannique Total E&P UK, une part de 40% dans deux permis d'exploration et de production de gaz de schiste dans le bassin du Gainsborough Trough, une zone à grand potentiel dans l'est de l'Angleterre, dont les licences couvrent une superficie de 240 km2.

M. de Margerie estime qu'il est aujourd'hui possible d'exploiter le gaz de schiste par fracturation hydraulique de manière responsable et acceptable. A nous de démontrer que les risques ne sont pas aussi graves qu'on le dit pour convaincre les pays sceptiques dont fait partie la France, qui interdit l'exploitation par fracturation hydraulique. On va être surveillé et c'est normal, on va chercher à s'améliorer, a-t-il reconnu.

Les pays d'Europe sont divisés sur l'exploitation du gaz de schiste, qui a suscité un boom énergétique aux Etats-Unis, mais dont les risques pour l'environnement incitent à la prudence sur le Vieux Continent.

Des études géologiques montrent que le Royaume-Uni possède d'importantes réserves de schiste. Mais de nombreux forages sont toutefois nécessaires pour déterminer si ces réserves sont exploitables commercialement.

Total est la deuxième société française à investir dans le gaz de schiste en Grande-Bretagne après GDF Suez, qui a annoncé le 22 octobre une prise de participation minoritaire dans 13 permis d'exploration dans l'ouest de la Grande-Bretagne.


----->La Russie préconise la prudence en raison des dommages irréversibles causés à l'environnement et à l'eau. Aux Etats-Unis, des dommages sérieux et prouvés ont été occasionnés, obligeant les gouvernements à pondre des lois pour minimiser les impacts... Malheureusement pour nombre d'américains, beaucoup de lois profitent au lobbie de l'énergie... Et un propriétaire peut se voir contraint de laisser forer un puits sur sa propriété... voire plusieurs ! Quoi qu'il en soit, c'est tout sauf une énergie propre, grande émettrice de CO2 pour les forages expérimentaux et d'exploitation, gourmande en eau (alors qu'on nous demande de préserver ce précieux liquide en étant économes dans son utilisation) et produits chimiques source de pollution autant des sols que des nappes phréatiques... Par ailleurs, la superficie des sols éventuellement exploitables, notamment en Europe, n'est en aucune mesure comparable à la vaste étendue des pays comme les USA ou le Canada qui n'ont pas la même densité d'occupation que les petits pays !... Et n'oublions pas que les emplois promis le sont sur courte durée... Une fois le puits épuisé (et c'est assez rapide -maximum 7 ans), plus d'emploi ! La recherche qui doit être faite en toute urgence, c'est sur l'énergie propre et renouvelable pas sur l'énergie "fossile" en passe de se tarir !!!

romandie 24/1/2014
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MessageSujet: Gaz de schiste: Montebourg pour une technique expérimentale "propre"   Jeu 30 Jan - 2:09

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, veut publier après les municipales un rapport défendant une nouvelle technique expérimentale "propre" d'exploitation des hydrocarbures de schiste, affirme le Canard enchaîné mercredi.

Cette technique, déjà évoquée dans un rapport parlementaire fin 2013, consisterait à fracturer la roche contenant les hydrocarbures sans avoir recours à la technique utilisant de l'eau et des produits chimiques, interdite en France pour son risque environnemental.

Il s'agirait, selon le Canard Enchaîné, d'utiliser du "fluoropropane" (en réalité, de l'heptafluoropropane également connu sous le sigle de "non flammable propane", NFP, ndlr), une technologie "propre" proposée par la société américaine ECorpStim. Ce liquide non inflammable dérivé du propane est actuellement utilisé comme propulseur dans des inhalateurs pour traiter l'asthme ainsi que dans des extincteurs.

Interrogé par l'AFP, le ministère du Redressement productif n'a pas souhaité faire de commentaires.

Le cousin du NFP, le propane, a déjà servi à mener quelques fracturations hydrauliques qui n'utilisent pas d'eau et peu, voire pas de produits chimiques, en remontant 95% du propane avec le gaz ou le pétrole visé. Inconvénient principal: cette technique nécessite en surface plusieurs centaines de tonnes de propane inflammable, ce qui en France transformerait chaque forage en site Seveso.

Jamais testé en conditions réelles, le NFP présente lui les mêmes avantages que le propane, mais est également non inflammable, ce qui "supprime à 100% les risques industriels", selon le rapport publié en novembre par l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opesct).

Comme le propane, il est toutefois "onéreux", reconnaît l'Office, ce qui pourrait rendre l'exploitation non rentable. Il n'est pas non plus "sans danger pour le climat", puisque le NFP compte déjà pour 0,05% des émissions totales de gaz à effet de serre, selon le rapport. Son pouvoir de réchauffement est en effet sur 100 ans 2.900 fois supérieur à celui du CO2, selon les estimations retenues par les Nations Unies.

Le risque d'"incident" entraînant sa libération dans l'atmosphère, "nécessiterait de prévenir et de contrôler les fuites susceptibles de survenir à tous les stades de la chaîne de production", recommande le travail parlementaire.

Une source industrielle qui connaît bien ce produit a souligné qu'il était "peu disponible et cher à produire en grande quantité", évoquant des prix actuels dépassant les 10 euros le kilo. En outre, l'Union européenne s'est engagée à réduire l'usage de gaz fluorés de 80% d'ici 2030 pour combattre l'effet de serre, a souligné cet industriel.

Selon le Canard enchaîné, Arnaud Montebourg n'a pas encore publié le rapport sur le NFP, auquel ont contribué "géologues, économistes publics et privés" pour éviter de "fâcher les Verts avant les municipales".

Dans un communiqué, le député EELV François-Michel Lambert a demandé jeudi à François Hollande et Jean-Marc Ayrault de "désavouer M. Montebourg qui bafoue délibérément les engagements pris par le Président". Le président avait écarté en juillet toute exploitation durant son quinquennat.

M. Montebourg a dit jeudi dernier qu'il espérait "convaincre" François Hollande "d'avancer sur la recherche" de techniques "propres" pour l'exploitation des gaz et pétrole de schiste, s'attirant les critiques de son collègue de l'Ecologie Philippe Martin.

"En l'état actuel des connaissances et des recherches, il n'est pas question d'exploiter les gaz de schiste", a déclaré mercredi la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem. Nous n'allons évidemment pas empêcher la recherche d'avancer sur ces sujets", a-t-elle toutefois ajouté.


AFP / YAHOO ACTUS 29/1/2014
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MessageSujet: Gaz de schiste : Martin rappelle son opposition et tacle Montebourg   Jeu 30 Jan - 2:23

Le ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Philippe Martin, a, une nouvelle fois, rappelé mercredi 29 janvier son opposition à l'exploitation des hydrocarbures de schiste en France, envoyant au passage une pique à son collègue du Redressement productif Arnaud Montebourg, à la recherche d'une technique "propre" pour extraire ces ressources.

Selon "Le Canard enchaîné"... voir message précédent...

"La question à mes yeux est de savoir si nous pouvons nous permettre d'exploiter de nouvelles énergies fossiles fortement émettrices de CO2 alors que nous nous sommes fixés comme objectif de réduire nos émissions de gaz à effet de serre et de réduire notre consommation d'hydrocarbures de 30% à l'horizon 2030", a déclaré Philippe Martin lors de sa cérémonie de voeux. "Les réponses me semblent être dans les questions."


Le ministre de l'Ecologie a rappelé la position du président de la République, François Hollande, et du gouvernement français contre l'exploitation du gaz de schiste : "Cette position vient de loin", a-t-il souligné. "Alors dans l'opposition, nous avions déposé une proposition de loi en juillet 2011, dont le premier signataire était [le Premier ministre] Jean-Marc Ayrault et quatre ministres actuels figuraient parmi les premiers signataires", dont Arnaud Montebourg.

Les deux ministres n'en sont pas à leurs premières escarmouches. Arnaud Montebourg avait dit jeudi dernier qu'il espérait "convaincre" François Hollande "d'avancer sur la la recherche" de techniques "propres" pour l'exploitation des gaz et pétrole de schiste, s'attirant les critiques de son collègue de l'Ecologie Philippe Martin.


Le Nouvel Obs 29/1/2014
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MessageSujet: Le Foll: développer la méthanisation plutôt que le gaz de schiste   Jeu 30 Jan - 20:34

SAINT-BRIEUC - Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a affirmé jeudi que la méthanisation est en train de décoller, estimant qu'avant d'explorer les gisements de gaz de schiste, il convient d'exploiter le méthane naturellement disponible.

Avant d'aller chercher des gaz de schiste à 1.500 m de profondeur, commençons par valoriser le gaz qui se trouve dans la matière organique dont nous disposons, a affirmé le ministre, lors d'une visite au salon Biogaz, consacré à la méthanisation, à Saint-Brieuc. La méthanisation est en train de décoller, c'est le message que je veux faire passer. Il faut maintenant organiser son développement, a souligné M. Le Foll.

Le ministre a annoncé sa volonté de simplifier les démarches administratives d'autorisation pour l'installation d'unités de méthanisation, à l'instar de la simplification engagée récemment pour les installations classées (ICPE), les porcheries en particulier.

Il faut aller plus vite (...) avec un dossier unique pour une installation et non pas un dossier par administration, a-t-il dit. L'expérimentation de ces procédures d'allègement devra se faire en mars 2014, a-t-il indiqué.

La méthanisation de matières organiques, comme les lisiers ou les déchets agroalimentaire, est présentée comme une source d'énergie renouvelable et comme une possibilité de revenu supplémentaire pour les exploitants agricoles notamment.

Cette ressource locale pourrait également permettre à terme de mieux gérer les pointes de forte consommation d'énergie, par exemple en hiver, a souligné M. Le Foll. On doit s'organiser pour mieux gérer les pointes de consommation, a-t-il dit.

romandie 30/1/2014
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MessageSujet: Maud Fontenoy pour le gaz de schiste propre au nom de l'emploi   Jeu 30 Jan - 23:47

PARIS - La navigatrice Maud Fontenoy a plaidé jeudi dans Le Parisien pour l'exploitation du gaz de schiste en France à partir des techniques de forage alternatives à la fracturation hydraulique, au nom de l'emploi.

Je suis de l'avis d'Arnaud Montebourg, assure Maud Fontenoy, membre du Conseil économique, social et environnemental (Cese) et présidente d'une fondation en faveur de la préservation des océans.

Le ministre du Redressement productif veut, selon le Canard enchaîné, publier un rapport défendant une nouvelle technique expérimentale propre d'exploitation des hydrocarbures de schiste, qui consisterait à utiliser du fluoropropane comme alternative à la fracturation hydraulique, interdite en France.

En exploitant les gaz et pétrole de schiste, nous pourrions créer des centaines de milliers d'emplois, assure la navigatrice. Et la baisse de notre facture de gaz permettrait d'investir dans la recherche sur les énergies renouvelables, qui est essentielle, ajoute-t-elle, précisant en avoir marre des positions sectaristes d'Europe Ecologie-Les Verts sur le sujet.

Selon le baromètre annuel Qualit'EnR-Ifop publié mercredi, moins d'un quart (24%) des Français sont favorables au développement du gaz de schiste comme source d'énergie en France.

Le potentiel en création d'emplois de l'exploitation des hydrocarbures de schiste est disputé. Des études préliminaires évoquent la création de dizaines de milliers d'emplois voire au moins 100.000 emplois en France selon une étude de Sia Conseil. Mais ces projections sont contestées car elles reproduisent les conditions très optimales des Etats-Unis. Une étude, réalisée pour l'International Association of Oil & Gas Producers fin 2013, évoquait elle 400.000 à 800.000 emplois en Europe d'ici 2035.


----->C'est faux, il n'y aura jamais la création de centaines de milliers d'emplois pour la recherche, l'extraction et l'exploitation du gaz de schiste. C'est pure utopie que d'annoncer cela et c'est mentir. D'une part la densité de la population ne permettrait pas son exploitation sans que la population, l'environnement, la faune et la flore n'en patissent, quelle que soit la technique utilisée. La superficie de notre pays n'est pas comparable à celles du Canada, des Etats-Unis, de la Chine, voire de la Russie qui, elle, reste circonspecte pour son exploitation à cause des dommages irréversibles qui seraient causés à l'environnement (dixit Vladimir Poutine !).  


Je suis déçue et en colère qu'une telle personne, si soucieuse de l'avenir des océans, répercute de fausses informations car... le retour d'expérience des Etats-Unis montre que l'emploi créé est de courte durée... voire de très courte durée quand l'exploration ne donne rien ! Ce sont en aucun des emplois pérennes. Si l'océan est l'avenir de l'homme, le gaz de schiste n'est pas l'avenir de l'énergie ! C'est une énergie sale à tous égards !!! C'est une énergie fossile grande émettrice de CO2 : pendant l'exploration, pendant son exploitation et pendant son utilisation... Ce sont uniquement les revenus qui pourraient en être tirés qui démangent les portefeuilles déjà bien garnis... 


Romandie 30/1/2014
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MessageSujet: Gaz de schiste: Duflot s'oppose à son tour à Montebourg   Jeu 30 Jan - 23:58

PARIS - La ministre du Logement Cécile Duflot a rappelé jeudi son opposition à l'exploitation des hydrocarbures de schiste en France, et notamment à la proposition de son collègue du Redressement productif Arnaud Montebourg, qui désire promouvoir une technique propre pour extraire ces ressources.

Selon le Canard enchaîné, Arnaud Montebourg veut publier après les municipales un rapport défendant une nouvelle technique expérimentale propre d'exploitation des hydrocarbures de schiste, qui consisterait à utiliser du fluoropropane comme alternative à la fracturation hydraulique interdite en France.

Il y a une chose importante, c'est la position du gouvernement qui a été réitérée à de nombreuses reprises par le ministre de l'Ecologie, le Premier ministre et même affirmée fortement par le président de la République, a déclaré Cécile Duflot sur France Info.

La veille, le ministre de l'Ecologie et de l'Energie Philippe Martin avait lui aussi répété qu'une exploitation du gaz de schiste était exclue car incompatible avec la réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre et de la consommation d'hydrocarbures à l'horizon 2030.

Ceux qui aujourd'hui expliquent que l'avenir énergétique c'est d'essayer d'aller chercher l'ultime goutte de pétrole en fracturant le sous-sol, en faisant des explosions qui mettent en danger les ressources d'eau, se trompent, a affirmé Mme Duflot.

Il y a des sortes de vagues d'opérations sur le gaz de schiste, exactement comme ce qu'on avait connu sur les OGM, qui ressemblent à de l'intoxication, qui sont nourries par des lobbys, des intérêts économiques, a-t-elle assuré, expliquant toutefois ne pas viser le ministre du Redressement productif, dont on connaît le caractère et le mode d'expression.


----->L'ancienne ministre de l'écologie Delphine Batho s'est faite débarquer du gouvernement pour un désaccord sur la politique budgétaire ... Mr Montebourg a montré à plusieurs reprises des désaccords avec le gouvernement... Et il est toujours à son poste ? Bizarre autant qu'étrange !!!! Il me semble, pourtant, que tout le monde devrait être traité de manière égale...


Romandie 30/1/2014
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